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 You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.

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Banshee
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MessageSujet: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Mer 13 Avr - 6:07

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Il avait conduit tranquillement sur le chemin du retour, comme d'habitude et malgré un certain besoin de rapidité, pour ne surtout pas se faire remarquer. Aller à Londres juste pour quelques heures et revenir avec un bagage officiel franchement original avait de quoi largement éveiller les soupçons, et ce n'était vraiment pas le moment. Pas avec ce qu'il transportait en réalité. Vérifiant une dernière fois qu'il n'avait pas été suivi ou qu'on ne l'observait pas, il gara finalement la voiture dans le garage et le referma rapidement pour sortir la plante en pot du coffre, puis les deux sacs dissimulés dans le faux-sol de ce dernier. Le premier termina dans l'une des planques qu'il avait installé, l'autre l'accompagna avec la plante dans la cuisine où il se servit un whiskey amplement mérité. Prendre l'avion le mettait toujours mal à l'aise, même après autant de temps, et passer les douanes avec ce qu'il transportait n'arrangeait rien. Encore une bonne raison de boire. Le verre à la main, il sortit et rangea rapidement tout ce qui se trouvait dans le sac, cachant certaines choses plus que d'autres, pour finalement le ranger à son tour. Et s'asseoir à la table avec son verre, en tête à tête avec le végétal. Tout était prêt, à une exception: lui. Rien d'étonnant, rien qu'il n'avait prévu, et rien qu'il ne pouvait changer. Dangereux, autant pour lui que pour tout ce qu'il essayait de faire, quelle que soit l'issue, mais il avait éliminé toutes les autres solutions. Restait plus qu'à espérer que ses déductions étaient les bonnes et que ça marcherait cette fois. Et si ça ne marchait pas... Il vida son verre d'un trait et se releva finalement, abandonnant la cuisine pour le jardin, emportant avec lui la plante et une bière.

Ça faisait bien un an qu'il cherchait une solution, sans aucun résultat. Un an, deux, cinq, une éternité, peu importe le temps au final, la frustration était la même. Peut-être pour ça qu'il s'acharnait à grands coups de pelle sur le carré de terre devant lui, à défaut de mieux. Se concentrer sur ses mains et ses gestes plutôt que tout ce qui lui passait par l'esprit, ce qui menaçait d'exploser dans son crâne. Et planter encore et encore la pelle dans le sol juste pour faire bonne mesure, avant de la jeter un peu plus loin avec son tee-shirt. Revenant sur la terrasse, il finit sa bière et essuya rapidement ses mains sur son pantalon avant de s'allumer une clope, les yeux sur la petite parcelle qui lui servait de défouloir. À New York il avait un punching-ball, à Limerick c'était le jardin. Ça avait l'air d'être une avancée vers le calme et la paix intérieure, si on rajoutait en plus par dessus toutes les théories zen, feng-shui et autres philosophies extrême-orientales, et la plupart des gens interrogés approuveraient ce choix. Mais ils n'avaient pas vu son jardin. Pas très grand, mais chaque centimètre carré avait été travaillé et amélioré autant que possible avec un acharnement à la limite de l'obsession, dans un système complexe prenant en compte chaque donnée sur toutes les espèces présentes. Massifs entretenus, parterres à motifs compliqués, buissons taillés à la perfection, et ce n'était pas suffisant, même après un an. Surtout après un an.

Il avait terminé de creuser à genoux, sentant ses mains trembler dans la terre. Juste une question de contrôle, mais pas toujours efficace, et ce qui se préparait lui mettait les nerfs à vif. Fermer les yeux, respirer et se concentrer sur ce qu'il faisait maintenant. Et enfin détendre ses poings serrés. Une dernière expiration et il rouvrit les yeux, un peu plus calme. Bien qu'ayant l'air parfaitement absorbé par sa tâche, ses muscles se tendirent légèrement pour finalement se détendre alors qu'un léger sourire naissait sur ses lèvres. Je t'entends... T'as fermé la porte trop fort. Ça et le traceur sur son téléphone qui l'avertissait dès qu'elle était à moins de cinquante mètres, en plus de le renseigner sur sa position toute la journée. Ou son odeur qu'il aurait reconnue entre mille, même au milieu des fleurs. Il aurait pu en profiter pour glisser qu'il avait senti une perturbation dans la Force, mais ça aurait été chercher les coups pour rien et il préférait les mériter un minimum maintenant. Comme avec ce qu'il allait faire dans environ cinq secondes. Il se redressa et la rejoignit rapidement, posant ses deux mains pleines de terre sur le postérieur de sa compagne pour la soulever et nouer ses jambes autour de ses hanches. Et un baiser alors qu'il se prenait effectivement un coup, une histoire de fringues salies. Passé une bonne journée? La relâchant après un autre baiser, il retourna à sa plantation, ajoutant un peu d'engrais avant de finalement reboucher le trou pendant qu'elle parlait.

Il ne lui avait pas dit qu'il avait prit un jour de congé aujourd'hui, ni ce qu'il comptait faire pendant ce temps libre, mais ce n'était pas le premier truc qu'il lui cachait. Triste mais nécessaire, pour son propre bien même si elle aurait très certainement clamé être capable d'encaisser, pour lui aussi. Ne pas vouloir expliquer à la femme qu'il aimait le monstre qu'il pouvait être, le sang qui avait beaucoup plus couvert ses mains qu'il ne le lui avait avoué, les centaines de petites omissions ou réponses vagues qu'il donnait quand elle s'approchait d'un terrain trop dangereux. Plus pour longtemps, il le savait, tout comme il savait qu'il n'y avait pas d'autres solutions, parce que c'était elle. Resto ce soir? J'ai la flemme de cuisiner et pas du tout envie que tu foutes le feu à la bouffe. Enlevant la terre sur ses mains, il se releva et rangea rapidement les outils dans le cabanon au fond de la petite parcelle avant de récupérer son tee-shirt... et contempler avec un petit sourire sa nana en train de le mater copieusement. Je peux aller m'habiller ou tu veux encore profiter un peu de la vue? S'approchant tranquillement d'elle, il fit exprès de contracter le ventre et de se tenir bien droit, pour finalement venir frôler son cou du bout des lèvres. Sinon il doit bien rester un fond de sirop d'érable quelque part dans un placard... Pas besoin de son pouvoir pour suggérer tout un tas de choses, au cas où elle l'oublierait... ou juste pour le plaisir de la chercher un peu. Sans lui laisser le temps de répondre, il abandonna son tee-shirt à ses pieds et s'élança à l'intérieur.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Mer 13 Avr - 15:18

you said you wanted to be around


when I made a mistake.


Well, this could be it, sweetheart
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J
e salue mes derniers étudiants de la journée ainsi qu’un ou deux collègues que je croise dans les couloirs de l’université. Je me tâte un moment à retourner en labo, pour continuer mes recherches, mais là, j’en ai plein la tête. Je sens que je ne suis pas loin mais justement, il ne faut pas forcer, au risque de bousiller mon cheminement ou de fausser les résultats. Et puis j’ai des travaux à corriger, la rançon du « professorat » c’est qu’on n’est pas tranquille chez soi et que le travail ne s’arrête pas au moment où on quitte la salle de classe. Et comme il est plus tôt que d’habitude, Ciaran travaille encore. Autrement dit, je vais avoir le plaisir immense de me coltiner tout le trajet jusqu’à la maison en bus. Youpi ! Ça, franchement, il a vraiment fallu que je m’y habitue. J’aime l’Irlande, j’aime cette ville hein, mais putain ce que la vitesse de New-York peut me manquer parfois ! Et les jours comme aujourd’hui, son métro plus particulièrement. Par bonheur, je n’ai pas à attendre trop longtemps. Des militaires descendent au moment où je monte. Je déteste ça. Ils sont omniprésents, comme pour nous rappeler ce qui est désormais notre réalité. J’évite de croiser leur regard et vais m’installer sur un siège, près de la fenêtre. Patrouiller autour de l’Université, évidemment. Ils aiment particulièrement les unités de philo et de sciences. Des risques de libres penseurs, des risques d’utiliser la science contre eux. Puis on démarre… pour être arrêter à l’un des points de contrôles entre la banlieue et englishtown, au niveau du pont. Comme tout le monde, je montre ma carte et on passe sans problème.

Quand le bus me dépose à quelques rues de la maison, je n’ai pu lire que quelques copies. Certaines foutrement insignifiantes, d’autres un peu plus prometteuses. J’irai peut-être courir après tiens, histoire de vraiment me vider la tête. Mais en arrivant à la maison… Ya quelque chose qui cloche. Je fais quelques pas dans le salon, la cuisine et… Et je lève les yeux au ciel. Il aime me rappeler… comment il dit déjà ? Ah oui, que j’ai la délicatesse d’un mammouth en dentelle, un truc du genre… Il n’est pas censé être déjà là vu l’heure. Néanmoins, le spectacle qu’il m’offre me réjouit. Je crois que je ne m’en lasserai jamais. Ça, c’est aussi une des raisons qui m’empêchent de regretter New-York : là-bas, pas de jardin, donc pas de Ciaran en train de cultiver la terre torse nu. Et ce dos… Ces muscles qui se crispent sous l’effort… On inspire, on expire. Je dois avouer que je n’y connais rien du tout moi en jardinage ? A part dire que c’est beau…

« Non !! Non non, il vient d’être lavé ce… »

Il noie mes protestations dans un baiser et m’arrache un sourire tandis que je le frappe pour le principe. Dire que mon jean est lavé d’hier… Ce que j’aime être dans ses bras. Sauf que c’est dangereux. Parce que j’ai toujours envie d’aller plus loin. Va peut-être vraiment que j’aille courir pour me calmer.

« Longue. Mais j’ai bien bossé, j’aurais des résultats à analyser bientôt. Mais rien à déclarer. Je ne savais pas que tu finissais plus tôt aujourd’hui. »

Pas de problème avec l’armée, ni de mission. Je le soupçonne d’ailleurs de les filtrer pour limiter celles qui pourraient m’échoir. Mais ça encore ce n’est rien. Ce qui est vraiment chiant et qu’il va finir par me payer très cher, c’est ce qu’il dit de ma cuisine.

« C’est arrivé une fois ! Une seule ! »

Bon, d’accord, ce n’est pas tout à fait juste. Mais zut ! J’ai fait quelques progrès en un an et quelques. Sur la cuisine et aussi sur les vêtements. Je m’habille nettement moins à la garçonne maintenant. Et je m’entraine plus dur aussi. Ça permet de penser à autre chose. Parce que lorsque le voir comme ça…

« Resto ça me parait pas mal… »

Ça m’obligera à me maitriser vu qu’on sera en public. Non vraiment, je ne m’en lasse pas. Je laisse mon regard glisser sur lui, le dévorer, tandis que mon esprit vagabonde, imaginant mon corps contre le sien, sentant déjà la rugosité de sa peau… et il me capte alors qu’une faim tenaillante s’empare de moi. Et il le sait et il en joue et c’est très cruel. Mais je souris toujours comme une idiote.

« Je me disais qu’il y a peut-être un resto naturiste… »

Je laisse mes doigts glisser sur ses muscles quand il approche de moi. Et ça chatouille. Peut-être pas lui mais dans mon bas-ventre. Et c’est pire quand il évoque… Le sirop d’érable… ok, bon là, ce n’est pas très glorieux ce qui se passe sous mon jean. Et en plus il… nan mais… il est sérieux ? Il se barre là comme ça après m’avoir… ok, j’avais déjà tendance à démarrer vite avec lui, mais plus le temps passe, plus l’envie d’avoir enfin ce qui nous est refusé est violente.

« Hey mais… reviens ici ! »

Et sans autre forme de procès je lui saute sur le dos. Ouais, bon ce n’est pas subtil mais il ne l’a pas été non plus avec le sirop d’érable. Jambes et bras autour de son torse nu, j’embrasse son cou, mordillant sa peau, tandis que je me presse contre lui.

« S’il y a plus de sirop, je suis sûre qu’il nous reste des céréales, que je murmure dans son oreille. T’as sali mon pantalon, faudrait que tu m’aides à le retirer… »

Je me laisse retomber au sol pour passer devant lui, l’attirant par les passants de ceinture de son pantalon, avant d’enlever mon pull et de reporter mes mains sur lui et de lui voler des baisers.

« T’étais quand même super sexy avec tes outils… »

Même si j’aurais aimé que les mouvements de contraction soient dus à autre chose… J’ai bizarrement plus du tout envie d’aller courir ou d’aller au resto.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Jeu 14 Avr - 6:27

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Il avait presque trébuché quand elle avait sauté sur lui, se rattrapant à temps au mur, mais ça ne l'empêchait pas de sourire. Et de monter les escaliers en sentant des frissons descendre dans son dos sous ses baisers et morsures, caressant ses jambes à travers le jean. Foutu pour foutu... Ah non pas les céréales! C'est déjà assez chiant d'en avoir! Parce qu'on ne parlait évidemment pas des corn flakes sans goût qui étaient vendus partout maintenant, et trouver un moyen simple et discret pour en avoir régulièrement n'avait pas été simple. Même si c'était vrai qu'il aimait particulièrement leur goût quand il les mangeait sur elle. Se laissant tirer, il passa sa langue sur ses lèvres, tâchant de garder un minimum le contrôle. Sinon elle serait déjà au sol, toute récrimination à propos de son pantalon complètement oubliée. Et encore, tu m'as jamais vu avec une gaule... Oui c'était facile. Entre baisers et caresses ils étaient arrivés à la chambre et il l'avait poussée sur le lit, se débarrassant rapidement de son propre pantalon pour s'attaquer à celui de la jeune femme. Enfin s'attaquer... Plutôt prendre tout son temps, couvrant son ventre de baisers pendant que ses mains soulignaient ses courbes. Et enfin, après un long moment à clairement jouer avec le feu, il enleva le jean en trop et revint contre elle. Ba mhaith liom tú go dona... Les paroles d'une chanson qu'il lui avait déjà joué, mais aussi une dure réalité. Enfin dure... Peut-être retourner dans le jardin pour défouler la frustration toujours plus forte, en grande partie à cause de ce dernier blocage. Ou alors lui rappeler pendant quelques heures qu'il n'avait pas forcément besoin de ça pour s'occuper d'elle. Pas parce qu'il ne pouvait pas qu'elle devait se priver. Mais ils avaient aussi parlé d'un resto, et cette idée l'enchantait. Profitant encore un peu du contact de sa peau contre la sienne, sous ses lèvres et ses doigts, il se leva finalement et fouilla un moment dans les placards, sachant déjà parfaitement ce qu'il voulait. Elle avait changé certaines de ses habitudes vestimentaires, ce qui n'était pas pour lui déplaire évidemment, mais il avait une idée bien précise en tête. Une robe en laine, toute simple. Le genre tout à fait décent mais qui remontait un peu trop sur ses cuisses quand elle s'asseyait. Et il l'avait posée à côté d'elle avec un baiser sur son front, en profitant pour glisser qu'il aimerait bien aller manger avant le couvre-feu.

