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 Oh, won't you leave me now ?

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Banshee
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MessageSujet: Oh, won't you leave me now ?
   Mar 5 Avr - 1:15

Oh, won't you leave me now ?
“I'm not like you, you ain't what I want
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L
es écouteurs bien rivés sur les oreilles, débardeur ajusté, je quitte la maison à belles foulées, après avoir pris soin de prévenir Ciaran. Avec ou sans l’armée qui va et vient, je continue de courir. Certes l’entrainement à la maison s’est intensifié, mais j’ai besoin de courir, d’aller à l’extérieur, de me défouler. Même quand je n’étais pas libre, je m’accordais ce temps qui n’appartenait qu’à moi. Courir, seule, avec juste ma musique dans les oreilles. Me retrouver, moi et mon corps, ses limites, ses possibilités. Alors ce matin, je n’ai pas dérogé à la règle. En tenue, cheveux attachés et c’est parti. A grandes enjambées, je quitte Englishtown, à peine ralentie par un contrôle de routine au passage vers Newtown Pery. J’ai toujours un nœud à l’estomac quand je montre mes papiers, mais il n’y a rien à craindre de ces contrôles là en temps « classiques ».

Déterminée et sans perdre le rythme, je prends la direction du parc du Peuple. Quel nom, j’vous jure, quand on voit le nombre de contrôles dans les parages. C’est ici qu’on devrait faire des actions avec Banshee. Ici qu’on devrait diffuser nos idées, pour le symbole. J’essaye de me reconcentrer sur la musique. Ce n’est pas à moi de décider de cela et en plus, je suis censée ne penser qu’à moi et à mon corps. Désormais, il faut être fort, mentalement mais aussi physiquement, car on ne sait pas ce qu’il peut arriver, je pourrais très bien recevoir la mission d’intercepter des ravitaillements ou une capture de mutants d’une minute à l’autre. Bref, mon souffle, mon rythme. Je cours plus vite désormais. Plus longtemps aussi, même sur un terrain peu régulier. Mon regard ne s’arrête qu’à peine sur les passants qui se baladent déjà ou sur les autres coureurs matinaux. C’est étonnant, cette capacité qu’on a tous à s’adapter, à accepter la situation merdique dans laquelle on est.

Dire qu’il y a des gosses. Ils ne vont pas savoir ce que c’est que d’être libres. Et pour avoir été tenue en laisse pendant des années, je ne peux qu’être en colère. Je tourne, quittant le sentier principal du parc pour un chemin plus escarpé, fréquenté seulement par les connaisseurs. Accélérant un peu ma foulée, j’aperçois une silhouette devant moi. Je la doublerai dans quelques temps, n’y prêtant pas plus attention. En plus, j’aime bien la chanson qui passe dans mes écouteurs. Sauf qu’un truc tombe de la poche arrière du type. Je fais quoi ? Je casse mon rythme pour faire ma bonne citoyenne ou tant pis pour lui ? Tant pis, je continue. Eh merde… en passant au-dessus de l’objet, je me rends compte qu’il s’agit d’un portefeuille. Or dans un portefeuille y a quoi ? Je vous le donne en mille, des papiers ! Et les papiers d’identité, dans cette ville et dans ce pays – qui était pourtant synonyme de bonheur et de liberté pour moi il y a encore un an – avoir ses papiers, c’est plus qu’essentiel. Alors si je peux au moins éviter à cet homme des heures interminables au poste à tout faire pour prouver son identité…

Je fais demi-tour, ramasse le portefeuille sans l’ouvrir, et me mets à courir après le type, que je rattrape assez rapidement.

« Monsieur ! Monsieur vous avez perdu… »

Je m’arrête, littéralement, physiquement, quand il se retourne. Putain… Fait chier. Fallait vraiment que je tombe sur lui.

« Monsieur Fitzpatrick… bonjour, votre… »

Je fais un geste pour ôter mes écouteurs. Sauf que je le fais avec la même main que celle qui tient le portefeuille. Et là… y a un truc qui en tombe. Je me penche pour le ramasser et… Re-putain. Bordel de chiotte.

« Ça vaut une fortune de nos jours. Le principe c’est d’éviter de les gâcher…»

Je suis vraiment là, à tenir les capotes de mon ancien prof qui m’a accessoirement déjà fait des avances ? Sérieusement ? Surtout que pour le coup, avec un maire ancien pasteur, les contraceptifs ça coûte vraiment cher, et encore… quand on parvient à s’en procurer. Je suis ravie de voir que son argent passe là-dedans et qu’il les laisse tomber comme ça. Allez, qu’il reprenne ses affaires et qu’on se dise poliment au revoir comme si de rien n’était…

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mar 5 Avr - 13:25

Kennedy R. Blake ∞ Declan Fitzpatrick
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Il s’était levé sans mot, n’avait pas pris la peine de réveiller la jeune blonde qui dormait dans ses draps. L’avait-il à peine regardé qu’il s’était silencieusement faufilé sous la douche pour se laver. Declan laissa un mot bien en évidence : “Ferme la porte derrière toi. Je ne veux pas te voir à mon retour” avant de partir pour son jogging quotidien. Le barbu s’étira rapidement avant de partir à petites enjambées vers le parc. Depuis son arrivée à Limerick il avait pris pour habitude de faire du sport, après tout s’il voulait séduire il fallait être au meilleur de sa forme et compte tenu de la soirée de la veille, il avait trouvé le bon rythme. Tout en courant, il se remémora la nuit qu’il avait passé avec… Ca… Caroline ? Non… Olivia… Non… Ça commençait par un M. Ingrid ? Declan haussa les épaules. Si il n’avait pas retenu son prénom c’est que ça n’avait pas grand intérêt.
Le barbu continua à sautiller tout en montrant ses papiers. Il reprit son rythme et traversant la route il arriva enfin au parc. Inspiration. Une belle brune passa devant lui. Expiration. Non de dieu… Les formes et ses hanches qui dansent devant lui… Inspiration. Il continua sur le même rythme tout en gardant les yeux rivés sur ses courbes offertes. L'écossais prit le petit sentier qu’il connaissait bien quittant la superbe vue qu’il avait. Dommage. Il en trouverait bien une ce soir pour lui occuper la soirée. La règle d'or ? Ne jamais passer une semaine sans une conquête.
Sans s’en rendre compte, son portefeuille tomba, Declan poursuivit son rythme. Inspiration. Une voix. Le professeur fronça les sourcils et tourna la tête. Une belle brune. Un mince sourire apparut sur son visage. Elle s’arrêta. Expiration.

« Mademoiselle Blake. » Soupira-t-il.