La laissant s'habiller tranquillement, et peut-être pour éviter de se prendre un coup ou de la déshabiller presque aussitôt, il avait embarqué ses propres vêtements et était redescendu. Rien de bien compliqué, un jean, un tee-shirt et sa veste en cuir, et très discret. Si on omettait le masque de la Harpie et le "Kill the masters" rouge qui ornait tout l'avant de son tee-shirt. Un autre import plus ou moins légal qu'il ne regrettait absolument pas. Oui il était pour la rébellion meereenienne et ça n'avait évidemment aucun rapport avec un quelconque mouvement réel. Si on ne pouvait même plus supporter ses fandoms, où allait le monde. Récupérant son porte-feuille, il s'assura que ses papiers s'y trouvaient et le rangea avec son portable dans une de ses poches, puis les clés et il disparut dans le garage. Après avoir sortit la voiture, il s'était posé contre l'aile pour fumer une cigarette, la terminant pile quand Kenny sortit. Mademoiselle Blake... Lui ouvrant la porte, il la laissa s'installer avant de fermer la porte et contourner la voiture pour prendre le volant. Et se souvenir pourquoi cette foutue robe lui avait collé d'affreuses migraines et lui donnait maintenant envie de s'arrêter dans la première ruelle un peu sombre. Heureusement ce n'était pas très loin, à peine le temps d'une chanson et il se garait dans une petite rue près de la Shannon. Sortant avant elle, il respira un bon coup, fixant le ciel qui s'assombrissait lentement, calmant les légers tremblements qui agitaient discrètement ses doigts.  Lui ouvrir la porte de la voiture et lui offrir son bras jusqu'au restaurant, ouvrir la porte de celui-ci et la laisser passer, poser une main discrète dans le bas de son dos en la rejoignant alors qu'on leur demandait s'ils avaient réservés. Une table pour deux au nom de Hooper. Le tout avec un sourire aimable à la serveuse qui les avait conduit à la mezzanine avant de leur tendre des menus, et il s'était plongé dans la contemplation du sien en ignorant royalement les questions, en profitant pour dissimuler son sourire amusé.

Rien qu'avec le coup de la robe elle aurait du se douter que quelque chose clochait, si le fait qu'il soit rentré avant elle ne l'avait pas déjà mise sur la piste, pas de sa faute si elle était encore un peu longue à la détente parfois. Je suppose que, comme la dernière fois qu'on est venus, tout ce qui se trouve de mon côté de la table t'appartient aussi? La dernière fois? Depuis leur installation à Limerick ils n'étaient jamais venus ici, en tout cas pas ensemble. Et il avait baissé son menu avec un sourire encore plus large, pour une fois assez fier de lui. Il aimait quand ses plans se déroulaient parfaitement, et pour le moment tout se passait à merveille. Tu sais, ya un peu moins de deux ans... On a mangé ici avant d'aller à Cork... Et ça il savait qu'elle s'en souvenait. Tout comme lui ne pourrait jamais l'oublier. Le soir où elle avait échangé sa robe contre une autre, plus... originale. Son sourire se fit plus tendre, repensant à ce moment bien particulier. Malgré les blocages, les galères et tous les interdits, malgré la douleur et les migraines, ces cinq minutes avaient été magiques, leur permettant d'être plus proches qu'ils ne l'avaient jamais été alors. Le château c'est pas possible, mais j'ai une proposition encore plus dingue quand on sera rentrés. Et il était retourné à son menu comme si de rien était. Un certain gondorien aurait hurlé au troll des cavernes, fort heureusement ils n'étaient pas dans la Moria.


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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Jeu 14 Avr - 17:05

you said you wanted to be around


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J
e pourrais passer des heures à le regarder se déshabiller, des heures à me tendre sous ses baisers, à écouter ses mots en irlandais – que je ne comprends pas toujours évidemment, je ne suis pas encore totalement bilingue – mais c’est pire quand je les comprends. Glisser mes doigts dans ses cheveux, même avec des bouclettes nettement moins conséquentes qu’au début, presser ses muscles, retenir des soupirs d’aise, alors que ses lèvres effleurent mes abdos partiellement sculptés par ses soins et ses entrainements rigoureux, enrouler mes jambes autour de ses hanches, essayer de ne pas enclencher de mouvements trop… frottant. Et puis, plus rien… Hey mais… C’est vraiment pas cool ça ? Je m’appuie sur les coudes, en l’observant, intriguée par son manège. Il choisit des sous-vêtements sexy ? Ah, non, ce n’est pas vraiment ce que j’imagine par sexy cette robe. J’en ai désormais des plus jolies, celle-là, on l’avait achetée… piouf, y a un moment, quand on s’était planqués en Irlande, quand j’avais fui…

Je me laisse retomber lourdement sur le lit après son départ, avant de me foutre un oreiller sur la tête et de pousser un énorme soupir de frustration. Et je le balance sur le côté, fixant un instant le plafond. Vu que je suis déjà pas mal lancée, je pourrais peut-être… enfin… un morceau de guitare en solo vite fait, en me souvenant de sa partition à lui… Mais non, au lieu de ça, je me lève pour enfiler cette robe. C’est vrai qu’elle est pas mal et confortable en fait. Puis je passe par la salle de bain pour me passer un coup de brosse dans les cheveux que je laisse détachés et pour me refaire un teint parfait. Oui, bon, je ne suis pas super coquette comme fille, mais je fais un effort, j’ai une petite trousse de maquillage maintenant. C’est con d’ailleurs, parce que souvent, il me pousse sous la douche pour ruiner mon travail. Et direction la voiture. Je lève les yeux au ciel, en voyant son t-shirt, mais lui fait une petite référence en montant dans la voiture. Dignité que j’ai très vite perdue quand j’ai entendu la chanson…

« Woooo don’t you dare look back ! Just keep your eyes on me !!!!!!!!!! Shut up and dance with meeeee ! This woman is my destinyyyyyyyyyy! Hey, cette chanson parle clairement de moi!”

Et un baiser sur la joue du conducteur probablement blasé. Notre situation à tous est probablement pire que celle de New-York, mais aujourd’hui, malgré l’armée, malgré la traque, je n’ai plus peur. Alors je ris et on vit parfois comme des gens totalement normaux. Et ces moments-là sont vraiment cool en fait. Il y a deux ans, si on m’avait dit que je me serais habituée à marcher en tenant le bras du même homme depuis des mois… j’aurais probablement décerné le prix de la meilleure comédie de l’année. Et pourtant… J’ai l’impression que cet endroit me dit quelque chose… Je m’apprête à dire un bon gros « non » quand monsieur me coupe la chique. Quoi ? Je le regarde, affichant certainement le visage typique du « hein ? ». Mais quand est-ce qu’il a réservé ? Genre quand je m’habillais ? Une fois à table et la serveuse disparue, je me penche vers lui.

« Ciaran Hooper, est-ce que tu as encore tout prévu ou est-ce que tu es l’homme qui réserve plus vite que son ombre ? »

En tout cas, il est toujours celui qui ne répond pas aux questions.

« Garde cette idée en tête, j’aime beaucoup cette philosophie de ce qui est à toi est à m… Attends… la dernière fois ? »

Connexion neuronale demandée, je regarde un peu plus attentivement le restaurant, et ça commence à venir… Et je me cale dans la chaise, alors que ça revient. Mais oui !

« C’était ce resto ?! Oh merde, comment ça se fait qu’on n’est pas venu manger ici avant ! »

Il m’avait présenté Limerick avant de me faire visiter Cork et un château… Dire qu’on avait dansé au clair de lune avec de la musique et en tenue. On avait fait une chouette virée… Je souris, comprenant mieux maintenant cet air triomphant sur le visage. Je suis tellement une bonne poire pour ce genre de truc, je ne vois jamais rien venir. Par contre, je suis nulle pour organiser les surprises. Mais je dois être amusante à piéger vu la bombe qu’il me lance. Une proposition encore plus dingue qu’introduisons-nous illégalement dans un château pour danser en costume ? C’est possible ça ? Bon, ok, je comprends qu’avec les militaires et le couvre-feu, on évite de faire ça ici… mais… Mais j’arrache son menu des mains pour le forcer à me regarder.

« Tu sais que je te déteste quand tu fais ça ! »

Bon, il sait que ce n’est pas vrai mais il ne va pas s’en tirer comme ça… enfin, je lui réglerai son compte après parce que la serveuse revient déjà prendre notre commande. Je demande pour ma part des Cornish Pasties et une bière, et une fois qu’elle met les voiles, j’entrelace mes doigts à ceux de Ciaran. Toujours trouvé ça ridicule et dégoulinant, les couples qui se tenait la main, sur la table, comme ça, en public. Ouais bon, je n’aime toujours pas quand ce sont les autres qui le font.

« A l’époque, rien que ça c’était déjà énorme. »

Je me souviens encore du sang, de ses crises de douleur, alors que mon regard et mon sourire se font plus... tendres… On comptait les secondes à l’époque, pour un baiser. C’est aussi pour ça que je ne pourrai jamais me plaindre de ce qu’on a aujourd’hui, même avec les limites qui sont autrement pénibles. On avait dansé, on avait pu s’embrasser. Et c’était déjà tellement.

« Ça n’empêche que malgré tout l’amour que j’ai pour toi j’ai envie de t’étrangler pour ton teaser. Tu mijotes quoi ? Tu sais que je ne vais pas tenir d’être à la maison. Ou alors tu vas devoir être très ingénieux… »

Je me penche sur la table pour l’embrasser, tout en… ratant complètement ma tentative de lui faire du pied. Au lieu de ça, le pauvre se prend un coup. Bordel, je ne sais pas faire dans la subtilité. Mais sérieusement, une proposition encore plus dingue que ce qu’on a fait à Cork… Du parapente ? Hum, non pas besoin d’être en robe ni d’attendre d’être à la maison pour me le dire. Nous baigner nus dans la Shannon ? Ouais, non, carrément trop froid et avec les patrouilles, ça ne le fait pas.

Ou alors ce sont les plats qui arrivent qui vont permettre de lui faire gagner du temps.

« Appetite maith , mo chroí. »

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Ven 15 Avr - 6:37

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ciaran ᚋ  kennedy

Le diable était dans les détails selon un philosophe allemand, et il savait à quel point ça pouvait être vrai. Comment un tout petit changement ou une minuscule information pouvait tout faire basculer d'un coup, sans aucune possibilité de marche arrière. Il avait simplement appris à se servir de ça, à prévoir tout ce qui pouvait éventuellement aller de travers, ou pas comme il le voulait, et comment régler les problèmes que ça causait. Toujours avoir plusieurs coups d'avance en ayant prévu les possibles issues, pour plus de sécurité. Ou parce qu'il était un control-freak complètement paranoïaque qui détestait ne pas être préparé à toutes les éventualités et se servait des-dits plans pour se rassurer et se protéger quand tout avait tendance à se casser la gueule autour de lui. Je sais. Et il est possible que tu me détestes encore plus quand on sera rentrés. La serveuse était revenue juste à temps pour l'empêcher de répliquer et il avait laissé Kennedy commander avant de dire ce qu'il voulait: une grande pinte de Kilkenny et un boxty au bacon. Serrant un peu plus sa main dans la sienne, il caressa machinalement ses doigts du pouce. Presque impossible... Tout comme elle. Il n'y avait pas de place pour ça dans son monde à l'époque, parce qu'il était persuadé que ça n'existait pas, que ça n'arrivait pas. Un piège, un danger qu'il devait éviter à tout prix, avec le reste des relations sociales de manière générale. Les gens mentaient, ils étaient manipulables, et il était très bien placé pour le savoir. Et pourtant l'impossible était arrivé, le prenant totalement par surprise. Pour ça qu'un midi il avait complètement paniqué parce qu'une certaine nana lui causait des migraines à se taper le crâne contre les murs, la même qu'il pouvait aujourd'hui embrasser alors qu'elle se penchait au dessus de la table et qu'il avait retenu le temps d'un murmure, frôlant sa joue de sa main libre. Chérie, j'ai réussi à te cacher que j'étais dingue de toi pendant plus d'un mois, tenir le temps d'un repas ne devrait pas être très difficile. Et la serveuse revint une nouvelle fois pile à temps, mais il se prit quand même un coup sous la table. Mais quelle mauvaise joueuse!

Pendant qu'elle entamait son plat, il divisait le sien en deux avant de tourner l'assiette et d'écarter leurs deux verres, ça évitait qu'elle en foute partout à chaque fois qu'elle essayait de piquer sa bouffe. Une habitude qu'il avait retrouvé avec elle, après l'avoir pratiqué pendant des années avec son frère. Ah les détails... J'ai réservé ce matin avant d'aller à Londres. Après un appel qu'il attendait autant qu'il redoutait depuis des semaines. Il prit une bouchée de pommes de terre, laissant échapper un soupir. Un jour il trouverait l'ingrédient secret qui rendait ce plat pourtant tout simple délicieux. Ma mère va bien, j'avais juste des trucs à récupérer là-bas, et c'est plus discret de faire ça en pleine semaine. Ou parce qu'il savait qu'il pourrait passer la douane plus tranquillement grâce à un petit coup de main. Et une gorgée de bière pour accompagner le tout. Je suis rentré en début d'aprem et j'ai jardiné. Une journée tout à fait normale si on ne cherchait pas plus loin, et il faisait tout pour ça. Parce qu'au moindre soupçon, l'armée débarquait chez lui et un paquet de céréales importé illégalement serait le dernier de ses soucis, chose qu'il ne pouvait pas se permettre. Surtout depuis que Kennedy avait rejoint Banshee. Et après j'ai fait exprès de proposer innocement un resto à ma copine. Pas très difficile de deviner qu'il n'aurait pas réservé s'il n'était pas allé à Londres, savoir en revanche comment ça pouvait bien s'imbriquer dans son éventuel plan... Terminant sa moitié, il attendit en buvant sa bière qu'elle ait déclaré forfait pour finir son assiette, attendant de voir si elle commençait à relier les points.

Mais non, et ils avaient finalement quitté le restaurant sans passer par la case "dessert". Elle avait râlé, il l'avait ignorée avec un sourire, de vieilles habitudes, avant de commander deux irish coffee. Il aurait voulu lui proposer de traîner un peu dans les rues avant de reprendre la voiture, marcher au milieu des vieilles bâtisses en discutant de tout et de rien comme ils l'avaient fait par le passé, mais ce n'était plus aussi agréable qu'avant. Sûrement à cause des patrouilles régulières et des contrôles aléatoires qui étaient devenus routiniers. Bientôt un an... Mais ça ne l'avait pas empêché de l’entraîner dans une ruelle pour la plaquer contre le mur le plus proche et l'embrasser, ses mains s'aventurant un peu trop loin sous sa robe pendant quelques secondes, et en ressortir comme si de rien était, de son côté en tout cas. Retour à la voiture, et une autre chanson, dans le même genre que la première. Entraînante, avec une partie de guitare intéressante, toutes les deux chantées par des hommes. Mais pas que, et là elle devait commencer à comprendre, surtout qu'il lui avait déjà joué un morceau du second groupe. Toujours s'intéresser aux détails, un truc qu'il essayait de lui faire rentrer dans le crâne depuis qu'ils étaient allés en Irlande la toute première fois. Et prendre la voiture alors qu'ils auraient pu y aller à pieds, avec à l'aller et au retour des musiques bien précises qui duraient exactement le temps du trajet... Les yeux sur la route, il battait discrètement la mesure sur le volant, tâchant de garder un visage sérieux malgré une franche envie de rire, ou le coup qu'il venait de se prendre.