Ken… Ken… Kennequoi ?... Bref… Elle leva son portefeuille tout en retirant ses écouteurs mais le fit tomber. Se baissant elle lui offrit une vue qu’il n’aurait espéré voir si tôt dans la matinée. Declan étira son sourire. Il fit quelques pas vers elle et mit les mains sur ses hanches. Son ancienne élève tenait ses préservatifs, en débardeur. C’était presque un appel, non ? Elle l’avait repoussé après des avances qu'aucune femme n’aurait pu refuser. Kennemachin avait soit disant un petit-ami, mais ça n’avait jamais posé problème avec les autres filles qu’il avait branché. De toute façon, elle tomberait sous son charme tôt ou tard. Declan s'essuya le front légèrement en sueur. Il avait chaud. Était-ce le jogging ou elle qui lui faisait mouiller son maillot.

« C’est fort aimable à vous. »

Il tendit la main vers son portefeuille tout en plongeant ses yeux dans les siens. Les préservatifs étaient une denrée rare depuis que le maire ancien prêtre avait décrété que faire des enfants c’était la volonté de Jésus.

« Je devrais apprendre à ne pas m’en servir… Mais vous savez… parfois… Ça peut servir. »

Le généticien ricana. Il était vrai qu’il avait payé ça une fortune mais entre l’idée de se ruiner pour un morceau de latex ou avoir des enfants, le calcul était vite fait, notamment avec son tableau de chasse qui ne cessait s’accroitre. Se passant la langue sur la lèvre inférieure il ne détacha pas son regard du sien. Il la détailla de bas en haut en haussant un sourcil. Un petit débardeur bien moulant, un petit short, Declan appréciait la vue. Mon dieu qu'elle était appréciable... mais seulement quand elle ne parlait pas. Son ancienne étudiante l'avait repoussé et Declan n'avait pas beaucoup aimé. Jamais une femme avait refusé ses avances.

« Alors, Mademoiselle Blake ? On fait son jogging du matin ? Qu’aurais-je fais sans vous si vous n’aviez pas trouvé mon portefeuille. J’aurais fait une malheureuse ce soir. » Ria-t-il.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mar 5 Avr - 21:50

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ort aimable ou fort couillon, je n’arrive pas vraiment à me décider. Pourquoi j’ai eu cet élan de bonté ? Je n’aurais pas pu laisser le portefeuille par terre, non ? Ça m’aurait évité d’être dans cette situation gênante. Pourquoi il me regarde ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il veut ? Allez, prends tes affaires et on se sépare, pitié. Non, pas de dissertation sur le préservatif, pitié. Oui, on sait que ça peut servir, merci. J’aimerais bien m’en servir d’ailleurs. Pas avec lui hein, on ne va rien imaginer. Mais nous avons travaillé ensemble, nous devons entretenir des relations purement professionnelles, ne pas nous voir comme des personnes qui ont des envies physiques, mais juste comme des cerveaux aptes à collaborer. Rah, je déteste la façon dont il me regarde, j’ai l’impression d’être… un morceau de viande. Mon regard se fait noir. On ne lui a jamais appris que ça ne se faisait pas de regarder une fille comme ça ? Ou alors juste dans l’intimité quoi. Franchement, s’il n’y avait pas la menace de l’armée, je le viderais de son énergie, là, sans autre forme de procès.

Au départ, j’ai vraiment cru qu’il était quelqu’un de bien. Scientifique brillant, avec un esprit vif, perspicace. Un peu mégalo, certes, mais c’est le lot des grands chercheurs… En plus il est un spécialiste de la génétique. Autant dire que ça m’intéresse à mort. Ce n’est pas ma dominante, mais en tant que mutante, je suis forcément intéressée, et ça peut m’aider pour ma thèse. Travailler avec lui a été enrichissant. Du moins au début. Mais très vite, j’ai fini par être mal à l’aise. Son attitude, ses mots. Et puis sa technique de drague bien lourde. Sauf que je n’étais – et ne suis – pas du tout dans le trip de me faire draguer. Il y a plus de deux ans, et pour un soir, peut-être. Et encore, je ne couchais pas avec mes profs, hors de question. Trop risqué, trop problématique. Mais depuis deux ans, je vis quelque chose de plus important que tout ça. Quelque chose de compliqué c’est vrai. Mais quelque chose de réel et de sincère. Donc c’est bien non et définitivement non.

Malheureusement, je ne peux pas utiliser mon pouvoir contre lui ni lui en coller une bien sentie, vu que c’est un peu mon supérieur, dans un sens. Diplomatie, Kennedy, diplomatie. Aaaaaaaah non, je ne veux pas de cette image en tête ! Quel élève veut savoir que son professeur mène une vie sexuelle dissolue ? Sérieusement, pas moi. Cette fois je ne supporte plus le contact visuel et je suis la première à baisser les yeux, ce qui m’exaspère profondément d’ailleurs. Et je n’aime pas sa façon de m’appeler « mademoiselle Blake »… son ton si… brrrr. Pourtant j’y tiens à ce nom, mais là, prononcé ainsi, non, il y a quelque chose de très dérangeant.

« Euh, ouais. Bah écoutez, tant mieux pour vous et… votre … copine. Mais vous devriez vraiment faire gaffe. Vu le prix, on pourrait essayer de vous les voler. »

Heureusement que je ne suis plus en cours avec lui. Et si je peux aller courir un peu avant cette heure-ci à l’avenir, cela n’en sera que mieux. Vraiment mal à l’aise maintenant et plus que pressée de rentrer à la maison, désireuse aussi d’oublier cette histoire de préservatifs et de ne plus me sentir gênée par un regard, je perds un peu ma diplomatie.

« Profitez bien, il faut que je m’y remette. »

Je remets mes écouteurs avant de reprendre mon footing, en espérant oublier très vite cette rencontre.  Il vaut mieux que je m’en aille parce qu’il est de notoriété publique que je ne sais pas garder mon calme bien longtemps, et là, je sais que je suis déjà au bout avec lui.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mar 5 Avr - 22:52

Kennedy R. Blake ∞ Declan Fitzpatrick
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Bon dieu dès qu’elle ouvrait la bouche, ça l’agaçait. Peu de femme l’agaçait à ce point. Ne pouvait-elle pas se taire et accepter ses avances ? Tout le monde y gagnerait, mais non, madame semblait et se voulait bien trop intelligente pour se résoudre à la fatalité. Il croisa les bras. Lui ? Une copine ? Plutôt rêver. Être en couple était une charge bien trop lourde pour Declan qui se voyait comme un loup solitaire, incapable de se construire au milieu d’une meute et de fonder une famille. Il finirait avec les cheveux blancs à quarante ans et ça “non merci”. Declan étira son sourire quand elle prononça le mot "préservatif". C’est qu’elle en voulait, la gourde. Les préservatifs c’étaient comme l’alcool, trop cher pour ce que c’étaient. Il pourrait surement négocier avec elle, si elle en voulait vraiment un.  