Une fois rentrés, il l'avait laissée sortir avant de descendre à son tour, refermant la porte du garage en scrutant l'obscurité à la recherche d'un élément suspect. Mais rien, et après avoir tout fermé à clé, il s'arrêta un moment. Le temps de respirer un grand coup, de calmer le bourdonnement dans ses tempes. Et d'attirer sa chieuse dans ses bras, appuyé contre la porte d'entrée. Donc... Avant de commencer avec les propositions dingues, ya un truc que j'ai oublié. Dégageant du bout des doigts une mèche de cheveux de son visage, il l'embrassa doucement avant de poser son front contre le sien. Ya deux ans tu foutais un bordel pas possible dans ma vie et tu n'imagines pas à quel point je t'aime pour ça... Joyeux anniversaire a rúnsearc. Malgré tout ce qu'il s'était passé ensuite et ce que ça avait entraîné, et même s'il aurait préféré faire certaines choses différemment, il ne regrettait absolument pas la proposition qu'il lui avait fait ce jour-là. Parlant de ça... Et histoire de célébrer ça comme il se doit, on en arrive à la partie où tu me détestes et veux me tuer. Je vais aller chercher de quoi boire et... Activant son pouvoir, il lui sourit largement. Tu vas mettre Star Wars parce que t'as super envie de le revoir. Ouh elle était pas contente, surtout que c'était pas la première fois qu'il lui faisait le coup, mais elle n'avait pas pas le choix, et il attrapa ses poignets pour éviter un nouveau coup. L'épisode que tu veux, et tu pourras critiquer autant que tu veux. Je te ramène de quoi noyer ton désespoir. L'empêchant de répliquer d'un baiser, il la relâcha finalement et partit dans la cuisine, imitant un personnage de la prélogie. C'est un piège! Oui ça le faisait rire, elle pas du tout, mais ça faisait partie des sujets sur lesquels ils ne s'entendraient jamais.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Ven 15 Avr - 20:00

you said you wanted to be around


when I made a mistake.


Well, this could be it, sweetheart
“Who are you ? Someone who loves you”
L
orsqu’on était arrivés en Irlande la première fois, j’étais persuadée qu’il me détestait. Je me souviens des mots horribles qu’on avait pu se balancer à la figure, trop effrayés de tout ce qui se passait. Aujourd’hui on se balance encore des trucs pas forcément jolis, mais il y a cette différence majeure qui est qu’on connait la vérité, et qu’entre les apparences et la réalité, il y a parfois tout un monde. Il y avait eu la Kilkenny, ma première bière irlandaise… Par contre, je manque de m’étouffer avec ma bière quand il m’annonce comme ça, tranquillement, qu’il a fait un aller-retour à Londres aujourd’hui… l’air de rien… avec les passages aux douanes à l’aller et au retour, et puis sans rien me dire ?

« Wowo, minute là. T’es allé à Londres ? Est-ce que ta mère… »

Va bien, ok. J’aurais pourtant juré que sa mère serait la seule raison pour laquelle il disparaitrait sans me prévenir.

« Reste prudent, les contrôles se sont accentués en ville, alors si t’as pas de bonnes justifications pour quitter Limerick, un jour ils vont arrêter d’être aussi… « Conciliants »… »

Car oui, le nouveau gouvernement nous avait présenté cela comme une preuve de sa bonne foi, genre « vous voyez, vous n’êtes pas prisonniers, vous pouvez aller à l’étranger, nous sommes toujours un pays reconnu capable de négocier avec les autres ». Sauf qu’aux dernières nouvelles, c’est le seul pays qui demande précisément les motifs, lieu et horaires de déplacements de ses citoyens. Mais bref. Je n’arrêterai pas d’avoir cette appréhension quand il part à Londres, tout comme il l’a certainement quand je pars à New-York.

« Donc… tu as récupéré quelque chose qui mérite un resto ? »

Mais étrangement, je sens qu’il ne va rien me dire. Et je n’ai pas la moindre idée de ce dont il peut s’agir. Autant me consacrer sur nos plats, parce que je sais qu’il ne lâchera rien. Décidément c’est trop bon. Autant mon plat que son boxy. J’ai essayé d’en faire un un jour… je l’ai jeté dans la poubelle avant que Ciaran ne revienne. C’était immangeable. Je crois que j’ai une malédiction avec la bouffe, je ne sais que faire des plats hyper hyper simples. ça craint. Quand la serveuse revient nous débarrasser puis nous demander si nous désirions des desserts – et bien que j’aie avalé la quasi-totalité de mon assiette – je m’apprête à hurler un oui sorti droit du cœur ou de l’estomac même si je me doute bien que nous n’aurons pas de glace. Sauf que…Quoi ? Il se fiche de moi ! Je veux un dessert moi ! Hey !

« La première fois qu’on a pris des Irish Coffee, je te rappelle qu’on s’est pris la tête comme pas possible ! En plus, tu me prives de dessert, t’es certain de vouloir courir le risque ? »

J’essaye de prendre mon air des mauvais jours, celui qui dit « je te fais la gueule, reviens dans une heure »… Bizarrement, ça ne fait pas trop d’effet. Nos boissons ingurgitées, on sort, histoire de marcher un peu. Mais juste le strict minimum. Les grandes balades nocturnes, comme on a pu en faire lors de notre installation, ne sont plus vraiment en odeur de sainteté et…oh mon dieu… ça non plus, ça ne doit pas être apprécié… Ses mains, ses lèvres, sa veste que je froisse… Si des militaires ou des flics passent à ce moment, on est bon pour une arrestation pour … oh mais je m’en fiche. Et je… JE DETESTE QUAND IL FAIT CA ! Je remets ma robe en place, ainsi que mes cheveux pour ressortir de la ruelle et lui foutre un coup. Et un autre dans la voiture. Je manque de faire une remarque sur la chanson en mode « eh, elle parle aussi de moi celle là ! » mis quelque chose m’en empêche. Je connais ce groupe… Entre celui-là… le restaurant… les Irish Coffee… la Kilkenny… le boxy… la robe… le plaquage dans la ruelle comme lorsque nous nous étions baladés à… y a un truc qui cloche. Sauf que je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Et c’est de pire en pire ce sentiment, comme lorsqu’il me prend dans ses bras à peine rentrés chez nous.

« Des ? Parce que tu as plusieurs propositions dingues ? … Et tu m’as … - il m’embrasse alors avec une douceur que je connais – déjà dit et embrassée comme cela… »

ça commence à me stresser son parcours nostalgie, parce que ça, c’est le baiser qu’il m’a donné quand on a eu notre soirée désastreuse, celle qui a tout déclenché, parce qu’il m’avait forcée à regarder starwars, qu’il avait été chiant au matin et que je l’avais un tout petit peu provoqué. C’était il y a deux ans… Hey ! ce n’est pas moi qui ai foutu le bordel et … Et c’est l’anniversaire de cette soirée ? Putain mais… Moi je ne visualisais que l’anniversaire de notre premier baiser, à savoir d’ici un petit mois…Et son cadeau est d’ailleurs déjà commandé, mais certainement pas arrivé.

« T’as fait tout ce parcours nostalgie pour cet anniversaire ? Oh, Ciaran, j’me sens nulle, j’ai prévu que pour l’autre anniversaire… »

Ce qui est déjà un exploit en soi, parce qu’à la base je ne suis pas du tout du genre à fêter ce genre de chose… bon en fait, ça ne m’était jamais arrivé d’être avec quelqu’un aussi longtemps et aussi amoureusement.

« Et c’est toi qui a foutu le bordel… T’as rien gâché, c’est la seule concession que je suis prête à te faire… »

Je souris en l’embrassant. Je me souviens de la peur que j’avais eu quand il avait compris ce que j’étais… peur pour moi, pour mon frère mais aussi pour lui, déjà, peur de devoir le dénoncer s’il me laissait « libre ». Je l’avais accusé d’avoir tout gâché… Résultat, deux ans après on a une maison et un lien qui n’appartient qu’à nous. Hum, de quoi boire ça ça me plait.

« Et pour parfaire la soirée, il faudrait qu’on se mette Starwars et… » Mon visage se ferme. « Espèce d’enfoiré… »

Oui, on est passé de mon cœur à espèce d’enfoiré en quelques secondes, mais là il le mérite. Je déteste ce film et je déteste qu’il me maraboute pour que je mette son fichu film ! Je vais lui faire payer ! Je … et en plus il ne me laisse pas me venger. Un piège, ah ça oui ! et un beau en plus ! il a bien endormi ma vigilance ! Et dire que je me traine dans le salon et que je cherche ses films. J’ai envie de les regarder à cause de son maraboutage mais je sais aussi que je n’aime pas du tout ces films truffés d’incohérence.  Je sélectionne. et pas au hasard. Le retour du Jedi, pour une scène bien particulière. Pas sa robe préférée mais celle à laquelle il avait eu droit une fois. Et dès les premières notes du thème et les lettres qui apparaissent sur le grand écran… raaaaah !

Quand Ciaran réapparait, je me précipite sur lui, pour attraper une bouteille de je ne sais même pas quoi et en descendre une énorme gorgée, avant de me plaquer la tête contre sa poitrine…. Et de me tordre le cou pour quand même regarder le film.

« Station de commandes. Ici S.T. trois cent vingt et un. Entrée en code bleu. Nous commençons notre approche. Désactivez le champ de ... Putain Ciaran c’est contagieux ton truc ! »

Et pourquoi je connais ce début par cœur et que j’anticipe sur leurs répliques moi bordel ? Et on va encore entendre des vaisseaux qui font du bruit dans l’espace. DU BRUIT DANS L’ESPACE. Je vais peut-être annuler son cadeau tiens, après un coup pareil. Je m’écarte de lui, pour grimper sur le canapé.

« N’empêche qu’on aura encore la preuve que non seulement j’ai plus de seins que Leia, mais surtout, qu’elle, elle n’a pas ça… »

Je lui tourne le dos, pour relever ma robe nettement au-dessus de mes fesses rebondies par toutes mes séances de squats. Et je me laisse retomber, avant de l’attirer vers moi dans le canapé et de l’embrasser.

« Bon anniversaire Shekh Ma Shieraki Anni, attends, j’adore cette scène. »

Et je le pousse, pour voir une scène qu’en vrai, je n’aime pas du tout !

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Sam 16 Avr - 6:33

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Il se foutait éperdument qu'elle ait oublié, elle était dans ses bras et ça c'était bien plus important. Pouvoir la serrer contre lui alors qu'à l'époque il pouvait à peine la toucher, l'embrasser alors qu'avant la simple idée lui déclenchait des migraines. Vraiment bien fait de pas te tuer... Et elle lui avait fermé sa gueule d'un baiser auquel il avait répondu avec plaisir. Ce n'était pas pour cet anniversaire qu'il avait organisé cette soirée pleine de nostalgie à la limite du romantico-niais. Il y avait bien un lien, pourquoi aujourd'hui et pas demain ou la semaine d'après, mais ce n'était pas le plus important non plus. Juste les étapes soigneusement préparées d'un plan plus large, plus complexe. Pour ça qu'une fois dans la cuisine il s'était descendu un grand verre de whiskey presque cul-sec avant de sortir des bières du frigo. Et souffler pour calmer les tremblements qui revenaient, puis un nouveau verre et une autre grande inspiration avant de revenir dans le salon. Il s'attendait à le trouver en train de bouder dans un coin du canapé, comme ça avait été le cas ce soir-là avant qu'il ne sorte l'alcool, à la place il avait juste eu le temps de lui tendre une bière, posant rapidement les autres bouteilles pour la réceptionner contre lui. L'épisode qu'elle avait mit le fit sourire. Le retour du Jedi, qui comprenait entre autres un certain bikini. Dire qu'elle avait porté ce costume bien particulier, le fantasme de pas mal de mecs, et il n'avait même pas pu en profiter. Passant une main dans ses cheveux, il retint un rire en l'entendant faire les dialogues. Je trouve ça très sexy une nana capable de réciter du Star Wars donc compte pas sur moi pour te plaindre. Enfin pas n'importe quelle nana non plus, mais ça elle devait le savoir à force. Même après avoir levé la plupart des blocages, elle restait la seule capable de réveiller des envies qu'il avait cru disparues pendant de longues années. La seule pour beaucoup d'autres choses.

Il avait levé les yeux au plafond à sa réflexion sur Leia, effectivement ce n'était plus à prouver, et avait gardé la bouche bien fermée quand elle avait relevée sa robe. Autant dire qu'il ne s'était pas fait prié quand elle l'avait entrainée sur le canapé. Yer jalan atthirari anni... Il allait ajouter autre chose mais se fit couper par le besoin impérieux de regarder le film, et se laissa du coup tomber sur elle avec un grognement légèrement frustré. Bien fait pour lui. Et il avait relevé un peu plus sa robe pendant qu'elle regardait une scène qu'il savait qu'elle détestait, comme une large majorité de ce qui concernait cet univers, frôlant du bout des doigts ses courbes qui le rendaient dingue, mordillant ses hanches avant de se relever pour récupérer les bouteilles. Bières ou whiskey, comme ce jour-là. Se réinstallant à côté d'elle, il l'attira contre lui et posa un baiser sur son crâne avant de se plonger dans ce film qu'il connaissait pourtant par cœur, caressant distraitement ses cheveux. Ça ya deux ans c'était complètement impensable... Littéralement. Il aurait eu une crise dans les secondes qui auraient suivies l'idée, sans même avoir besoin de la toucher, voire même de la regarder. Après avoir regardé un bon morceau du film, et peut-être avoir sorti quelques répliques en Hutt, il s'était à nouveau levé et était sortit sur la terrasse, autant pour fumer une clope que pour s'assurer que sa toute nouvelle plantation allait toujours bien. Puis respirer profondément, lentement, en regardant le ciel et la végétation autour. Pas la première fois que ça arrivait, loin de là, et il savait très bien ce qu'il devait faire: rester calme, et accepter ce qui arriverait de toute façon. Ça ne servait à rien de lutter, ce serait juste encore plus douloureux. Encore quelques minutes à juste profiter du silence relatif de l'extérieur et retour à l'intérieur. Plus qu'un détail, peut-être le plus important.