« C’est trop aimable de vous en faire pour moi. Mais… Je suis célibataire. »

Il ricana en se léchant la lèvre inférieure. C’était une bonne élève, sans parler de son physique, il avait apprécié travaillé avec elle et lui apprendre ce qu’il savait sur la génétique. Malheureusement il avait du mettre un frein à son apprentissage quand la jeune demoiselle avait décidé qu’elle était trop bien pour lui. Mettant ses mains sur ses hanches Declan jubilait presque à l’idée de faire son jogging avec elle tous les matins. Petit copain ou pas ça n’allait pas le gêner. Declan s’apprêta à relancer la conversation quand soudain elle coupa court et mit ses écouteurs. Fronçant les sourcils il entrouvrit les lèvres et l’observa se préparer à repartir. Le généticien écarte les bras comme pour l’obliger à retirer ses écouteurs.

« Bah alors ? Mademoiselle Blake ? On ne veut pas discuter avec son ancien professeur ? En souvenir du bon vieux temps… Hm ? »

Il passa son pouce au dessus de son épaule.

« J’peux vous payer un café, si ça vous dit. »

Faisant la moue il attendit sa réponse. Elle devait dire oui sinon… Quelle impolitesse. Declan l’observa de haut en bas.

« Dites oui, mademoiselle Blake… Dites oui. »

Il inspira profondément et ricana de nouveau. Si il fallait la supplier il le ferait. Tant pis pour son orgueil, il voulait la jeune femme dans son lit alors si il fallait en passer par là... Pas de problème. Ce qu'il voulait... Declan l'obtenait toujours.

« On ne dira rien à votre petit-ami. »

Declan fit un clin d’oeil. Oui il s’était renseigné sur elle et sur sa vie personnelle. Il n’avait pas su grand chose à part qu’elle avait un mec. Ca ne lui posait pas plus de problème, beaucoup de femmes ayant acceptés ses avance bien qu’étant en couple. Un plan d’un soir… Ca ne pose pas de problème, non ? Le généticien fit la moue.

« Ça sera notre petit secret.  »

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mer 6 Avr - 14:19

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top, stop, stooooop. Je m’en fous de savoir qu’il est célibataire et qu’il ne pense visiblement qu’avec sa queue. Il ne peut vraiment pas se contenter d’être un cerveau. J’aurais pu être attirée par son intelligence, parce que c’était vraiment stimulant de bosser sous sa tutelle. Il est connaisseur, fin dans ses analyses. Donc son cerveau, oui. Certainement pas sa manière de se comporter avec ses étudiantes. Il y a plusieurs années et avec un coup dans le nez, peut-être. Le truc c’t qu’aujourd’hui je suis bien lucide, et j’ai découvert un bien étrange sentiment, très compliqué à gérer. Sans compter que je ne suis plus cette fille qui cherchait n’importe quelle échappatoire à sa vie, juste pour oublier. Là par contre, je veux surtout me barrer. Sauf qu’il m’empêche de reprendre ma route. Irritée, j’ôte de nouveau mes écouteurs.

« J’aurais certainement l’occasion de vous revoir à la fac… »

C’est qu’il insiste en plus. Je tilte un peu sur le mot café. Non qu’il pourrait m’avoir rien qu’avec un café, mais ça me manque un peu. Avec l’embargo, je suis condamnée à boire du thé ou à rationner le café que Ciaran me ramène de Londres. Ah, non vraiment, sa façon de dire mon nom… ça ne va pas du tout.

« C’est gentil à vous mais je ne peux pas accepter, vraiment. »

Evidemment ça ne l’arrête pas. Alors que je veux remettre encore mes écouteurs, sa phrase me fige. Son clin d’œil aussi, mais surtout sa phrase. « On ne dira rien à votre petit ami ». Non mais c’est quoi ça ? Je me sens sale d’un coup et ce n’est pas la suite qui m’aide. Je fronce les sourcils et dans ma tête, l’image mentale n’est pas jolie jolie. Parce que ce n’est pas un café que j’imagine. C’est moi couchant avec ce type et rentrant l’air de rien à la maison. Ciaran et moi avons déjà eu plus d’une discussion à ce sujet, et ça s’est toujours soldé de la même façon. Moi pas contente et campant sur mes positions. J’ai su, autrefois, faire la différence entre sexe et amour. Mais je n’y arrive pas. Je ne peux tout simplement pas imaginer me taper un mec et passer ensuite la nuit avec mon petit-ami comme si de rien était. Et surtout, je me vois mal avoir des secrets pour lui. C’est fini ça, on a assez eu de preuves des merdes que provoquent les secrets.  

« Ok, alors je suis désolée, mais je vais être claire. Il n’y a pas de « petit secret » entre nous, et il n’y en aura pas. Rien que le fait que vous utilisiez cette expression montre bien que vous n’attendez pas qu’un café ou une discussion. J’aime mon petit-ami et je suis navrée mais autant j’admire le scientifique que vous êtes, autant il n’y aura rien de plus. »

Parce que vous être un vrai con en tant qu’homme… mais ça, j’arrive encore à le retenir. Toutefois, mon regard et mon ton se sont faits beaucoup plus fermes  et plus franchement sympathique. Vraiment envie de lui en coller une pour qu’il me lâche les baskets.

« Il y a plein d’autres filles qui par contre diront oui, réfléchissez-y. »

Comme cette Sybil.  Dans le genre je bave sur mon prof, elle se pose là. Et elle arrêterait de m’agresser tout le temps, si elle tirait un coup une bonne fois pour toute.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Dim 10 Avr - 11:44

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Quand son étudiante lui refusa une seconde fois sa proposition. C’était scandaleusement indécent mais terriblement alléchant. Un défi comme il en aimait. Son visage était d’un sérieux implacable. Il avait rangé son sourire de séducteur et avait opté pour la mine du professeur en notation. Il n’était pas quelqu’un de facile à vivre car sa personnalité reflétait les sept péchés capitaux. Il croisa les bras. Declan la fixa droit dans les yeux, il ne l’obligeait en rien mais il n’abandonnerait pas. Restant sérieux il fallait qu’il réfléchisse avant de parler à haute voix.

« Vous n’avez pas encore pris la fuite… C’est plutôt bon signe. Est-ce un bon point pour moi ? »

Il fallait qu’on entre dans le vif du sujet. Son regard était déterminé et intense, la déshabillant du regard pour la déstabiliser.

« Si je peux un rien orienter votre choix, c’est aussi pour parler d’un dossier dont j’ai besoin de l’avis d’une brillante étudiante. »

Il avait été un peu désabusé par la réaction de la jeune femme. On lui avait rarement refusé un rendez-vous et surtout avec un “café” qui coûtait les yeux de la tête. Il enchaîna rapidement.

« Mais nous pourrons voir ce point après. Si vous acceptez... »

Secouant la main, Declan se pencha légèrement vers elle en prenant l’air de la confidence. Il ne pouvait s’empêcher de sourire. Ses cheveux bougeaient gracieusement autour de son visage, pour son plus grand plaisir. Une odeur de tabac froid imprégnait ses vêtements.

« J’y tiens Mademoiselle Blake. C’est important. Une confiance que je place en vous et un principe d’entente cordiale. Je sais que je n’ai pas été très fin avec vous ces quelques années et je tiens à m’en excuser. »

Il se redressa. Toute fois sa curiosité avait été piqué. Une autre fille ? Declan haussa un sourcil. Ses yeux étaient rieurs, il savait parfaitement ce qu’il faisait avec elle. Il la testait. Quelques autres femmes, étudiantes et collègues n’étaient pas indifférentes à son charme. A cette pensée, le généticien tenta de camoufler son sourire mais sans succès. Elle admirait le scientifique en lui mais il n’y aurait rien de plus. Adorable. Declan n’était pas aveugle, elle ne voulait pas de lui physiquement mais en gentleman, il détourna le regard et arbora un sourire enjôleur. Encore un stratagème. Il fixa un point dans le vide. Un frisson s’empara de lui en se passant la main dans les cheveux. Secouant la tête nonchalamment et Declan ajouta d’une voix basse :

« Marché conclu ? »

Il n’avait pas envie de partir ni même de la quitter sans avoir ce qu’il voulait. Declan avait toujours été têtu. Il resta un instant à la fixer pour finalement détourner le regard, vraisemblablement troublé par une soudaine pensée. Depuis quelques mois il rêvait de chose étrange, faisant des recherches il y pensait souvent. Était-il un mutant ? Et si elle s’en rendait compte ? Serait-il dénoncé ? Il avait besoin d’aide à ce sujet. Il devait avoir loupé une information. Mais comment faire pour ne pas se vendre par erreur ? Il devait encore y penser. Quand il se demanda si il était de ceux qu’on “chassait”, toutes ses certitudes avaient volé en éclat. Il n’en était pas encore sûr mais il avait presque perdu la foi. Ce jour-là, il était seul, il n’y avait pas de miracle. Quelque chose clochait et il allait le découvrir.
Le professeur fronça légèrement les sourcils. Il ne laisserait personne lui détruire tout ce qu’il avait construit, non, jamais !! Assez fière de sa petite négociation il était persuadé qu’elle allait dire oui. Il lista, l’air de rien, toutes les manières qu’il pouvait utiliser pour l’emmener “boire un verre” mais en réalité il anticipait déjà son rendez-vous avec Kennetruc. Ses yeux noisettes sont si intenses qu’il doit y ancrer son regard comme fasciné. D’un ton neutre :

« Mademoiselle Blake… S’il vous plait… Tout cela restera très professionnel. »

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Dim 10 Avr - 20:32

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Je lève les yeux au ciel en entendant la suite. Un bon point ? Il est sérieux ? Je bouillonne, surtout à cause de la façon dont il me regarde. Je sens ce picotement, si caractéristique, en moi. Celui qui transparait par tous les pores de ma peau et qui fait que je peux devenir mortelle… pour les autres. Heureusement pour lui que je contrôle mon don, parce qu’il ne demande qu’à s’activer pour faire comprendre à Declan Fitzpatrick qu’il n’a réellement aucune chance de parvenir à ses fins. Si nous étions à New-York, je lui aurais très certainement fait une petite ponction bien sentie. Assortie d’une petite humiliation. Genre, je l’aurais mis KO et je lui aurais baissé son froc. Il aurait dû tout retraverser cul nu ou aurait été embarqué pour exhibition sur la voie publique. Mais ce n’est pas New-York. Non. On est à Limerick, le symbole de la liberté pour moi. Liberté remise en cause depuis un an quasiment. Alors il n’est pas question de déconner ou de risquer d’être découverte comme mutante. Même si Fitzpatrick mériterait d’avoir mal.

Un dossier, hein ? Je n’ai aucune confiance en lui, mais je sais aussi qu’il travaille sur des sujets hautement passionnant et utiles pour mes recherches. C’est un gros con en tant que personne mais j’ai quand même appris deux-trois trucs en bossant avec lui. Puis merde, ça me saoule d’être aussi curieuse. Ciaran m’a déjà eue plusieurs fois comme ça. La flatterie maintenant ? Ok, je suis ambitieuse et un poil orgueilleuse, surtout quand cela touche mon domaine. Mais tout de même. Et pas très fin, c’est le moins que l’on puisse dire. Tout comme son sourire ne l’est pas du tout à la perspective de plaire à des étudiantes. Vraiment, il craint comme mec. Ou alors c’est que je suis devenue un peu plus exigeante que je ne l’étais autrefois. Ce qui est fort possible aussi.

Généralement, je sais quand on me ment. Je le sens pour avoir été moi-même une sacrée menteuse, par la force des choses. Et en quelque sorte, encore une menteuse à l’heure actuelle. Et là, dans la façon dont il me parle, dans cette fraction de seconde où il laisse échapper un je ne sais quoi, je sens que s’il est loin d’être cent pour cent honnête, il y a un tout petit truc sur lequel il ne ment pas.

« Y a d’autres professeurs, bien plus brillants que moi. Pourquoi choisiriez-vous une étudiante ? »

Méfiante je le suis. Curieuse, aussi. Mais je ne suis pas imprudente pour autant. Je regarde autour de nous, cette fois non avec mon regard de simple joggeuse lambda, mais avec mon œil d’ancienne chasseuse, et d’actuelle proie aussi. Le moindre bruit suspect. Le moindre regard dans notre direction. Mais rien. Un parc, tout ce qu’il y a de plus classique. Et personne qui ne fait attention à nous.

« Si vous êtes capable de me dire comment je m’appelle exactement et quelle est ma spécialité et que vous m’expliquez ici la teneur de votre dossier, j’accepterai peut-être de vous accompagner jusqu’au marchant à l’entrée du parc. »

On va voir s’il me fait vraiment « confiance » et s’il peut gagner la mienne. Par contre, si je comprends qu’il s’agit d’une entourloupe, là, supérieur ou pas, il entendra parler du pays. J’attends donc, fermement posées sur mes deux jambes. Pas question que je bouge ou que je le suive dans un lieu clos. L’entente mutuelle a ses limites et je dois d’abord m’assurer qu’il a réellement quelque chose de professionnel à me dire.  