Un rapide passage dans la cuisine et il était revenu presque comme si de rien était. Il manque encore quelque chose pour fêter dignement ces deux ans. On a l'alcool, on a Star Wars... Mettant le film sur pause, pile quand Leia s'apprêtait à étrangler Jabba, il avait contourné le canapé et s'était agenouillé en face d'elle, les mains dans le dos. Il n'avait pas besoin de lui faire deviner le troisième élément clé, ça devait hanter son esprit à longueur de journée. Ça fait partie des trucs que j'ai ramené de Londres aujourd'hui. Sortant enfin le pot de derrière lui, il l'empêcha pourtant de s'en emparer. Parait que j'ai besoin que de ça pour te déclarer ma flamme... Sa marque préférée, son parfum fétiche, et il attendit qu'elle se calme un peu pour poser le pot par terre avant de prendre ses mains dans les siennes. Mais je vais pas me relever tout de suite... Et Vegas c'est mort. Juste des allusions à des mots qu'elle avait eu deux ans auparavant, rien de concret, et pourtant... Le feu dans ses veines, les tremblements de ses mains qu'il gardait serrées autour des siennes. Évidemment qu'il avait une crise qui arrivait, même s'il la maîtrisait plutôt bien pour le moment. Rien qu'il n'avait prévu, et il prit une grande inspiration, gardant les yeux fixés aux siens. Tout ce qui est à moi est déjà à toi, et je te l'ai dit à New York... Thabharfainn fuil mo chroí duit. Il pouvait sentir ledit sang couler sur ses lèvres, la douleur de plus en plus aiguë dans son crâne, mais il ne s'arrêterait pas pour autant. Relâchant une de ses mains, il prit le pot et le posa sur les genoux de Kennedy. Quand jte disais que c'était une proposition dingue... L'incendie ravageait tout sur son passage, accentuant encore plus les tremblements qui remontaient dans ses bras et ses jambes, mais il pouvait encore tenir un peu. Lui souriant malgré tout, il ouvrit le pot pour lui montrer ce qui était posé sur la glace. Kennedy Reese Blake, seul et unique amour de ma vie, voudrais-tu m'épouser? Juste le temps de lâcher sa main pour amortir sa chute et il effondré par terre, aveuglé par la douleur qui parcourait tout son corps, avant de sombrer dans les ténèbres. Le dernier blocage, sûrement le plus important, mais ça en valait la peine.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Sam 16 Avr - 14:24

you said you wanted to be around


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mpensable et pas qu’un peu… Non seulement parce qu’il aurait eu une crise, mais parce que j’aurais tout fait pour le tuer pour m’avoir forcée à regarder. Ou alors je serais déjà bourrée, comme la première fois. Mais même si je déteste toujours autant ces films et que je fais tout ce que je peux pour les esquiver, ça fait partie de lui, cette folie geek. Impensable… Il avait fallu ruser, au cottage, pour pouvoir juste faire un câlin dans le canapé. Alors je ne dis rien, me contentant de coller mon corps au sien en regardant ce foutu film, en buvant une rasade de bière à chaque fois que la stupidité scientifique de ce blockbuster m’est intolérable. Ah lalala, cette tenue. Sérieusement, elle ne sert à rien dans le film, juste à aiguiser l’intérêt hormonal de ces messieurs et de certaines nanas. Ça me va beaucoup mieux en plus ce costume. Alors que Ciaran est parti fumer, je repense à tout ça. Deux ans… Avec des hauts et des putains de bas, mais deux ans… Tout ça à cause de ce film. Et plusieurs fois à cause de lui. Après tout, si j’ai dormi dans son lit la première fois, c’est bien parce qu’il voulait absolument que je vois ce « chef d’œuvre ». Et puis si notre relation a pris un tout autre tournant, c’est à cause de ce costume. S’il n’y avait pas eu cette crise, rien n’aurait été dit, et j’aurais toujours nié, parce que c’était plus simple. Mais aujourd’hui, je me rends compte que la simplicité, ce n’est pas vraiment le meilleur choix. Parce que c’est toujours pas simple, mais … je suis vivante, et on est ensemble.

Et puisqu’il est dans le circuit du souvenir, quand je le vois revenir de sa pause cigarette, s’agenouiller les mains dans le dos, je comprends immédiatement. Comme il y a un peu moins de deux ans, comme avant notre premier « vrai » baiser, après que la vérité a été dite. Autant dire que maraboutage ou pas maraboutage, là, le film, je m’en contrefiche royalement. C’est … c’est de la glace vanille noix de pécan pas vrai !

« T’as ramené de la glace ! C’est ça ! »

Putain ce que j’aime Londres ! Ça coute tellement cher cette merveille avec le café que j’en suis privée et que c’est une torture. Un pot de glace, je veux ! Mais pourquoi il ne me laisse pas le prendre ? Bon, des mois que j’attends pour en manger une bouchée, je suppose que je peux attendre quelques secondes de plus. Vegas ? Pourquoi…

Oh putain…

Tout se rapporte à il y a deux ans… il y a deux ans, quand il m’a soigné les mains parce qu’elles étaient en sang, après qu’il a compris ce que j’étais et que nos vies changent… Je lui ai demandé de se relever parce qu’on aurait dit qu’il allait me demander… et que j’ai dit qu’on aurait dû aller à Vegas pour nous…

Oh putain….

Il ne va pas faire ça ? Non… il ne va pas faire ça ?! D’accord, on vit ensemble, il y a de très très très fortes chances que je finisse ma vie avec lui parce que je ne veux personne d’autre, mais … est-ce qu’on est prêt pour ça ? A quoi ça sert en plus, le mariage ? A rien, à part changer son nom et puis quel nom ? Hooper ? Blake-Hooper ? Hooper-Blake ?  Bon d’accord, ça veut aussi dire que j’ai aucune raison d’avoir peur parce qu’on vit déjà ensemble, que c’est déjà officiel et qu’on sait qu’on se lâchera pas mais… Je ne savais pas qu’il croyait au mariage… On se marie et après ? Et s’il veut des enfants ? J’suis pas prête à avoir des enfants moi ! Peut-être dans trente ans…. quoique non, je serai un peu vieille, mais pas maintenant…. J’sais m’occuper des enfants mais pas des bébés, je ne saurais pas m’occuper d’un bébé et… Putain, Kenny, calme toi, encore faudrait-il pouvoir concevoir des enfants. Mais s’il veut adopter ? Allons, Kenny, stoppe, il n’a encore rien dit, si ça tombe, je me fais des idées…

Oh putain….

« Ciaran, tu s… »

Le sang… Pourquoi ? Pourquoi il saigne ? Non… non c’est fini tout ça ! C’est fini cette période où il se tordait de douleur à l’idée de me toucher… Je sens le tremblement de ses mains, et je crois qu’il fait écho à celui qui agite les miennes avant qu’il prononce la question la plus flippante du monde. Est-ce qu’on peut vraiment dire non sans que ça ait de conséquence ? Est-ce que j’ai envie de dire non déjà ? Y a vraiment une bague…j’aurai toujours peur en ouvrant un pot de glace maintenant… Son nom résonne dans la maison alors qu’il s’effondre et que je me retrouve à genoux à côté de lui, le pot par terre. Il s’est vraiment mis des verrous de folie. Je respire un grand coup, m’assure aussi au passage qu’il respire, avant de lui essuyer le sang sur son visage. Il n’a pas eu de crise depuis des mois…

J’attrape le pot de glace pour le refermer et le poser sur la table basse, avant saisir la bague, qui a roulé par terre. Elle est simple. Elle est belle, c’est vrai. Mais je ne me suis jamais imaginé mariée depuis mes… quatorze ou quinze ans ? En gros depuis que mes parents sont morts. Eux, ils représentent un beau mariage, mais après, il y a eu des années de solitude, de deuil de la vie « normale », des années où une vie comme celle que j’ai à présent était interdite. Je ne comprends pas pourquoi il y a ce blocage alors que tout allait bien. Ou presque, c’est vrai qu’il manque tout de même encore un petit quelque chose pour que tout soit vraiment parfait. Est-ce que c’est lié ?

Je me relève, encore tremblante. Je connais la procédure en cas d’évanouissement… Direction la cuisine, pour prendre un grand verre d’eau que je dépose à côté de lui, puis je glisse un coussin du canapé sous sa tête. Et j’avale deux… ok, trois verres de whisky. Quelqu’un autrefois m’avait dit que j’étais déjà mariée dans ma tête… Mais ça veut dire quoi ? Passer devant notre cher et adorable maire ? C’est ridicule, pourquoi on ferait ça ?  Je n’ai pas besoin d’un papier officiel disant qu’on est ensemble. J’ai besoin de parler à mon frère… Sauf que je sais déjà pertinemment ce qu’il va me dire. Je récupère le pot de glace, et en avale une grosse cuiller. Putain, ça c’est bon. Le voilà qui se réveille… et je n’ai même pas profité de ce temps pour m’enfuir en courant.

Je me rassois à côté de lui, glissant la bague dans sa main que je sers entre les miennes.

« Je ne veux pas… » je m’arrête un instant, fronçant les sourcils. « Je ne veux pas d’une robe qui me fasse ressembler à une meringue, ni de thème Starwars. Je sais qu’il y a des gens qui sont fans des mariages à thèmes, mais si tu oses me foutre un truc Starwars là-dedans, je te jure que non seulement je te pomperai ton énergie, mais qu’en plus je me sauverai en courant, et tu sais que je cours vite. Et je ne veux pas être l’homme dans ce couple et que tu fasses ta pucelle en pamoison à la moindre émotion, alors tu vas te redresser et me passer cette bague au doigt avant que je ne change d’avis. »

Je suis déjà presque sa femme de toute façon. Et même si je ne comprends pas vraiment l’intérêt de signer des papiers officiels, y a pas de raison, c’est important pour lui, sinon il n’aurait pas fait ça vu la douleur. Et même si je déteste le voir dans cet état et que j’ai pas du tout envie que ça provoque de nouvelles crises désormais, nous privant du peu qu’on a déjà. Mais… tu es à moi comme je suis à toi… je lui avais déjà donné la réponse à New-York, sans même qu’il ne pose la question. Ce n’est pas de me marier « avec lui » qui me fait peur… C’est certainement la plus belle connerie de notre vie, mais je crois qu’on n’est plus à ça près. Alors oui, il va avoir mal s’il me met la bague au doigt et il sera à l’agonie le jour où on… enfin… mais comme il y a deux ans, on verra les limites, et on les repoussera. Et puis ce sera bien fait pour lui.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Dim 17 Avr - 5:57

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À peine les yeux ouverts qu'il les avait refermés, la lumière trop violente lui brûlant la rétine. Son crâne sonnait encore beaucoup trop pour bouger, le feu dans ses veines traînait encore trop à disparaître, mais rien qu'il n'avait prévu. Le blocage le plus important avait forcément un verrou impressionnant, surtout quand on savait qui l'avait posé. Mais le problème était qu'il n'avait jamais prévu aucune clé pour celui-là, et il n'avait pas pu être levé avec les autres. À force de réflexion et de nombreuses discussions avec sa mère il avait fini par trouver la solution, extrêmement simple, qui lui avait provoqué sa première crise depuis des mois. Puis d'autres alors qu'il prévoyait son plan, chaque élément destiné à lui rappeler pourquoi il faisait ça, contrant certains effets plus insidieux de sa propre suggestion. Pourquoi il l'aimait, depuis combien de temps, et tout ce qui faisait qu'elle n'était pas celle qui avait pourri dix ans de sa vie. Ouvrant un œil, il avait sourit en l'écoutant, profondément rassuré qu'elle soit toujours là. Comme le soir où il lui avait enfin dit ce qu'il ressentait vraiment. Je peux pas te la mettre... Un petit rire, plus fatigué qu'autre chose, avant de se redresser et d'attraper le verre d'eau qu'il vida d'un trait. Pas qu'il voulait pas, au contraire, et il ne faisait pas forcément référence à la bague. C'est une Claddagh ring, c'est toi qui décide si et comment tu la portes. Si, parce qu'elle pouvait encore revenir sur sa décision. Il n'attendait pas une réponse dans l'heure, le lendemain ou la fin de la semaine, sachant parfaitement qu'il s'agissait d'un choix important qui allait influencer beaucoup d'autres choses. Quant au comment... Calant sa tête contre le siège du canapé avec un grognement de douleur, il sortit son portable de sa poche et tapa sur le clavier avant de lui tendre, l'écran affichant la page Wikipedia, avant de fermer les yeux. Pour le comment. Ça allait passer, juste le temps qu'il se repose un peu et ça irait mieux, rien qu'il ne connaissait déjà.

La douleur dans ses jambes n'était déjà plus qu'un fourmillement désagréable, les tremblements dans ses bras semblaient se calmer, mais la migraine n'avait pas l'air de vouloir s'estomper. En même temps vu ce qu'elle venait de lui sortir... Je ne l'ai pas acheté... Je l'ai récupérée à Londres en même temps que la glace et le reste. C'est celle que mon père a offert à ma mère pour leur mariage. Sa famille... Un sujet qu'ils n'avaient jamais vraiment abordé, sachant très bien que c'était un terrain dangereux, notamment à cause de leurs frères respectifs. Pourtant c'était une partie importante de ce qu'il était, qu'il avait redécouvert ces deux dernières années grâce à sa mère. Faut que je l'appelle d'ailleurs. Mais ça pouvait encore attendre un peu, il y avait plus important. S'asseyant, il posa la bague sur la table et envoya voler son tee-shirt, s'étirant largement pour faire disparaître les derniers fourmillements avant de l'attirer sur lui et de virer purement et simplement sa robe. Vraiment de trop. Ça va, le blocage est juste sur "ça". En désignant de la tête la table et ce qui était posé dessus. Vu qu'elle ne semblait pas convaincue, il allait devoir lui prouver. Il la serra un peu plus contre lui, ses mains glissant sur ses hanches puis sur ses fesses alors qu'il embrassait et mordillait son cou. Avant il aurait eu une nouvelle crise rien qu'à l'idée, aujourd'hui il pouvait en profiter autant qu'il voulait et savourer sa chaleur, l'odeur de sa peau, les battements de son cœur contre le sien. Et ses grondements de frustration alors qu'il s'arrêtait d'un coup pour prendre son portable. J'appelle ma mère et ... aïe... et je suis de nouveau entièrement à toi après. Il s'était prit un nouveau coup, auquel il avait répondu d'un baiser, et avait composé le numéro d'un main tandis que l'autre caressait distraitement la cuisse de la jeune femme.

Ça aurait du prendre une minute grand maximum, juste le temps de lui dire qu'il était toujours vivant et qu'ils en parleraient à sa prochaine visite, mais c'était bien trop simple pour sa mère. Surtout avec ce qu'il avait fait par le passé, ce qu'elle adorait lui rappeler. Après un long moment sans pouvoir en placer une et lever beaucoup trop souvent les yeux au plafond, il avait enfin réussi à dire quelque chose. Tá a fhios agam, níl aon iarracht... Mamaí... Mamaí! Rinne mé é... Un sourire à sa belle, et un baiser au passage, et il reprit. Bhuel nach bhfuil sí imithe. ... Ar ndóigh tá sí ag éisteacht... Tá máistir... Et il avait raccroché, reposant le téléphone par terre. Il ne savait pas exactement ce que Kennedy avait entendu, ou ce qu'elle avait compris, mais un mot était assez facile à reconnaître. "Maître" comme dans "Maître Jedi", comment tu crois que je suis devenu fan... Et quand il avait appris qu'une bonne partie de sa famille maternelle possédait des pouvoirs dignes de la Force, ça avait fait encore plus sens. Bref, pour en revenir à un sujet bien plus intéressant... La soulevant, il l'allongea sur le canapé et en profita pour se débarrasser de son jean, lui aussi en trop, avant de s'installer contre elle. Pas de Star Wars, même pas de petit R2D2 - ou de TARDIS d'ailleurs - parce qu'il est bleu, pas de thème et tu pourras porter un jogging jaune fluo si ça te fait plaisir, mais on en est pas là. Je suppose que t'as réfléchis qu'à la partie "Blake, Blake-Hooper ou Hooper", si on allait enfin pouvoir conclure et si je comptais monter une équipe de rugby à mon nom? Toujours pas télépathe, mais il la connaissait à force et c'était aussi pour ce genre de choses qu'il lui avait fait cette demande.

Il aurait aimé que ce soit le plus important. Des questions normales, banales, comme ça pouvait l'être pour tout un tas de gens tous les jours un peu partout dans un monde qui semblait tourner relativement rond. Dans l'ordre: je m'en fous, à voir, calme tes hormones. Juste une discussion normale... Mais ce n'était pas le cas, et ils n'étaient pas "normaux" non plus. Parce qu'en plus de leurs pouvoirs respectifs, il y avait aussi Banshee. Si l'un de nous est découvert, l'autre est automatiquement foutu, et ce sera pire si tu acceptes. Mais ça apporte aussi une solution: si on le fait à Londres, je peux te donner ma double-nationalité. Un détail administratif, éventuellement un moyen de se faire moins remarquer qu'avec ses actuels papiers américains, mais qui cachait quelque chose de bien plus intéressant. Malgré le coup d'état, les lois d'extraditions restent: avec une double-nationalité anglo-irlandaise, aucun des deux ne peut t'extrader sur le territoire de l'autre. Donc si tu acceptes, tu acceptes aussi de fuir le plus rapidement possible jusqu'à la frontière nord si je te le dis, même si ça veut dire me laisser derrière. Deux heures en conduisant vite, et dans ce cas-là les limitations de vitesse n'avaient plus vraiment d'importance, et un possible passage par le cottage pour faire une pause avant la frontière. Une fois là-bas on s'occuperait d'elle, tout était déjà prévu. Un autre plan qu'il avait mis en place lorsque l'armée avait prit le pouvoir, juste au cas où et même s'il faisait tout pour que ça n'arrive pas, parce qu'il ne voulait plus jamais la perdre. Chose qu'il entreprit de lui expliquer de ses mains et de ses lèvres, à défaut de mieux pour l'instant, invitant en revanche un nouveau participant: le pot de glace.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Dim 17 Avr - 22:07

you said you wanted to be around


when I made a mistake.


Well, this could be it, sweetheart
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arce qu’en plus, les irlandais donnent des noms aux bagues ? Sérieusement ? Des noms… aux bagues ? Une bague c’est une bague ! Bon, j’ai donné un nom à mon microscope mais ce n’est pas tout à fait pareil… il s’appelle Nestor, pour la petite histoire. Et comment on porte une bague… bah j’ai envie de dire… au doigt, non ? Oh punaise… y a tout un mode d’emploi… pour une bague. Ok, très bien, les irlandais sont fous, c’est officiel. Je ne suis même pas encore arrivée au bas de la page wiki que je relève les yeux. Un bijou de famille, sans mauvais jeu de mot. On ne parle pas vraiment de nos familles respectives, c’est trop… compliqué vu tout ce qu’il s’est passé. Je n’ai même jamais rencontré sa mère – et vaudrait mieux pas qu’il me dise que je dois la rencontrer bientôt parce qu’avec toutes les annonces de ce soir, je crois qu’il y aura la silhouette d’une Kennedy Reese Blake dans le mur, trop occupée à fuir. Au moins – et malheureusement – de mon côté c’était un peu plus simple étant donné qu’il n’y avait plus que mon frère, et qu’on savait exactement ce qu’il en était.

Je l’observe, inquiète tout de même. Des mois sans crises, pourquoi maintenant ? Avant il faisait des crises à cause du verrou qu’il s’était posé, mais il était tombé il y a des mois. Pourquoi mettre un verrou sur un possible mariage alors que vivre dans le péché ne semble pas poser problème ? Et si on a réactivé cette malédiction ? J’appréhende un peu… beaucoup en fait, quand il m’attire contre lui, au point de résister quand il veut m’ôter ma robe.

« Tu viens de faire une crise… »

Il ne faut pas jouer avec le feu et s’il faut se réhabituer à… Je ferme les yeux, tremblant sous ses caresses. Mes doigts se crispent sur sa peau. Pourquoi il bloque sur la bague et ce qu’elle représente ? Et pourquoi le désire-t-il pourtant ? Des questions que des gens normaux ne se poseraient pas. Et auxquelles je n’ai pas vraiment envie de penser, là, tout de suite maintenant. Je préfère déposer des baisers dans son cou et sur son épaules, frissonner sous ses mains, laisser mon esprits libre de vagabonder en imaginant des scènes que des décence interdit de traduire. Je me presse contre lui quand… ah non ! Non il ne va pas… il ne va pas appeler sa mère alors qu’on est en plein…

« Ciaran, non ! Tu peux … »

Un jour, mes coups et mes protestations auront un quelconque impact sur lui et il cessera de me faire taire par un baiser… ouais je sais, j’ai de l’espoir. Les hommes et leur mère, j’vous jure. Pour la peine, il aura droit à un visage boudeur. Voilà. En tout cas, ça m’amuse de voir qu’il n’arrive pas à en placer une avec sa mère. Mais je n’arrive pas à comprendre tout ce qui se raconte. Ils ont vraiment un accent de fou. Il l’a appelé Maitre ? C’est normal et sain ça ?

« Oh non… »

Donc ils sont tous fans dans sa famille ? C’est une donnée à prendre en compte finalement, j’vais peut-être la porter à la main droite cette bague tiens… Mais mon sourire revient quand il m’allonge dans le canapé et qu’il vient tout contre moi, avec juste nos sous-vêtements en guise de barrière. Ok, mariage. Va vraiment falloir que je me répète ce mot pour qu’il soit moins effrayant ou que je comprenne exactement ce qui me fout la trouille là-dedans. Si je lui suis reconnaissante pour le zéro starwars, on n’abusera pas avec le jogging jaune quand même. Mais ça veut dire qu’il faudra que je choisisse une robe. Et je ne sais pas faire ça, moi. Je ne veux juste pas un truc dégoulinant de chantilly… enfin, je me comprends.

Je fronce les sourcils. Pour deux raisons. Déjà, comment il sait à quoi j’ai pensé ? C’est vraiment flippant qu’il lise si facilement dans ma tête. Pis c’est la honte. Ensuite, je n’aime pas son « t’as réfléchi qu’à ». C’est déjà pas mal que j’y réfléchisse à son idée totalement dingue ! Minute… une équipe de rugby ? Ça fait combien de ça ? Quinze non ? QUINZE ? Non, doit y avoir moins… y a le rugby à sept… mais putain sept ? Non hein ? Non, dieu soit loué. En soupirant de soulagement, je me niche un instant dans son cou. Un gros changement à la fois, largement suffisant.

Et il faut composer avec la situation actuelle. On n’a pas choisi la voie la plus simple avec Banshee, mais c’est la meilleure. Néanmoins, ça a fait tout de même de nous des ennemis publics. Et je doute qu’on passe au tribunal et qu’on ne risque qu’un sursis si on se fait prendre. Mais ça, nous le savions déjà et j’en avais bien conscience quand je lui ai demandé de m’intégrer à Banshee. Double-nationalité ? Genre je deviendrais Anglo-irlandaise ? Oh, je comprends mieux. Même si je déteste l’idée de devoir, potentiellement, dans le cas où on serait repéré, partir sans lui. Fuir, abandonner mon chez moi et ma vie, je l’ai déjà fait, mais avec lui.

« Parce que si on ne se marie pas tu vas me faire croire que je n’aurais pas à fuir là-bas en te laissant derrière si on devait être repéré ? »

On sait très bien tous les deux qu’il me forcerait même à fuir si cela était nécessaire. Ce serait juste beaucoup plus compliqué et risqué si on ne se marie pas, parce que ça voudrait dire débarquer au Royaume-Uni sans papiers officiels… ou avec de faux papiers. Très risqué vu la conjoncture actuelle.

« Et si c’est moi qui suis repérée… Garde Banshee en ligne d’horizon. Ce n’est pas leur mission de me sauver. Enfin, tu pourras essayer à titre personnel, mais Banshee reste Banshee. »

Je sais ce dont il est capable, en termes de don, et je sais qu’en mission, je cours le risque d’être capturée. Heureusement, on a d’autres choses à penser. Et toutes les mauvaises pensées sont vite chassées avec un pot de glace. Surtout quand j’ai le droit de lui mettre des trainées de glace sur lui et que je peux les déguster très, très lentement et avec une application sans faille. C’est encore meilleur. Bon, après, ça a forcément dérapé.

Je me suis endormie dans ses bras, en observant la bague restée sur la table. Ça me fait presque le même effet que le jour où il m’a dit d’appuyer sur un simple bouton pour être libre. Quand je me réveille, il est déjà debout, évidemment. Je souris, en voyant qu’il m’a laissé son t-shirt. Je l’enfile, avant de me lever et de m’étirer, encore un peu engourdie et courbaturée. Je fais quelques pas trainants, pour venir me nicher dans son dos, en le trouvant dans la cuisine.

« Mo chroí, y a une chose que je veux. Ou plutôt que je ne veux pas. Je ne veux pas que tu me donnes tout. Même quand on sera… mariés, n’arrête pas tes voyages à Londres, de regarder ces films idiots, ou tout le reste. Je ne veux pas que tu sois « à moi », je veux que tu sois « avec moi », même si ça implique que des fois tu t’en ailles. Je veux juste qu’on termine comme des petits vieux édentés au cottage. Même si on n’a rien d’autre, même plus de café. »

Et pour que je dise ça…Mais c’est important qu’il comprenne… Je ne veux pas le séparer de sa famille comme a pu le faire l’autre garce avant moi. Je me doute d’ailleurs qu’il faudra que je rencontre sa mère, mais chaque chose en son temps… Je ne veux pas le posséder ou qu’il change pour moi. Pas de folie des grandeurs, juste un semblant de normalité. L’embrassant une nouvelle fois entre les omoplates, je passe à côté de lui, gardant une main dans son dos.

« J’ai quand même quelques petites questions… Pourquoi une crise aussi douloureuse alors qu’on peut faire… tout ce qu’on peut aujourd’hui ? ça ne risque pas d'empirer après le mariage ? Et si je porte ta bague… est-ce que ça va te faire aussi mal ? Ce qui m’amène à la dernière question…T’as parlé d’essai avec ta mère, si j’ai bien compris … ou plutôt qu’il n’y avait pas d’essai. Ça veut dire… je ne sais pas, qu’il faut que je mette cette bague une seule fois et dans un sens définitif ? »

Parce que si je la porte et que ça le fait souffrir tout le temps des fiançailles... autant la mettre qu'au dernier moment. En vrai, il y a un milliard d’autres questions dans ma tête. J’ai encore du mal à réaliser. Londres… Je n’y ai jamais mis les pieds. Une américaine, vivant en Irlande, se mariant en Angleterre… Pour quelqu’un qui était prisonnière il y a peu…

« Je sais, je donne mal au crâne avec toutes mes questions. T’as besoin d’une douche mo chroí, tu sens encore la glace… »

Bien évidemment, s’il a besoin d’aide pour le dos, je suis toute prête à lui rendre ce service.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Lun 18 Avr - 8:16

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Il s'était levé le plus discrètement possible pour ne pas la réveiller, posant un baiser sur son front en usant légèrement de son pouvoir quand c'était quand même arrivé - forcément, dans un canapé - pour aller fumer une cigarette dehors. Profiter de l'air frais, à écouter les bruits alentour, souffler un peu après tout ce qui avait été dit. Qu'une partie, il savait qu'il y aurait encore d'autres détails à clarifier plus tard, mais ça attendrait encore un peu. Puis récupérer son téléphone et direction la cuisine pour un grand verre d'eau. Et cette odeur de vanille qui collait à sa peau... Il avait vérifié les dernières alertes sur le réseau de Banshee, en transmettant certaines à des membres bien particuliers, avant d'envoyer quelques messages concernant de possibles actions. Et un coup d’œil par la fenêtre pour s'assurer que tout était toujours tranquille dans la rue, juste au cas où. Rien d'inhabituel, surtout à cette heure, et il était retourné à la gestion du réseau, grignotant ce qui lui tombait sous la main en écrivant les parties les plus urgentes et/ou importantes. Le reste attendrait, surtout après ce qu'il venait de faire.

Il était en train de manger un toast quand elle était arrivée avec juste son tee-shirt pour la couvrir. Attrapant ses mains, il les avait placées autour de sa taille avant de reprendre son toast, l'écoutant sagement en réservant ses commentaires pour la fin. Et frôler ses courbes autant qu'il pouvait dans cette position légèrement frustrante. "À toi" et "avec toi" sont la même chose pour moi... Pas à cause de ce que j'ai vécu avec Layla mais parce que j'ai grandi en voyant ça. Mon père était comme ça, fou amoureux et entièrement dévoué à ma mère depuis le jour de leur rencontre jusqu'à sa mort. "Tu ressembles à ton père..." Le mantra de sa mère pendant des mois, jusqu'au moment où il avait compris où elle voulait en venir. Son père qui avait envoyé valsé toutes les règles strictement imposées pour épouser la femme qu'il aimait, malgré tous les obstacles. T'en fais pas, j'irais toujours à Londres parce que je compte pas arrêter de voir ma mère, et c'est aussi là-bas que je récupère des médicaments. Et je continuerais de regarder mes films débiles et d'être un affreux geek, tu t'ennuierais sinon. Reposant son toast alors qu'elle bougeait, il la souleva et la posa sur le meuble en face de lui, caressant tranquillement ses jambes nues. La voir dans cette tenue lui faisait toujours autant d'effet, mais il comprenait mieux pourquoi maintenant. Tout comme je m'assurerais qu'une petite vieille ne fasse pas cramer la soupe. Un cottage, des rocking-chairs, le lough et les étoiles. Un jour peut-être.

La migraine revient quand elle continua, battant lentement au rythme de ses mots. Pas très important pour le moment, mais il allait devoir être plus prudent, surtout dans la cuisine, trop de carrelage et de coins. Je croyais que tu aurais reconnu la référence, à force. "N’essaie pas ! Fais-le, ou ne le fais pas ! Il n’y a pas d’essai." d'un certain Maître Yoda. Ma mère croyait que je m'étais défilé parce que je voulais pas t'inquiéter avec ma crise. Et mis à part là-dessus, j'ai pas vraiment de réponses, juste des hypothèses. Il avait eu plusieurs mois pour y réfléchir, s'approcher lentement du problème en évitant les crises n'avait pas toujours été simple, et trouver quelles étaient exactement les limites n'avait pas aider. Je ne sais pas si la bague a un effet ou non, mais ça devrait être facile à savoir, et pour les crises... Je pense qu'elles s'arrêteront définitivement le jour où... Sa mâchoire se serra brusquement sous la douleur, lui rappelant qu'il devait de nouveau faire attention à certains mots. Levant les yeux au plafond lorsqu'elle mentionna la douche, il lui fourra son reste de toast dans la bouche. Comme si ça te gênait que je sentes ta glace! Esquivant le pain volant, il en profita pour la rapprocher un peu plus de lui. Il y a quelque chose dont je suis certain: ça va avec mon dernier blocage. Le jour où je n'aurais plus de crise... Dégageant les cheveux qui couvraient son cou, il embrassa lentement son épaule, remontant lentement. Tu vois le lien ente les deux maintenant? Plutôt évident quand on y réfléchissait un peu, surtout après ce qu'il lui avait dit sur son père, profondément cliché et franchement romantico-niais aussi, mais elle savait qu'il était comme ça aussi.