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Lun 11 Avr - 19:41

Kennedy R. Blake ∞ Declan Fitzpatrick
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Quelle perspicacité !! Oui il y avait des tas de bons professeurs aussi brillants les uns que les autres mais non Declan avait choisi Kennenulle. Pourquoi ? A part qu’il voulait partager plus qu’un dossier il n’y avait pas d’autres réponses. Le jeune homme étira un léger sourire.

« Une étudiante aussi brillante… N’est-ce pas là une superbe opportunité pour vous ? Effectivement, il y a une tonne de professeur que je pourrais joindre mais non je m’adresse à vous… Pourquoi cela devez vous déplaire ? »

Oui, Declan ne répondait pas à la question. Il aimait faire ça avec elle et avec beaucoup de monde. Toujours retourner la situation et poser une question à une autre question. Il est vrai qu’il y avait énormément de femme qui lui tournaient autour mais il ne leur adressait que rarement de l'intérêt… sauf… sauf à celles qui lui semblaient inaccessible. Kennebidule était la potiche du jour, d’où son sourire en coin. Pourquoi s'intéressait-il à elle ? Parce qu’elle se refusait à lui. Elle n’était pas la fille canon qui devait faire tourner toutes les têtes pourtant c’était elle qu’il regardait. Elle était brune au teint pâle, ni trop grande, ni trop petite, de grands yeux noisettes, des lèvres petites et charnues. Pas si mal… Mais sans artifice. A sa question il dévoila ses canines.

« Je dois donc faire mes preuves. »

Le généticien croisa les bras.

« Vous vous appelez Kennedy Blake. Vous êtes doctorante en chimie et chargée de TD. »

Secouant la main en l'air, il reprit.

« Je continue ? Vous avez un petit ami et vous avez débarqué à Limerick en 2015. » ll arqua un sourcil. « Hmmm… Janvier 2015, je dirais. Vous venez de New York c’est ça ? »

Le vent lui fit du bien, il avait transpiré et il sentait son t-shirt qui lui collait à la peau. L’air lui fit reprendre ses esprits. C’était peut-être étonnant pour elle qu’il en sache autant sur ses étudiants. Et c’était le cas, il n’en connaissait que quelques uns et ne s'intéressait pas aux autres. Trop peu de temps et surtout trop peu d’envie. Declan n’aimait que lui, ça il n’avait aucun doute. Ne lui laissant pas le temps de répondre, il reprit :

« Il est question d’un dossier… complexe. J’ai besoin d’avoir un avis extérieur car je pense avoir si longuement bossé l’analyse que j’en ai sûrement oublié l’élément essentiel. Pourriez vous y jeter un coup d’oeil ? »

Le jeune généticien jouait avec le feu. Les analyses c’étaient les siennes. C’était épuisant et il n’avait pas beaucoup d’arguments pour la faire accepter.

« Avant cela je dois vous demander de ne dévoiler le dossier à personne. Je vous fais confiance et vous devez en faire de même. C’est bon ? Cela vous convient ? »

Declan en resta là. Il avait beau paraître sûr de lui, il ne pouvait pas se résoudre à lui dévoiler tout le contenu du dossier. Le jeune homme secoua la tête en s'humectant les lèvres.

« Savez vous pourquoi je vous choisis plutôt qu’un pro’ ? Votre manque d’expérience ne diminue en rien votre enthousiasme. »

Écartant les bras il fit une petite moue. Il n’attendait plus que sa réponse.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mer 13 Avr - 15:00

Oh, won't you leave me now ?
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ourquoi ça devrait me déplaire ? Il est sérieux là ? Parce qu’il m’a draguée, parce que ça semble sorti tout droit d’un chapeau magique comme proposition. Techniquement, ça pourrait être une belle opportunité… si c’est vraiment sérieux et que ce n’est pas une nouvelle connerie. Oui bon, il connait mon nom et ma spécialité, ça ne veut pas dire grand-chose. Mais j’aurais préféré qu’il soit incapable d’y répondre. Ça m’aurait fait une excuse toute trouvée. Wowowo, il va me faire ma biographie complète là ? Genre quel âge j’avais quand j’ai perdu ma virginité ou ce que j’ai mangé ce matin au petit-déjeuner ? Hum, ça ce serait foutrement flippant.

« ça va, ça va, vous pouvez arrêter là. »

D’un geste de la tête, je rejette en arrière une mèche de cheveux que le vent me met dans les yeux. Mais si on dossier n’a rien à voir avec de la chimie, je lui éclate cordialement sa tronche. Bon, symboliquement, parce que ce n’est pas vraiment le moment d’avoir des emmerdes avec la police. Ce qui est chiant, c’est que je comprends le problème dont il parle. Tous les scientifiques qui bossent durant des jours et des jours sur des équations et des formules finissent par ne plus voir les évidences. Ça m’est arrivé plus d’une fois. Heureusement, à New-York, je soumettais toujours mon travail à quelqu’un, qui jetait dessus un œil neuf, non perverti par un cheminement de pensée trop rôdé et qui pourrait forcer les résultats. Ici, je n’ai pas encore assez confiance en tous ceux qui évoluent autour de moi.

« Je pourrais y jeter un coup d’œil à l’université. Au labo… »

Pas ailleurs. En plus, si c’est professionnel, que ça reste dans un milieu professionnel, ça semble logique, non ? Par contre, je commence sérieusement à me demander pourquoi il fait autant de mystère. Ça doit être soit un gros canular, soit quelque chose d’important. Ça me ferait chier que ce soit lui le futur prix Nobel.

« Oh, même pas à un première année qui confond les molécules hydrophiles et amphiphiles ? »

Non parce que sérieux, j’ai des neuneus en élèves, ils sortent du high school, ils se prennent pour les rois du monde, font la fête et oublient que la chimie c’est du sérieux. Je n’aime pas les glandeurs. Ça se sent ? Sa dernière phrase parvient à faire un double-effet. Déjà, ça pique mo orgueil. Manque d’expérience ? Mais je l’emmerde, je suis une grande scientifique ! Je n’ai peut-être pas encore publié dans les meilleures revues, mais je suis une vraie chimiste efficace. Et bien sûr que je suis enthousiasme ! C’est une passion depuis que je suis toute petite. Manque d’expérience, j’lui en foutrai moi. Il verra que je suis bien meilleure que les autres.

« Je ne suis pas certaine de pouvoir vous aider si c’est un dossier aussi sérieux qu’il en a l’air. Mais si vraiment vous y tenez, je regarderai, et je connais la valeur du travail, pas de risque que je le clame sur tous les toits. »

Je ne l’aime pas en tant qu’homme, mais je ne ferai jamais un coup de pute à un collègue scientifique. Pas mon genre du tout.

« Je passerai vous voir demain à l’université. Visiblement c’est un dossier qui est trop secret pour qu’on en parle ici. Est-ce qu’il faut que je revoie un point particulier ? A part mes bases en génétique, j’entends bien. »

Et au moins la blouse et les lunettes de sécurité, ça bloquera son regard pervers.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Sam 16 Avr - 18:03

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Le généticien était prêt à se battre encore, oui, mais il n’y croyait plus de la même façon qu’avant, on aurait dit qu’un voile le séparait à nouveau du monde. Il avait beau grader ce petit sourire sur le visage, à la simple pensée qu’il puisse être un… Il se mit à déglutir Le tout c’était de savoir attendre. Ça piétinait depuis des mois. Il n’avait jamais été qu’un généticien qui rêvait, aidant l’état à trouver les différences dans l’ADN humain / Mutant et aujourd’hui il était peut-être passé de l’autre côté de la barrière. Il tapait souvent dans le mille mais au fond pour pas grand chose, des traces, des gênes, sans jamais se douter pour lui. Ils guettait, suivait des dossiers en pagaille et le voilà maintenant au même niveau que ses “clients”. Il avait regardé comme un mirage en train de se réduire, sans parvenir à comprendre ce qui se déroulait là, que cette vie qu’il avait vécu allait s’arrêter net. Bientôt il n’aurait plus rien. L'écossais secoua la tête.

« Pas même un première année, non. Je n'ai pas le temps de tout expliquer à un débutant. »

Declan semblait néanmoins calme, alors qu’en lui tourbillonnait des vents violents. Après des mois de stress e de faux pas guettant la moindre mutation physique ou mentale, ou redoutant la crise de nerf qui lui déclencherait un pouvoir, il avait soudainement l’air serein.
Ils étaient au milieu d’une sorte de chemin dont on ne voyait pas encore le bout. Face à lui une petite dune couverte d’herbes hautes qui se balançaient doucement. Il n’y avait pas un bruit, pas un chat, pas un seul passant, ni même le rire d’un enfant. Ils étaient tous les deux semblant êtres les seules âmes en vie à plusieurs kilomètres. Le généticien se pinça l’arête du nez en hochant la tête. Il sentait qu’il allait exploser s’il ne trouvait pas les réponses à ses questions. Le mur se rapprochait, il fallait se préparer au choc s’écraser ou bien le transpercer, pulvériser les briques et en sortir coûte que coûte. Étrangement… Ça lui rappela un dossier.

« Vraiment… Je vous veux sur le dossier. Sans la moindre ambiguïté si vous m’aidez sur ce dossier, j'appuierai votre candidature si vous voulez bosser pour l’état. »

Declan hocha la tête.

« Je vous fais confiance, c’est pour cela que je vous le demande. »

Le plus dur c’était de savoir si Declan voulait rire ou s’il était un brin sérieux avec une femme. La grande question que s’était posée sa mère durant toute l’adolescence de son fils. Declan improvisait pour le coup. Tel un funambule, il laissait parfois (très rarement) le hasard ou le temps décider si il ferait tomber, sous son charme, une jeune demoiselle. L'écossais jouait et défiait. Soudainement livide et tendu mais à la fois serein et sûr de lui. La réponse fut presque immédiate et tout aussi limpide :

« Parfait. »

Il s’accrocha cet air déterminé, un air têtu, obstiné malgré les sourires et les blagues douteuses. Declan était espiègle et à la fois vicelard, rancunier et sarcastique. Il trépignait presque qu’elle lui ait dit oui. Et après un silence comme un couperet final :

« A part la base je ne vois pas. Mais vous savez tout sur le bout des doigts, n’est ce pas ? »

Il l’interrogea en haussant les sourcils, demandant de façon muette si des questions demeuraient. Il balançant la tête de droite à gauche. Il fallait faire profil bas.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mar 19 Avr - 18:06

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our qu’il ne comprenne pas la plaisanterie sur les étudiants de première année et le sarcasme de ma proposition, c’est que ce dossier devait être sacrément sérieux. Par contre, je ne savais vraiment pas pourquoi c’est moi qu’il veut là-dessus, je suis une bonne chimiste, c’est très vrai, mais tout de même… Par contre, bosser pour l’Etat ce n’est pas trop mon délire vu qu’ils chassent les gens comme moi et représentent tout ce que je déteste, donc peu de chance que je lui demande de me recommander et… Minute… Comment est-ce qu’il peut me recommander au gouvernement ?

« Vous avez vos entrées dans les hautes sphères de l’Etat ? »

Il a bossé avec les militaires ou avec le Maire ? Ce n’est pas bon ça, pas bon du tout. Un généticien qui aurait ses entrées au gouvernement, ça ne peut vouloir dire qu’une seule chose. Et j’aime pas du tout cette option… Ils travaillent sur la mutation. Du coup, cette fois, il n'y a pas à tergiverser, il faut que je jette un œil à ce dossier, que je sache où ils en sont. Si tant est que ce soit bien là-dessus qu’il travaille et que je ne me fasse pas des idées comme j’en ai le secret.  Une confiance bien mal placée ai-je envie de dire, mais passons. J’accepte donc son offre. Demain, le temps de prendre toutes les précautions qui s’imposent.

« Ça tombe bien, je n’ai suivi qu’une unité d’introduction à la génétique. Mais je vais m’y replonger, mon truc c’est quand même bien plus les molécules et leurs réactions. »

Yep, Kennedy Blake, la pro de la molécule. Ça c’est un titre qui en jette. Enfin pro… ça fait un moment que je travaille pour moi-même sur l’émergence et l’utilisation des capacités, que j’observe les réactions moléculaires et neuronales, que je fais tout un tas d’expérience… sans trouver un schéma régulier. Ce qui m’agace profondément d’ailleurs. Mais il y aura d’autres petites choses que je devrais étudier aujourd’hui. Notamment le parcours de monsieur Fitzpatrick et ses liens avec le gouvernement.

« A quelle heure voulez-vous que je vous retrouve demain ? »

C’est que j’ai tout de même envie que cet entretien arrive à son terme. Au moins, même s’il affiche toujours son sourire qui a le don de me mettre mal à l’aise, il n’a plus ce regard pervers du début. Soit c’est un très bon acteur, soit il y a vraiment quelque chose avec ce « dossier ». Ce que je m’en veux d’être aussi curieuse… ce serait tellement plus simple si je m’en foutais. Mais si ça peut m’aider, et aider tout le monde…  J’aurais quand même apprécié d’avoir un indice, pour me préparer. Sur le terrain scientifique, j’aime bien arriver en territoire connu.