Peut-être qu'il avait légèrement dérapé en remontant dans son cou, peut-être que c'était l'odeur de la glace qui avait éveillé ses envies à elle. En tout cas il était maintenant à moitié essoufflé, allongé à même le carrelage, une Kenny encore plus essoufflée au dessus de lui. Le froid dans son dos, sa chaleur sur lui, sa respiration sur sa peau pendant qu'il effleurait son dos, tâchant de retrouver ses esprits. En tout cas il n'avait plus mal au crâne. Tricheuse... Elle savait très bien ce que ça lui faisait quand elle utilisait son pouvoir dans ces situations et il aurait été très mal placé pour lui reprocher de le faire. Pas comme s'il ne se servait jamais du sien pour lui suggérer certaines choses ou l'empêcher d'en faire d'autres. Une histoire de confiance, qui ne s'appliquait qu'à elle, s'ajoutant à tout un tas d'autres détails qu'il avait mis longtemps à voir, encore plus à comprendre. Prends ton temps avant de faire ton choix, autant qu'il te faudra. Pas de délai, et ça ne changera rien à ce que je ressens pour toi si jamais tu décides de refuser. Pouvoir être avec elle était déjà beaucoup, bien plus que ce qu'il avait cru possible pendant des années, et il pourrait très bien finir sa vie comme ça. Tu passeras le bonjour à ton frère quand tu l'appelleras... Et oublie pas de préciser que s'il fout les pieds de ce côté de l'Atlantique, je le renvoie à New York par Fed-Ex. Lui ne l'avait pas fait, pour des raisons évidentes. Pas la peine de raviver certains souvenirs, des deux côtés, même s'il lui en voulait un peu moins maintenant. Mais fallait pas abuser non plus, et il savait parfaitement que c'était réciproque. Dire qu'à une époque ils déconnaient ensemble sur les manies de celle qu'il tenait aujourd'hui dans ses bras, ignorant complètement ce qui allait arriver. Juste des clients de l'épicerie où il bossait, rien de plus.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Lun 18 Avr - 20:44

you said you wanted to be around


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ourquoi a-t-il fallu que je tombe sur la famille Jedi ? Je ne crois pas au karma ou au destin, mais là, je crois qu’il y a clairement quelqu’un contre moi dans l’univers. C’est aussi très bizarre de me dire qu’il y a, de l’autre côté de la mer, une femme qui sait tout de notre vie et qui a visiblement aussi son rôle à jouer. Je n’ai pas de mère ou de père à appeler moi, il n’en a pas à rencontrer. A dire vrai, je ne me pose même plus la question de savoir ce qu’ils auraient pensé de tout cela. J’ai appris à grandir sans eux depuis le temps, même si c’est étrange dans ce genre de circonstances. Mon père aurait-il joué au père protecteur menaçant faussement Ciaran tout en buvant des verres avec lui et se plaignant des femmes ? Peut-être. Je n’en sais strictement rien. Est-ce que ma mère aurait voulu absolument voir cette bague, nous accompagner dans toutes les étapes ? Là encore, je n’en ai aucune idée. Ceci étant, il me reste mon frère. Ils ne se rencontreront plus, se connaissant trop bien tous les deux. Et moi, je sais très bien comment il va réagir à tout ça. Avec autant de crispation que Ciaran n’arrivant pas à prononcer le mot…

Une douche ? Hum, non. Et non, en effet, ça ne me dérange pas du tout qu’il sente la vanille-noix de pécan. Ça réunit tout de même deux des choses qui me provoquent des pulsions incontrôlables. Le jour où il n’aura plus de crises…. faut qu’on se marie pour pouvoir… mais on n’est plus au 16e siècle… On… et là, mon cerveau a été comme déconnecté. Mon esprit dans un coin, seul mon corps répond au sien, l’appelle et le désire. Ça ne cessera donc jamais, cet effet qu’il me fait ? Mes doigts glissent sur lui, tout comme mes lèvres… Et l’inverse est tout aussi vrai. Quelque part, je me demande comment ce sera le jour où on pourra vraiment… parce que rien qu’avec ce qu’on peut faire maintenant, il arrive à m’épuiser et à me faire trembler… Sur le plan de travail, debout, par terre…Une remontée de ligne de baisers entre son aine et ses lèvres avec une très légère ponction d’énergie avant de finir par une un peu plus prononcée et un cri étouffé, traduisant mon plaisir.

C’est, à ma connaissance, la seule utilisation de mon don qui ne me transforme pas totalement en pile électrique, mais qui au contraire oriente la surdose d’énergie dans les zones clés de mon corps. Je me suis laissé retomber sur lui, en riant et en tentant de reprendre mon souffle et mes esprits. Je respire, mon cœur battant à tout rompre, mon sourire s’agrandissant quand il me traite de tricheuse. Il diminue un peu quand il me ressort sa légendaire stratégie. Pas de décision immédiate. Une semaine pour décider de fuir mon ancienne vie. Plusieurs jours pour décider de venir vivre à Limerick. Ça ne changera rien. D’un côté c’est rassurant, mais d’un autre… Et je soupire en calant ma tête contre sa peau.

« Va vraiment falloir que tu travailles ton timing pour parler de nos familles…»

D’abord sa mère alors qu’on était en phase d’approche, et maintenant mon frère ! Vraiment très mauvais timing, sauf si vraiment il veut me couper toute envie de recommencer ce que nous venons de faire. Il y a autre chose, derrière mon soupir, évidemment. Une petite amertume, peut-être, à l’idée que je pourrais passer l’un des caps les plus importants de ma vie sans lui. Il ne sera pas là… il ne peut pas être là compte-tenu de tout ce qu’il s’est passé, même s’il est ma dernière famille biologique. Et je ne peux que comprendre, comment imposer cela à Ciaran et à sa mère ? C’est déjà tellement énorme que la colère se soit amoindrie.

« J’oublierai pas…Mais avec le décalage horaire, ce ne sera pas pour tout de suite. »

Je me relève, dans une humeur douce-amère, après l’avoir embrassé et avant de récupérer son t-shirt pour me « rhabiller ». Cinq heures de décalage, il a fallu s’y faire au-début, j’avais tendance à le réveiller. Je vais éviter de l’appeler en plein milieu de sa nuit pour lui annoncer que sa petite sœur vient de vivre une demande en mariage. Je ne suis pas certaine qu’il apprécie la surprise. J’attrape un muffin que je mange, parce que mine de rien, je n’ai pas déjeuné et après une séance aussi sportive que celle qu’on vient d’avoir, j’ai besoin de prendre des forces. Je fais bouillir de l’eau pendant ce temps-là, pour le thé. Cette eau faussement aromatisée à laquelle je me fais tant bien que mal.

« Si je dis oui… Je te rappelle que tu me dois toujours un voyage en Nouvelle-Zélande. Si tu n’es pas d’accord avec ça, ça se décidera au combat, mais interdiction de pouvoir pour toi. »

Histoire d’avoir une infime chance de gagner mon voyage de noces, avec un combo pouvoir-force. Après plus d’un an d’entrainement, je commence à pouvoir lui tenir tête plus de cinq minutes. Et j’ai toujours bien envie de visiter la Comté. Même s’il devra mettre une perruque.

« Il manque quand même quelque chose ! »

Je lui fais signe de m’attendre et je trottine à travers la maison, pour revenir avec nos deux guitares, l’air triomphant. Après tout, elles font partie de nos vies. Elles ont été un excellent moyen de communication lors de notre premier séjour en Irlande. Alors dans notre voyage nostalgique, elles avaient parfaitement leur place. Après lui avoir tendu la sienne, je me mets en place pour jouer quelques notes… juste l’intro, bien reconnaissable de cette chanson, avant de lui tirer la langue.

« Ça va, c’était pour voir si ça passait comme les anciennes crises. Comme la première fois qu’on a joué ? Je te suis ? »

Et peut-être qu’après deux ou trois heures, je serais assez détendue pour envisager de téléphoner à mon frère.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Mer 20 Avr - 6:37

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Un simple soupir sur sa peau et il avait senti des frissons remonter dans son dos, le faisant sourire alors qu'elle se plaignait de son mauvais timing. Il n'avait jamais parlé de sa famille, celle des autres ou même abordé des sujets réellement personnels avec qui que ce soit qui n'était pas sa famille, alors savoir quand placer ce genre d'infos... Ça viendrait, avec toutes ces choses qui allaient avec une relation sérieuse. Lui dans une "relation sérieuse"... Deux ans plus tôt il aurait suggéré un bon médecin à quiconque sortant cette absurdité. Un dernier baiser sur son front quand elle se releva, lui restant allongé par terre parce que... Parce que la vue était superbe pardi! On ira, mais ce sera pas encore pour cette fois. Je te rappelle que j'ai un groupe de dangereux terroristes à gérer... Vraiment pas le moment de se prendre des vacances, même s'il s'agissait d'une occasion très particulière, encore moins de l'autre côté de la planète. Banshee restait Banshee, comme elle l'avait demandé la veille. Il se releva finalement et sortit deux tasses d'un placard, lui faisant un grand sourire. Et puis... Tu vas faire comment pour la rando et l'équitation si tu tiens pas sur tes jambes? Au cas où elle n'aurait pas compris qu'il avait de trop longues années à rattraper et qu'il avait toujours un étalon irlandais à surpasser. Il s'était déjà enfui à l'autre bout de la cuisine pour fouiller dans un autre placard, évitant son coup au dernier moment. Bien sur qu'il manquait quelque chose, sinon il n'aurait pas le bras engloutit par ledit placard, cherchant à tâtons la petite trappe d'une des planques. Et t'aurais mieux fait de me priver de mon bô, t'arrives toujours pas à me battre quand je l'ai. Même si elle avait fait d'énormes progrès, il l'admettait sans problème, vu le nombre de fois où il s'était pris un coup qui lui avait en plus piqué son énergie.

Juste le temps de récupérer son boxer dans le salon et il revint dans la cuisine, échangeant sa guitare contre le pot de café lyophilisé qu'il venait de sortir, regrettant presque quand elle joua les premières notes. Sérieusement? Surtout cette chanson en plus... Ça dépend, j'ai le droit de me pendre avec mes cordes avant? Ce mec avait quelques chansons potables, voir entraînantes quand Kenny n'était pas à la maison, mais celle-là... C'est pour ça que je t'ai pas fait le coup de la sérénade, j'en ai trouvé aucune qui ne demande pas tout un groupe ou 4 ordis... Ou les deux. Passant malgré tout la sangle autour de ses épaules, il sortit un sachet de thé qu'il mit dans sa tasse - la Darth Vader, évidemment - et versa l'eau, espérant qu'elle changerait d'avis. Mais non, et il avait embarqué sa tasse dans le salon en râlant sur les affres de la musique commerciale écrite à la chaîne et des sons électroniques, se posant dans le canapé en continuant de grogner sur la musique américaine de manière générale, mais en ayant tout de même branché sa guitare à l'ampli. Et il avait joué avec elle sans trop lever les yeux au plafond, refusant en revanche de chanter et lui tirant la langue quand elle lui fit remarquer. Non il ne chanterait pas ça, parce qu'il n'était pas du tout d'accord avec ce que ça disait, même s'il jouait toujours. Et il était allé jusqu'au bout sans improviser un solo.

À son tour maintenant, et il allait pouvoir s'amuser un peu. Il avait cherché des chansons pendant un bon bout de temps, sans jamais trouvé une qui aurait pu convenir, mais il avait tout de même pu s'amuser un peu sur certaines qu'il croisait. Et parmi celles-là, une en particulier. Un morceau de rock, anglais bien sûr, avec des paroles bien particulières. Juste le temps de lui montrer les accords de base et le rythme et il avait commencé à jouer, puis chanter. Il avait juste transformé le "blonde" en "brune", le reste faisait référence à leur premier séjour en Irlande, comme à ce qui pouvait arriver maintenant qu'il lui avait fait une nouvelle proposition folle. Le retour éventuel des crises l'inquiétait encore, mais il aurait largement le temps d'y penser plus tard, pour le moment il profitait simplement du fait de jouer avec sa petite-amie, de lui faire une nouvelle déclaration en chanson. S'éternisant un peu sur les dernières mesures pour le plaisir, il relâcha la guitare et s'étira un peu. Trop vieux? Pas tant que ça en plus, à peine sept de plus que lui, et c'était un monumental classique pour ce genre de situations. Prenant une gorgée de son thé, il fit mine de réfléchir. Ok tu l'auras voulu... Et non il n'allait pas jouer du Hozier, ce serait vraiment trop facile. Même pas chanter d'ailleurs, puisque c'était fait pour une voix de femme, mais le reste était génial. Et puis il y avait une histoire de perruque blonde dans le clip qui l'avait fait sourire. Reposant sa tasse, il se cala un peu mieux et lança les premières notes d'une chanson qu'il savait qu'elle connaissait.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Mer 20 Avr - 23:12

you said you wanted to be around


when I made a mistake.


Well, this could be it, sweetheart
“Who are you ? Someone who loves you”
J
e lève les yeux au ciel. D’une part parce que le sort s’acharne à me séparer de la Nouvelle-Zélande et d’autre part pour ce « titre » dont le gouvernement nous a affublés. Alors qu’on veut seulement vivre en paix. Je me suis faite depuis longtemps – depuis toujours en fait – à l’idée de vivre en cachant ma véritable nature, mais je ne pensais pas que les hommes iraient jusqu’à commettre de telles actions à notre encontre. Enfin si, quelque part, je le savais déjà, mais pas à une si grande échelle. Est-ce un défi qu’il me lance ? Ou est-il juste très présomptueux ? N’empêche que je n’arrive pas à imaginer comment ce sera… Bon, bien sûr. Très bon même. Mais après autant d’attente et de frustration… le risque, pour lui comme pour moi, serait d’aller beaucoup trop vite et de gâcher le moment.

« Tu crois que les vendeurs de matelas louent leur magasin pour des occasions particulières ? »

Parce qu’effectivement, si ça fonctionne, il y a peu de chance qu’on quitte la chambre. Quant à son bô… je finirai par le brûler un jour, vu le nombre de fois que je me suis retrouvée au sol en chutant lourdement. Ah ça non, je ne l’aime pas beaucoup.

« Le jour où tu brandiras vraiment ton bô, crois-moi que tu seras souvent au sol et totalement à ma merci. »

J’affiche un petit air hautain et fier, couplé d’un sourire orgueilleux, avant de me concentrer sur ma prochaine bêtise, à savoir la guitare. Et évidemment, je soupire intérieurement en me rappelant que j’avais un… fiancé, qui peut tout prendre au pied de la lettre et ne pas comprendre les plaisanteries quand il s’y met. Au départ, je voulais juste jouer l’intro, en guise de clin d’œil. Mais voyant que ça l’emmerdait, j’ai fait toute la chanson, en le provoquant de temps en temps. Et preuve qu’il reste un gamin dans l’âme, de boudeur il passe à tout content. Je suis le rythme et les accords qu’il me montre, avant de me concentrer sur les paroles, en le regardant. Je ne connais pas cette chanson, mais elle est belle.

« Un peu… »

On a quelques années d’écart lui et moi, pas forcément les mêmes références, surtout que culturellement parlant, on n’a pas suivi le même parcours. Et dès les premières notes de la chanson qu’il choisit, je me redresse, tout sourire. J’adore cette chanson ! La dernière fois, j’avais braillé, en culotte, dans la cuisine… Je pensais être seule… Il l’a su ? Je me mets à chanter le refrain, mais nettement moins haut que Sia. C’est un peu flippant comme il me connait, parfois. Je ne suis pas habituée à ce qu’on connaisse sur le bout des doigts. A la fin de la chanson, je pose ma guitare, pousse la sienne pour prendre son visage entre mes mains et l’embrasser. Doucement, juste pour profiter.

« J’ai senti le café et contre lui, tu ne fais pas le poids. »

Deux… trois… baisers du bout des lèvres et je vais plonger mon nez dans le pot de café pour le humer avec exagération et soupirer de plaisir. Ce que j’aime le café… Je prépare ma tasse, avant d’y tremper les lèvres.

« T’as un étalon ET le café à battre, avec un bon liquide coulant dans ma gorge… »

Et je pousse un énorme soupir volontairement provocateur. Et c'est à charge de revanche pour toutes les blagues salaces qu'il a pu me faire. Après ça, je reviens vers lui, évitant les lèvres et les effluves de café, pour me nicher dans son cou et y souffler un merci entre deux baisers. Qui aurait misé un dollar sur le fait qu’on se supporte à ce point lui et moi. Parce qu’on a quand même de sacrés défauts. Pourquoi ça fonctionne alors ? Je n’en sais rien. Rien du tout et pour une fois, ma chimie me lâche et ne peut me répondre.