« Au cas où… à part une recommandation pour une candidature si je veux travailler pour l’Etat, si j’arrive à vous aider… est-ce que je pourrai avoir accès à du matériel de pointe ? »

J’ai besoin d’un neuroscanner… mais ça coute une réelle fortune, et je ne sais pas encore où on peut en trouver et qui il faut soudoyer. Alors ça ne coute rien de demander, au pire, ce sera un non, mais au moins j’aurais tenté le coup.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Jeu 9 Juin - 19:39

Kennedy R. Blake ∞ Declan Fitzpatrick
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A sa question, Declan ne répondit que par un léger sourire. Il n'allait pas tout lui dévoiler maintenant, mais il laissait place au doute... Un point pour lui. Haussant les sourcils, le jeune professeur commençait lentement à préparer le terrain, ranger mentalement le dossier pour ne pas lui livrer toutes les pièces du puzzle sans quoi il lui donnerait son nom et sa... Non il ne pouvait même pas le dire. Declan hocha la tête.

« C'est donc un oui. Parfait.  »

Il hocha de nouveau la tête avant de souffler :

« Et oui, je sais que c'est que votre truc les molécules. »

Declan hocha la tête.

« Je vous fais confiance, c’est pour cela que je vous le demande. »

Il avait besoin de son aide, trouver la solution à son problème, savoir comment le résoudre et surtout trouver le médicament qui lui enlèverait ses migraines, ses rêves étranges qui finissaient toujours par arriver. La résistance multi-médicamenteuse de sa mutation le rendait fou. Il avait beau eu essayer de prendre le problème sous tous les angles à l'instar de beaucoup d'infections comme la tuberculose, le paludisme ou encore les maladies nosocomiales, qui sont très résistantes aux antibiotiques. Declan s'était posé beaucoup de questions et c'est pourquoi son dernier recours était une simple étudiante qu'il avait essayer d'attirer dans un coin sombre pour finir son affaire qui n'avait pas grand chose avoir avec la science. Une erreur était survenue dans la reproduction conforme au cours de la réplication de son ADN ? Ou encore avait-il reçu des lésions diverses provoquées par des agents chimiques ou physiques ?

Toute fois cela avait introduit une modification dans son information génétique et c'était évidemment transmissible à sa descendance. C'était toutefois des événements isolés qui pouvait toucher au hasard n'importe quel gène, de n'importe quelle cellule, à n'importe quel moment. Un événement aléatoire grosso merdo. Ça lui était tombé dessus ou bien quelqu'un le piégait ? Était-il né comme ça ? Tant de questions sans réponse.

« Je suppose que les enzymes impliquées dans le mutagène représentent quelques unes des  cibles qu'il faudra atteindre. Il faudra notamment faire des tests des inhibiteurs in vitro sur enzyme et des tests in vivo sur bactéries. »L’Écossais marqua une pause puis reprit en secouant la main en l'air. « Mais c'est votre schmilblick. »

Il arqua un sourcil. Pressée la petite ! Dévoilant ses dents, Declan souffla :

« Neuf heures, cela me semble bien. »

Le barbu alla souffler un plan "café/drague" mais il fut coupé par la question de la belle brune. Fronçant légèrement les sourcils il marqua une pause, la jaugea avant de finalement répondre.

« Du matériel de pointe... Pourquoi donc ? »

Declan en avait peu-être trop dit ou pas assez mais ce qu'il espérait le plus c'est qu'elle ne sache pas que le patient... C'était lui.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Dim 19 Juin - 21:47

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C
omment peut-on faire confiance comme cela ? Il ne me connait pas, il n’a jamais vu que la façade. La jolie petite façade bien propre et bien travaillée. Celle de l’étudiante sérieuse, de la future scientifique. Mais il ne sait rien de Kennedy. Il ignore tout de mon vécu, de mes convictions, de ma nature. Je n’accorde pas ma confiance facilement. Loin de là. Je ne lui réponds donc pas. Je suis curieuse, ça, en revanche, c’est un défaut qu’il a bien percé à jour. Et lui, par contre, il ne sait pas ce qu’il convient de garder sous silence ou non.

« Vous étudiez un élément mutagène ? C’est en rapport avec ces légendes qui courent sur internet ? »

Sur internet et sur les ondes en général. La faute à qui ? Je suis bien placée pour le savoir. Une grosse source de désaccord d’ailleurs. Je n’étais pas et ne suis toujours pas convaincue du bien-fondé de révéler l’existence des mutants. Forcément que cela a intéressé des scientifiques comme monsieur Fitzpatrick. Mais étrangement, je ne l’imagine pas forcément en défenseur de notre cause. J’ai peur de ce qu’il pourrait trouver. Et surtout peur de ce qu’il fera de ses découvertes. Mais peut-être que je m’emballe. Dans la nature, il existe des tas de phénomènes mutagènes. Je peine à y croire cependant. Raison de plus pour m’approcher de ses recherches, pour voir précisément ce qu’il étudie et où il en est. Il faut que je sache si nous sommes encore plus en danger que nous le pensons ou non. Par contre, il faut que je redouble moi aussi de prudence.

« D’une part pour vos recherches, étant donné que vous ne me dites pas tout et que j’ignore leur ampleur. Mais aussi pour les miennes. Je poursuis ma thèse et j’ai besoin d’outils plus rapides et plus précis que ce que nous possédons à l’université. Et je vous avoue que les démarches administratives avec le nouveau système en place, c’est un vrai parcours du combattant. »

Et ce n’est pas un mensonge. Enfin, ce n’est pas totalement un mensonge. Parce qu’il est évident que l’intégralité de mes recherches ne figure pas sur le versant officiel de ma thèse, surtout tout ce qui touche à la mutation. Mais j’ai besoin d’un scanner moléculaire pour accélérer le mouvement, et pour l’instant, ce n’est pas à une petite doctorante qu’on autorise l’accès à ce matériel de pointe.

« Je suppose que les éléments à étudier seront déjà au laboratoire demain ? Que voulez-vous que je teste sur ces enzymes ? La façon dont elles réagissent à un élément mutagène ou ce qui est transformée en elles ? Comment le neutraliser ? Je veux commencer à réfléchir à un protocole d’expérimentation dès ce aujourd’hui. »

Et aussi en savoir plus, je le reconnais. Sans compter que parler de sciences est la seule façon pour moi de supporter cet homme.

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Ven 24 Juin - 14:50

Kennedy R. Blake ∞ Declan Fitzpatrick
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Declan hochant la tête et laissa glisser son regard sur son corps de rêve. Il avait envie d’en tâter de la molécule de la métis. D’une confidence à une autre, la discussion avait démarré assez vite et la voilà à tomber dans son piège. Ils ne parlaient ni de télé, ni de tous ces trucs vains qui accaparaient inutilement leurs vies. Ni une ni deux, il sortit son paquet de cigarette d’une de ses poches et en tira une cibiche. Au moins à l’extérieur, il n’avait pas à fumer à l’écart, planqués comme un repris de justice en cavale. Sortant son briquet il hocha la tête, il ne l’écoutait même pas. Son blabla ne l'intéressait pas vraiment sauf son langage corporel qui bien qu’elle se refusait à lui, Declan lisait clairement quelle voulait tâter de l’homme, du viril. Allumant sa clope, il repensa au prix que ça lui avait coûté. Depuis que les prix avaient augmenté il avait dû diminuer sa quantité de goudron qu’il pouvait inspirer. Les prix, les prix… Il n’avait que ce mot là en tête. Lui qui avait eu une vie si simple avant toutes ces histoires. Se mettant à songer à tout ce qu’il avait traversé ces derniers mois, il se sentait suffisamment bien pur y penser avec recul comme si cette histoire était celle d’un autre qu’il pouvait minutieusement étudier avec détachement. C’est alors qu’il sentit un regard insistant posé sur lui et la question qui flottait encore dans les airs. Declan haussa les sourcils et la regarda comme un air de poisson hors de l’eau.

« Heu… Une légende qui quoi ? »

Le professeur ricana. Prenant une bouffée de sa cigarette il inspira profondément. Mon dieu que ça faisait du bien. Ce que Declan adorait dans la vie ? Les clopes et le se… Il haussa les sourcils. Elle regardait ce qu’il y avait sur le net ? Soupirant il répondit :

« Je vais être franc, si je vous ai convié à cette étude c’est que je cherche simplement une vue d’ensemble neutre, pour évaluer froidement, histoire de me poser un instant pour dominer en toute impunité le champ de bataille. Vous voyez ? Ne croyez pas ce qu’il y a sur Internet cela faussera votre point de vu scientifique. Ne s’attacher qu’aux faits et ne pas croire à ce qu’on l’on écrit sur la toile. »

Declan n’aimait pas ça. Elle cachait quelque chose, mais bref… Il devait remettre ça à plus tard.

« Je n’ai pas à vous écrire tout ce qu’il y a dans le dossier. Ça devra rester confidentiel. Pour le reste les appareils ne sont pas destiné aux étudiants en thèse. Vous devez vous débrouiller avec les moyens du bord. » Il secoua la main. « Pour votre thèse, je ne peux rien faire. Le matériel a disposition est le seul auquel vous avez droit. »

Reprenant une bouffée, le jeune homme reprit en hochant la tête.

« Effectivement, tout est déjà en place et nous discuterons de cela demain. Je ne veux pas voir de brouillon de protocole ou autre ailleurs qu’au laboratoire. C’est encore une fois un dossier “secret” donc gardez vos pensées pour vous même. Je me suis bien fait comprendre ? »

Il avait repris son air de professeur et non plus du jeune homme qui voulait se faire son étudiante. Il agitait sa main tandis qu’il parlait.

« Je place toute ma confiance en vous. C’est beaucoup pour moi alors ne me faites pas regretter ce choix, mademoiselle Blake. »

Il tourna la tête et souffla la fumée. Se passant la langue sur les lèvres il détourna les yeux pour plonger son regard dans le sien.  

« Deal ? »

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MessageSujet: Re: Oh, won't you leave me now ?
   Mar 12 Juil - 10:53

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J
e ne comprendrai décidément jamais l’univers. Comment un cerveau aussi brillant peut-il être accompagné d’une telle… mentalité ? Et d’un corps qui pue le vice et la luxure à plein nez ? C’est vraiment à n’y rien comprendre.  Mais ce que je comprends en revanche c’est qu’il tente de noyer le poisson. Même s’il avoue à demi-mot. En réalité, je suis bien obligée de croire à ce qu’on raconte sur internet. Déjà parce que je suis une des mutants dont les geek se réjouissent sur le net, et surtout parce que c’est un peu une idée de mon compagnon et de l’autre fondateur de Banshee que de révéler notre existence… Mais cela, il n’est pas question de le dire à qui que ce soit. Quant au reste, merci, mais je suis scientifique, alors son baratin, je le connais sur le bout des doigts.

Je croise les bras, contrariée par sa réponse concernant le matériel de pointe. Saloperie, il va vraiment falloir que je trouve une solution. En tout cas, il est nécessaire que je voie où il en est. Parce qu’il a le potentiel pour trouver des trucs importants sur notre nature… mais avec sa mentalité, j’ai réellement peur de ce qu’il en ferait, surtout avec le degré de précaution dont il fait preuve à cet instant.

« Vous êtes très clair, monsieur Fitzpatrick, c’était pour rendre service. »

D’autant que je ne vis pas avec un chimiste, généticien ou neurologue. Bon, certes, on discute souvent ensemble parce que ça m’aide à décoincer certaines choses, mais je ne veux pas qu’il pense que je suis incapable de travailler par moi-même ou de comprendre la notion de secret. Du moins, pas avant d’en savoir plus. Quand je saurais exactement à quel point il en est et si nous sommes en danger, en revanche…

Ah, je déteste vraiment sa manie de se lécher la lèvre c’est… c’est juste dégueulasse. Je réprime mon envie de frissonner de dégout. J’ai vraiment le chic pour me fourrer dans les emmerdes. Le tout, c’est de se focaliser sur l’idée que demain je serai bien plus couverte que ça, avec en prime une belle blouse anti-glamour, et plein d’instruments à lui planter dans cœur ou alors où je pense s’il tente quoi que ce soit. Et sa façon de dire « deal », vraiment très très malsain.

« Ne vous en faites pas, le message est bien passé. Je serai là à neuf heures tapantes, sans protocole, simplement avec ma tête. Je suppose que nous pouvons retourner à nos occupations respectives ? »

Parce que vraiment, il a un don pour me mettre mal à l’aise. Dire que Ciaran n’est pas opposé à l’idée à ce que je couche avec lui. Il ne l’a jamais vu, c’est évident. Donc j’aimerais bien terminer mon jogging à présent et rentrer prendre une longue douche. Loin. Très loin. Et lui, s’il pouvait en faire de même, mais une douche glacée ce serait réellement l’idéal. Limerick est vraiment trop petite comme ville. A New-York, il y a assez de rues et de parcs pour éviter tous ceux qu’on veut esquiver. Ici, c’est nettement plus compliqué.

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