« Dis-moi… juste pour savoir… dans l’hypothèse où quelqu’un voudrait se marier en Angleterre avec un autre quelqu’un qui n’est pas du pays. Ça se passerait comment ? Et si l’un des quelqu’un n’était pas du tout doué pour faire de jolis vœux et n’avait rien de vieux à porter ou personne à qui emprunter des trucs pour la cérémonie… ce serait grave ? »

Juste une hypothèse… Mais je connais vaguement la tradition du quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose de bleu et quelque choses d’emprunté. Et je connais Ciaran, je pense qu’on n’échappera pas à la tradition – son petit côté cliché - dans son idée délirante. Sauf que le côté de la potentielle mariée n’est pas vraiment fourni et que celle-ci est totalement ignorante des procédures, des délais, des témoins et de tout le blabla. Pas vraiment le genre de choses sur lesquelles j’ai pu me renseigner, forcément. Il risque d’y avoir pas mal de paperasse à remplir en plus. Et ça, c’est effrayant. C'est tellement plus simple de mémoriser le tableau de Mendeleiev et de faire sauter des trucs...

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Lun 25 Avr - 8:26

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Pas encore aujourd'hui qu'il lui ferait oublier son foutu café. Mais il n'avait rien dit et s'était contenté de l'attirer un peu plus vers lui, répondant à chacun de ses baisers avec la même douceur, reprenant sa tasse de thé quand elle disparut dans la cuisine, souriant en entendant sa provocation. Peut-être, si jamais... Juste quelques mots, voire un seul, pour enfin supprimer ce dernier blocage qui lui pourrissait la vie. Juste un détail, et pourtant... Pouvoir enfin oublier la frustration, du moins celle-là, et enfin pouvoir être entièrement avec elle... Pour elle... À elle... Lorsqu'il avait découvert son pouvoir, il s'était juré qu'il finirait seul, parce que son pouvoir était dangereux et devait rester secret. Dix ans auparavant il s'était acharné à poser une myriade de blocages dans son propre esprit pour ne plus jamais vouloir ça, ou même y penser. Les années suivantes il s'était coupé de toute envie même vague de relation avec les autres pour que ça ne puisse pas arriver. Rendu la notion même de désir dangereuse, en en faisant quelque chose dont il devait se méfier, et supprimé ses éventuels besoins physiologiques pour ne pas céder à il ne savait quel instinct que son pouvoir ne pouvait contrôler. Et pourtant c'était là, quelque part dans son esprit, attendant plus ou moins sagement selon les situations. Il resserra les mains sur sa tasse, ignorant les légers tremblements dans ses bras et cette voix qui hurlait dans son crâne. Pas un piège, ce n'était pas son pouvoir, et il était libre de faire ses choix. Sentant la migraine battre dans ses tempes, il finit son thé et reposa sa tasse avant de reprendre sa guitare alors qu'elle revenait. La musique avait toujours été son refuge quand il avait besoin de calme, malgré les morceaux très rythmés qu'il jouait parfois, une sorte de sérénité qui s'approchait des longues phases de méditation qu'il pratiquait pour discipliner son pouvoir et ses émotions. Le seul moyen qu'il avait eu pour lui avouer ce qu'il ressentait vraiment à l'époque, le seul domaine qui ne semblait pas affecté par ses blocages passés, ou le dernier présent d'ailleurs.

Juste un sourire lorsqu'elle le remercia et il se mit à jouer, accords et notes sans réelle mélodie derrière, juste des variations qu'il avait entendu ou pratiqué plus jeune. Il faut un visa spécial, qui peut demander un peu de temps à faire, mais ça devrait pas être très compliqué à obtenir vu que tu remplis toutes les conditions. Sinon ça reste le truc classique: deux futurs mariés avec un témoin minimum chacun et un mec pour officialiser le tout. Et pour les vœux personnalisés... Si on pouvait s'abstenir, ça m'arrangerait... Il s'était évanoui à peine sa demande faite, devoir attendre de dire une simple phrase tout en contenant ce qui serait très certainement la pire crise de sa vie serait une torture, et il ne savait même pas s'il pourrait dire ladite phrase sans sombrer automatiquement... Ni si l'effet serait immédiat ou non. À partir de maintenant il n'avait plus aucune certitude par rapport aux crises ou ce qui les déclenchait, juste un ensemble de conjectures et de probabilités qu'il allait devoir gérer soigneusement pour les éviter au maximum. Ta bague est techniquement empruntée vu que c'est celle de ma mère et si je porte ce costard que tu aimes tant, ça fera le quelque chose de vieux et de bleu. Et pour le "quelque chose de neuf"... Rien qu'une virée shopping à Londres ne peut régler en moins de deux heures. Mais c'est pas obligatoire, un jogging jaune fluo fera tout aussi bien l'affaire. Certes il aimait le côté un peu vieux-jeu et cliché de cette vieille tradition anglaise, mais il pouvait largement s'en passer. Pas le plus important, loin de là. Il s'était penché pour poser un baiser sur le haut de son crâne, continuant de jouer distraitement. Pour le peu que tu porteras tes fringues de toute façon...

La tête calée contre le haut du canapé, il avait fermé les yeux, respirant calmement en jouant. Encore quelques accords au hasard avant d'entamer une chanson, une autre qu'il ne chanterait pas parce qu'il n'avait définitivement pas la voix. On a le temps pour parler de tout ça, il faut demander le visa trois mois à l'avance. Le reste c'est surtout de la paperasse, rien de très compliqué. Potentiellement trois mois à avoir des crises parce qu'il réfléchissait à ce sujet en particulier, avec les migraines et autres manifestations plus charmantes les unes que les autres. Mais ça ne changeait rien, il trouverait de nouveaux moyens de les contourner. Et l'un des meilleurs était un changement brutal de sujet. Pour le mois prochain... Ça te dirait qu'on passe le week-end au cottage? Avec le coup d'état, la tension avec l'omniprésence de l'armée, les actions de Banshee et sa propre paranoïa, il avait préféré éviter d'y aller régulièrement, malgré la considérable amélioration du réseau là-bas, peut-être à cause de ça aussi. Parce que si lui pouvait tracer des gens au mètre près, d'autres pouvaient faire mieux, sans même compter ceux dont c'était éventuellement le pouvoir... Remarque tu serais capable de refaire déconner le four rien qu'en l'approchant... La première fois c'était lui qui avait déréglé exprès le thermostat pour une vengeance, mais il était totalement innocent pour les suivantes. Rouvrant les yeux, il tourna la tête et lui fit un clin d’œil. Sinon je peux persuader l'autre là, le prof, d'être ta chose pour la nuit, ça devrait pas être très compliqué. Il n'avait rien fait pour éviter le coup, souriant tranquillement en la regardant commencer à tempêter contre l'idée ou le fait qu'il ose encore lui sortir des trucs pareils après ce qu'il venait de lui demander. Elle aurait pu avoir un nouvel amant tous les soirs, ça n'aurait strictement rien changé. C'était dans ses bras qu'elle dormait, contre lui qu'elle se lovait quand quelque chose l'inquiétait, à lui qu'elle se confiait quand elle en avait besoin et c'était bien plus important que de savoir qu'elle avait couché avec un mec avant de rentrer à la maison.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Lun 25 Avr - 22:07

you said you wanted to be around


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U
n témoin chacun ? C’est là qu’on va peut-être avoir un problème alors, parce qu’à part mon frère, je ne me sens pas assez proche de qui que ce soit pour partager ce moment. Mais d’un autre côté, je me doute bien que Ciaran aurait lui aussi choisi son frère… ce qui est impossible, justement à cause du mien. Je m’abstiens de tout commentaire qui pourrait gâcher un peu l’ambiance en me concentrant sur le reste des infos. Un visa à obtenir, donc encore un passage par les Douanes, et le reste ira tout seul. Enfin tout seul je ne me mets pas à paniquer. On parle de mariage là quand même. Ma-ri-age. Pas vraiment un mot qui faisait partie de mon vocabulaire. Sans compter qu’on va m’appeler « madame » après ça. Je n’ai pas vraiment la tête d’une « madame ». Imaginons dans la rue ou même à la fac… si les gens m’appellent … « Madame Hooper, je ne comprends pas la formule… » j’vais pas forcément penser à me retourner … En plus madame Hooper c’est… enfin c’est sa mère. Et si un jour on prend le thé à deux et que quelqu’un appelle « madame Hooper », ce serait super gênant qu’on réponde oui toutes les deux…Donc je ne peux pas m’appeler madame Hooper. Et si je garde mon nom ? Madame Blake… eurk non, j’aurais l’impression d’épouser mon frère… Madame Hooper-Blake donc… ou Madame Blake-Hooper. N’empêche que ça me fait bizarre.

Bon, pourquoi je suis revenue sur ça moi ? Ah oui, visa, paperasse, mariage, nom. En tout cas, problème pour le témoin et pas du tout de problème pour se contenter des phrases basiques. Après tout, c’est la signature sur le papier qui compte à l’arrivée, non ? D’ailleurs, comment on signe ? Avec son nouveau nom ou avec son nom de jeune fille ? Putain, c’est la honte, je ne sais même pas ça. Il faudra que j’aille voir sur internet. Je réfléchis à la suite. La bague, oui. Il faudra quand même que je me décide à la porter, même s’il dit que j’ai le temps. Celle de sa mère n’empêche… Et ça ne l’a pas dérangée de me la donner alors qu’elle ne me connait pas ? Et si elle ne m’aime pas ? Enfin, je ne vois pas pourquoi elle ne m’aimerait pas. Et puis ce n’est pas avec elle que je me marie. Concentre-toi sur le costume bleu, Kennedy. C’est vrai que je l’aime bien celui-là. Ça lui donne un charme certain. Et ça change des costumes noirs ou blancs qui feront vraiment trop cérémonieux.

« T’as vraiment un problème avec le jogging jaune fluo. Un fétichisme que je devrais connaitre avant de dire oui ? »

Je ne vais pas me marier en jogging ? Enfin j’veux dire… c’est juste signer un papier qui confirme tout ce que lui et moi on sait déjà, mais c’est quand même un peu… important. Et je ne vais pas me marier en blanc… enfin, j’en sais rien, mais à la base, c’est pour la virginité ou un truc du genre ? Et je le suis plus vraiment…Mais d’un autre côté, c’est la tradition. Rah ! Je n’en sais rien ! Je préfère sa version à lui. On y va, on signe, et on se met à poil ! Je l’écoute jouer, ça me dit quelque chose cette chanson. Je retrouve une ou deux paroles ici et là... Je l’envie de savoir faire ça, trouver toujours des musiques pour dire les choses. Je ne suis pas douée dans ce domaine. Ni pour dire vraiment ce que je ressens.

« Trois mois ? »

Trois moi pour un papier… Je n’arrive pas à savoir si ce temps d’attente me rassure ou me fait encore plus peur. Trois mois à partir du moment où on fera la demande en plus. Et au terme desquels, je serai une femme mariée… mais aussi au terme desquels on pourra peut-être enfin… faire ce que tout couple normal a envie de faire.

« Faudra pas trop trainer alors… »

Parce que si on attend… D’un côté, ce sera rassurant, rien ne sera différent, dans une situation à laquelle on s’est faite. Mais d’un autre… Ce serait retarder ce qui n’est au fond que l’évolution normale des choses et sa chance de pouvoir enfin… avoir du plaisir. J’attrape la bague de sa mère, la faisant tourner entre mes doigts. On sera officiellement ensemble, on sera une famille… Par chance, il m’évite un début de panique lié à l’imagination d’un repars de famille entourés de dizaines de gosses hurlant et courant partout.

Le cottage, voilà qui est mieux. Quelque part, ça a été notre premier « chez nous ». Rien qu’à nous deux. Et on n’a pas pu y retourner depuis qu’on l’a quitté l’année dernière. Je m’apprête à lui dire un oui parfaitement enthousiaste quand il me rappelle un petit incident avec le four.

« Je dois comprendre que je vais en entendre parler toute ma vie ? Parce que si c’est ça, je peux te jurer que lorsque tu pourras enfin abuser de moi, je me pavanerai en costume de Leia, autant le maillot de bain que sa robe rouge, et tu n’auras absolument pas le droit de toucher. »

Quant à la suite…Quoi ? Mais… Quoi ? Je le frappe, vraiment en colère et plus du tout amusée.

« T’es sérieux ? Comment t’oses encore dire ça ? Marions-nous, jurons-nous fidélité, mais va te taper le premier venu ! J’suis peut-être pas très au fait du mariage mais j’crois pas que ça marche comme ça. »

Pourquoi je suis en colère ? J’en sais rien. J’en sais rien et ça m’énerve de ne pas savoir. N’importe qui devrait se dire « cool, mon copain est assez ouvert d’esprit pour que je fasse ce qu’il y a de plus naturel au monde, à savoir assouvir mes besoins ». Surtout que je suis une scientifique et que j’ai tous les arguments les plus logiques et indiscutables pour aller dans ce sens. Sans compter qu’en plus, j’ai toujours su faire la distinction entre le sexe et les sentiments. Peut-être parce que c’est la frustration. Peut-être aussi parce qu’il m’autorise à avoir encore plus de plaisir physique que je n’en ai déjà…. Sauf que dans la configuration actuelle, j’en ai moi, du plaisir. Alors que je suis quand même celle qui n’arrive pas à en donner à l’homme qu’elle aime. Je me relève. Il est prêt à me laisser être physiquement infidèle, mais si la configuration était inversée… je ne sais pas si j’y arriverai, et ça me donne juste l’impression d’être celle qui aime le moins dans notre relation.

« J’vais me laver. Et oui pour le cottage. »

J’ai toujours la bague bien enfermée dans mon poing, je m’en rends compte qu’une fois dans la salle de bain. Zut, on n’est pas censé se prendre la tête quand on se demande en mariage. Mais elles finissent toujours comme ça les conversations portant sur ce sujet-là. Surtout qu’il sait que je n’ai pas du tout envie de me taper mon prof et que j’aurais un gros blocage de toute manière, puisque je saurais qu’il n’est pas l’homme avec qui je veux faire ça… Je regarde la bague. Il n’y a qu’avec lui que je peux faire ça, que je peux envisager d’être vraiment  un duo. Et c’est ce que je veux, même si effectivement je ne sais pas vraiment le dire. Je fais glisser la bague à mon annulaire gauche, pointe du cœur vers les doigts. Elle est à ma taille… ça me fait bizarre, jamais porté de bague. Je me regarde dans le miroir. Je suis fiancée, et ça ne se voit pas vraiment sur mon visage. Mon frère va me tuer… Il va m’encourager ? Va falloir que je l’appelle… je me déshabille, pour aller sous le douche, avec rien d’autre que cette bague. Faut que je m’habitue. J’ai envie de frapper les carreaux parce que je m’en veux de réagir comme ça et que je lui en veux un peu d’appuyer là-dessus quand il sait comment tournent ces conversations. Au lieu de ça, je laisse couler l’eau sur mon visage, me reconcentrant sur d’autres perspectives plus réjouissantes. Comme le cottage. Le canapé dans lequel on dormait, le lit dans lequel on ne pouvait pas se toucher mais où on dormait bien. J’irai m’excuser après.

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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Ven 13 Mai - 9:45

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Il n'avait même pas essayé de la retenir quand elle était partie, se contentant de la regarder monter à l'étage sans s'arrêter de jouer. Il comprenait sa réaction, la même à chaque fois qu'ils abordaient ce sujet, tout comme il savait qu'ils avaient eu la même vision des choses à une époque, du moins dans les grandes lignes: le sexe n'avait été qu'une réponse à un besoin physique, pas une histoire d'éventuels sentiments, et surtout pas quelque chose de spécial. Et puis il y avait son pouvoir, sa découverte au moment où la plupart des garçons de son age préféraient d'éventuelles conquêtes, le peu de maîtrise qu'il avait alors trop dangereux pour côtoyer de trop près des gens, et évidemment son effet. Comment savoir si l'autre était réellement consentant quand on avait la capacité de lui faire dire tout ce qu'on voulait? Pas d'influence sur les émotions mais le reste était si facile à utiliser, plus encore s'il se laissait aller aux ressentis... Et lorsqu'il avait eu suffisamment de contrôle, ça ne servait qu'à évacuer ce qu'il ne pouvait pas supprimer lors des entraînements. Juste une nuit, avec une nana qu'il ne revoyait jamais, jusqu'à ce qu'une nuit la satisfaction de ce besoin détruise complètement tout ce qu'il avait été. Ce même besoin qu'il avait par la suite supprimé et oublié avec succès, au point qu'il ne se souvenait plus vraiment ce que c'était et les rares souvenirs qu'il en avait gardé étaient tous teintés de douleur et de haine. Il savait que cette partie ne passerait jamais vraiment, tout comme il savait que lever le dernier verrou ne résoudrait pas magiquement tous les problèmes qu'il avait encore, et c'était dans le cas où ça marcherait. Juste des hypothèses, des conjectures plus ou moins certaines, des plans où chaque détail avait été étudié sous toutes les coutures. Un autre moyen d'oublier la frustration et la colère qui grondaient, d'occuper son esprit qui avait tendance à tourner autour des mêmes sujets.

Jouant toujours machinalement, il l'entendit refermer - avec sa délicatesse habituelle - la porte de la salle de bain puis l'eau se mettre à couler alors qu'il reposait sa guitare pour se lever, s'étirant un peu. Le temps de poser les tasses dans l'évier, récupérer les instruments et les ranger à leur tour, monter à l'étage les vêtements qu'ils avaient lancés un peu partout la veille et il était entré en silence dans la salle de bain. Un tee-shirt au sol, et c'était tout. En temps normal il l'aurait rejoint et lui aurait fait oublier pourquoi elle était en colère contre lui, mais rien de bon n'arriverait s'il faisait ça maintenant. Juste un détail, et pourtant... S'asseyant par terre, dos à l'évier et au miroir, le froid contre sa peau ne le gênant que quelques secondes. Je suppose qu'il est temps de te révéler un de mes plus grands secrets: mon second prénom. Il parlait assez fort pour qu'elle l'entende malgré l'eau, souriant légèrement en réalisant qu'encore une fois certains aveux seraient fait dans la salle de bain. Tout ce qu'elle savait c'était qu'il commençait par un J, vu qu'il incluait toujours cette lettre dans sa signature, et depuis deux ans elle lançait régulièrement des prénoms, plus ou moins ridicules selon le moment, sans succès. Ce n'était pas un secret d'état bien sûr, il en avait des pires, juste un prénom comme un autre qui était écrit sur beaucoup de papiers administratifs, et pourtant ça faisait partie des choses qu'il protégeait le plus. Un sujet qu'il n'évoquait que très rarement, du moins pas volontairement. James, comme mon père. C'était la tradition dans sa famille, même s'il avait coupé les ponts avec eux, et pendant un moment je comptais bien continuer mais... Mais il avait découvert ce dont il était capable, et il s'était juré que ça n'arriverait pas. Il refusait que son propre enfant subisse ce que lui avait vécu, la peur devant ce pouvoir bien trop grand et si difficile à contrôler et maîtriser, l'isolation presque obligatoire pour ne surtout pas faire une erreur, le poids des trop nombreux secrets nécessaires. Fermant les yeux, il se cala un peu mieux, calant une serviette sous son crâne. Il aurait pu s'arrêter là, se taire voire sortir de la pièce, tout faire pour éviter ce sujet comme il le faisait habituellement. Ça aurait été facile, pas la première fois, et pourtant il ne bougeait pas et continuait. C'est aussi grâce à lui qu'il n'y a pas d'accent à Ciaran, parce qu'en bon anglais il a été incapable de savoir sur quel "a" le placer. La douleur n'avait pas disparu malgré les années et tout ce qui lui était arrivé ensuite, mais il avait appris à faire avec, à vivre avec ce vide constant et pesant.

Qu'aurait pensé son père de ce qu'il était devenu, des choix qu'il avait fait? Est-ce qu'il aurait gardé son éternel sourire en apprenant la vérité, avant de lui sortir une citation et replonger dans son livre du moment? Tu te rappelles de mon tome des Sonnets à New York? Celui qu'il lisait ce matin-là, celui qu'elle avait lu juste avant de l'embrasser et de déclencher la première crise reliée à elle. C'était le sien, l'un des rares que j'avais emporté de la maison. C'est lui qui m'a appris l'importance des mots et des détails, et évidemment c'est de lui que je tiens mon amour des livres et surtout de Shakespeare. Lui qui lui avait enseigné comment discipliner ses émotions pour ne pas se laisser emporter par elles, quand on s'était rendu compte de ses tendances à l’hyperactivité. Et beaucoup d'autres choses qu'il n'était même pas capable de définir ou de cerner correctement. Il avait été proche de son père, bien plus que son frère ne l'avait été, et ça avait influencé tout le reste. Des détails et pourtant... Quand ma mère a accepté de l'épouser, il a planté un rosier dans le jardin. Juste sous la fenêtre de leur chambre, pour qu'elle le voit tous les matins en se levant. Un autre quand ils se sont effectivement mariés, un à ma naissance et un à celle de Caem. Il avait senti sa gorge se serrer à chaque mot, s'efforçant de rester le plus calme et détaché possible. Les souvenirs d'une vie heureuse, avant que tout s'écroule le jour où son père était mort. La même douleur, toujours aussi glacée, étouffante, même s'il avait fini par accepter que malgré son pouvoir il n'aurait rien pu faire, tout comme il avait accepté que ce qui avait suivi était entièrement de sa faute. Y compris la mort de son frère. Apprendre de ses erreurs et tout faire pour ne pas les refaire, respirer et se concentrer sur le présent. C'est pour ça que je suis allé à Londres, ma mère m'a appelé pour me dire que la bouture de mon rosier étant prête, et je l'ai plantée sous la fenêtre de la chambre en rentrant. Le dernier détail, peut-être le plus important. "Tu ressembles à ton père..." Il avait mis du temps à comprendre, plus encore à voir comment contourner certaines limites, mais ça en valait largement la peine.

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Banshee
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MessageSujet: Re: You said you wanted to be around when I made a mistake. Well, this could be it, sweetheart.
   Sam 14 Mai - 17:04

you said you wanted to be around


when I made a mistake.


Well, this could be it, sweetheart
“Who are you ? Someone who loves you”
J
e ne l’ai pas entendu entrer. Comme souvent d’ailleurs, à se demander si j’ai réellement reçu un entrainement durant toutes ces années. Je fronce les sourcils sous l’eau, en finissant de shampouiner mes cheveux. C’est vrai que j’ignore le second prénom de l’homme qui m’a demandé de l’épouser. C’est un peu étrange. Au départ j’avais cherché, puis j’avais fini par accepter l’idée de ne jamais le savoir, que cela soit l’une des zones de sa vie et de son être auxquelles je n’aurai pas accès. Et au final, c’est devenu comme un jeu, surtout quand j’étais faussement fâchée. Je pense que la dernière fois, j’ai dû lui sortir un truc du genre « Ciaran Jeronimo Hooper ». Ce qui était de loin ma préférence.

En l’entendant, je réduis la pression de l’eau, diminuant ainsi le bruit. James. Je me souviens encore de la photographie que j’avais vue dans son portefeuille lors de nos retrouvailles. C’était nos photos qu’il me montrait à l’époque, mais il en restait une de sa famille, et je m’étais déjà fait la réflexion qu’il ressemblait beaucoup à son père. Il comptait bien continuer ? Ça veut dire quoi ? Qu’il voulait des enfants avant, pour lui donner à son tour un nom ? Genre Hubert Ciaran Hooper ? Mais quoi ? Il y a renoncé pour quoi exactement ? Le refus de construire une famille, comme il me l’avait expliqué, parce qu’un coup d’un soir était plus prudent ? Parce qu’il avait posé ce verrou qui nous entrave encore parfois aujourd’hui ? Ou pour autre chose ? Je n’ai jamais été du genre à jouer avec des poupées baigneurs, je préférais de loin le skate et les rollers. Mais comme toutes les petites, je me suis déjà imaginé maman. Mais plus du tout depuis mes quinze ans. Quand j’ai découvert mon pouvoir, je n’ai pas imaginé que je devrais faire des concessions sur ma vie future. J’avais la chance d’avoir une mère mutante et un frère qui l’était aussi. Malgré la portée létale de mon don, tous, dans ma famille, m’ont laissé penser que je pourrais tout de même avoir une vie normale. Mais tout s’est effondré quand ils sont morts et que mon frère et moi avons été pris. J’ai cessé de croire en l’avenir et en toutes les choses « normales » de l’évolution. Parce qu’on ne m’aurait jamais laissé faire, parce qu’on aurait voulu le prendre comme on nous avait arrachés à nos parents, parce que je n’ai pas la patience et la douceur nécessaire pour un bébé et parce qu’à chaque fois que Ciaran me donnait envie de croire en ce en quoi je ne croyais pas avant, le monde s’acharne à me prouver que rien a changé. Je suppose que pour lui c’est différent. D’autant qu’il s’était caché et isolé, qu’il avait voulu apprendre son pouvoir à la Starwars. Je souris quand il évoque le détail sur l’accent. Moi non plus, je n’aurais pas su où le mettre.

Je coupe totalement l’eau, avant de passer le bras hors de la cabine de douche pour attraper une grande serviette et m’enrouler dedans. Evidemment que je me souviens de son livre. C’est un peu à cause de lui que les choses ont commencé. Enfin non, pas réellement. Mais j’avais voulu lui gâcher son plaisir lié au livre en l’associant à ce qui aurait dû être un souvenir désagréable. J’étais persuadée à l’époque qu’il ne me supportait pas.

« La beauté devrait être brune… »

Je ne comprends rien aux symboles s’il ne s’agit pas de schémas de molécules. Alors j’essaye de comprendre en silence l’importance des rosiers. Peut-être l’idée de fonder quelque chose, de faire croître et évoluer. Des racines communes, des pousses indépendantes et pourtant entremêlées. Alors c’est ça, la plante qu’il était en train de mettre en terre quand je suis rentrée ? C’est fou ce que ça peut faire flipper un simple rosier quand on sait la symbolique qu’il y a derrière. Pour mes parents, ça a été tellement plus simple. Ils étaient ensemble depuis trois ans quand, en se baladant, ils ont regardé une bijouterie et ma mère a balancé à mon père « bon, quand est-ce qu’on se marie ? ». Résultats, ils sont rentrés dans la bijouterie, ont choisi une bague, puis sont allés faire toutes les démarches pour se marier quelques mois plus tard. C’est peut-être aussi une des raisons pour lesquelles je n’étais pas sensible jusqu’à présent aux grands élans romantiques. Du moins avant de le connaitre. Je fais quelques pas vers lui, avant de me laisser glisser au sol à ses côtés et de lui donner un coup d’épaule.

« James c’est un beau prénom. Il te va bien. Mais tu resteras Jeronimo la prochaine fois que tu m’énerveras. »

Ma main cherche la sienne et nos doigts s’entremêlent. La salle de bain… A ce rythme, on se mariera dedans. J’étais calée contre le meuble sous le lavabo quand il m’avait percée à jour. Je m’y étais de nouveau calée quand il avait fallu que je décide de fuir.

« Je suis désolé qu’il ne soit plus là. J’aurais aimé le connaitre. Je suis certaine qu’il m’aurait adorée ! – je lui souris, même si je n’aurais pas fait la maligne si j’avais dû effectivement rencontrer ses parents. Et j’aime l’idée que tu lui ressembles en vieillissant. J’avais… je ne croyais plus du tout en l’idée d’un futur normal quand je t’ai rencontré. J’ai eu la chance d’avoir une famille qui m’a permis d’être moi-même et de me dire que je pourrai … avoir le même parcours que tout le monde, même si c’était loin de mes préoccupations de l’époque. Mais quand ils nous ont pris… »

J’ai compris qu’il y aurait toujours des gens pour nous haïr et je pensais que je serai à jamais leur prisonnière. Et aujourd’hui… eh bien malheureusement, aujourd’hui le schéma se répète, même si j’ai la chance d’être à l’extérieur.

« Tu te souviens de ce que tu m’as dit, quand tu m’as proposé de m’aider à m’échapper ? La maison en banlieue, le chien et tout le reste ? Ça me paraissait complètement taré. Parce que je ne savais pas ce que je voulais. Je ne le sais toujours pas. Je le découvre tous les jours avec toi. Je sais juste que je veux pouvoir regarder nos rosiers tous les matins, qui pousseront le plus longtemps possible, tout en finissant mes études pour bosser dans un domaine qui me plait. »

Nos, parce qu’il y en aura deux. Sa bouture et celle pour notre mariage s’il comptait bien perpétuer la tradition. Là tout de suite maintenant, je ne peux pas imaginer qu’il y en ait plus. Je doute que lui aussi, même s’il est absolument parfait avec les enfants. Peut-être que dans quelques années les choses changeront, mais là, si je me mets à imaginer ça, je vais avoir une crise de panique, parce que je me sens incapable d’avoir des petits rosiers.

« On va être une famille tous les deux. Ça serait bien qu’on ait nos propres traditions. Et j’en ai quelques-unes à te proposer : une photo chaque année, dans un endroit marquant de notre vie. Je pense que la première sera dans une salle de bain. Tu feras des pancakes tous les dimanches matins et tu me réveilleras par un concerto d’harmonica et de guitare. On ira au moins une fois par an au cottage, pour notre anniversaire de… révélation ? Ah et une fois par an, je ferai le ménage. Qu’en dis-tu ? Et je me disais qu’on pourrait… prendre une photo de nous avec ton rosier, pour ta mère. Mais on devrait peut-être s’habiller un peu plus.»

Surtout qu’apparemment elle s’était inquiétée de savoir s’il irait au bout… et probablement de ma réponse. Je crois que ma mère voudrait des photos de nous. Elle nous mitraillait quand nous étions enfants et ados. Je n’ai plus aucune photo de mes parents ou de moi quand j’étais petite, ils nous ont tout pris, même notre passé. Alors je me dis que s’il a la chance d’avoir retrouvé sa mère et renoué le contact avec elle après tout ce temps, elle ne doit pas être tenue éloignée de notre vie.

« Je suis désolée, je n’ai pas un grand secret de second prénom à te révéler, tu le connais déjà. Mon père s’appelait Noah et ma mère Elizabeth. Pas de tradition, ils avaient juste voulu garder le mystère sur fille ou garçon et avaient choisi des prénoms mixtes… D’où le Kennedy Reese. »

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