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 Absolute devotion to the mission

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MessageSujet: Absolute devotion to the mission
   Jeu 12 Mai - 22:09


❝ Siobhan & Faolán ❞Absolute devotion to the missionJ’étais tranquillement dans mon bain, avec un verre de vin quand le téléphone a sonné, m’arrachant un juron. On ne peut pas être peinard cinq minutes ? Une femme classique aurait laissé sonner le téléphone ou aurait prétendu être malade ou hyper occupée pour ne pas avoir à sortir. Sauf que ce sont rarement des amies qui m’appellent et que je ne suis pas comme toutes les autres. Mon petit orgueil qui plus est aime à me rappeler que c’est O’Rourke qui m’a choisie. Et si j’ai la chance de pouvoir refuser certaines missions, le fait de mariner dans mon bain ne fait pas partie des excuses acceptables. J’ai donc répondu et accepté. Evidemment que j’allais intervenir, il s’agissait encore d’un cas mutant. Faut croire qu’ils pullulent, c’est vraiment de la mauvaise herbe.

Je me suis séchée en vitesse, j’ai fini mon verre de vin sans le savourer, enfilé un jean, des bottes, mon haut, ma veste. Une queue de cheval rapide, mon sac sur l’épaule et j’ai pris mon bolide, seul et unique amour de ma vie. Tout ça pour prendre la direction de la banlieue. Aucune difficulté à gagner le check-point, et j’écoute le rapport audio qu’on m’a laissé sur le portable, pour lister dans ma tête ce que je dois faire. Aujourd’hui, je ne participe pas à l’arrestation, mais je dois m’assurer d’effacer les traces. Il s’agit d’un mutant, son pouvoir ne doit absolument pas être vu pour maintenir le doute chez le public. Parce que ça risque d’être en public. Le type recherché a été repéré au Troll’s Hole, un nightclub qui n’en a que le nom à dire vrai, depuis le couvre-feu, archi fréquenté par les étudiants. Un peu cheap à mon goût, mais franchement, qui n’a pas de goût douteux à vingt ans ?

Lorsque je me gare, l’armée est déjà déployée. Par moments j’ai l’impression que la discrétion est un concept qu’ils ne maitrisent absolument pas. Mais c’est bien pour moi, ça m’assure un job. En tout cas, ça ne va pas plaire cette histoire. Certains étaient déjà énervés après une arrestation à la fac il y a quelques semaines, alors avec ça en plus… Il va falloir la jouer serrer. Je m’approche à pas sûrs et totalement confiante de celui qui semble le meneur, entouré de quelques hommes. Dont un que je connais pour avoir déjà travaillé plus ou moins avec lui. Le sergent Cassidy, si j’ai bonne mémoire. Juste un signe de tête pour les saluer tous.

« La mission est-elle déjà en cours ? Dans tous les cas, je vous déconseille d’entrer en grande trombe dans le club. Les étudiants sont à fleur de peau ces temps-ci et si votre proie est aussi… dangereuse, il vaudrait mieux l’approcher discrètement ou l’isoler dans un coin très peu exposé. Les toilettes par exemple, ou la sortie arrière, réservée au personnel. »

Je me demande s’ils ont déjà quelqu’un à l’intérieur, pour servir d’appât, et que eux vont juste le cueillir ici. Attirer un étudiant un peu éméché, dans un recoin sombre d’un nightclub, ça peut s’avérer assez facile. Mais c’est primordial. Parce qu’il doit y avoir des centaines de téléphones portables là-dedans, et donc autant de risques que l’intervention soit filmée. En soi, ce n’est pas un problème. Ce qui le serait en revanche, ce serait que quelqu’un filme les capacités de ce type s’il les utilise contre les soldats. Et si c’est diffusé… avec Banshee à l’affût de la moindre info pour étayer leurs propos… Je fais glisser mon sac sur le côté, pour fouiller à l’intérieur.

« Je suppose que vous ne voudrez pas d’une vulgaire civile en scène, mais laissez-moi quand même entrer et utiliser ceci. C’est un brouilleur, ça mettra les téléphones hs pendant quelques minutes. Et il faut que je puisse voir d’où peut venir le danger. »

Je suis bien déterminée. Certains me connaissent, ils savent que même si j’ai des méthodes parfois douteuses, je suis efficace. Il ne restera aucune trace de l’arrestation du type ou de sa mutation s’il ne s’agit pas d’un bobard.

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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Mer 18 Mai - 11:43

- Sergent Cassidy. Vous aurez le feu vert à 2155.

Je hoche la tête face au capitaine. Puis quand il se barre, je me tourne vers mon unité pour leur donner quelques ordres. Préparation, mise en place, déroulement. Je veux que tout soit parfait. On a jamais raté une mission. Jamais. Et ça ne sera pas aujourd'hui que ça commencera. De plus, on en a vu des pires comme situation. J'avoue que s'attaquer à un mutant pour une capture en plein milieu d'une zone grouillante de civils et peut-être même d'autres mutants, ce n'est pas simple. Mais il faudra bien faire avec. En plus, il s'agit d'un gros morceau. Alors on va avoir besoin de nettoyeurs. Mais pas n'importe lesquels. Surement un de ceux qui sont haut placés, mieux que ceux de l'armée a formé... Enfin, j'dis ça, j'en sais rien au final. On verra sur place. En quelques minutes, on prend tout le matos dont on a besoin. Pistolets à plusieurs chambres, balles réelles, balles paralysantes, billes de caoutchouc, grenades aveuglantes et j'en passe... Bref, tout ce qu'il faut pour arrêter, retenir, capturer un mutant. Personne ne m'a informé des... pouvoirs de l'individu. Mais au final, on ne me dit que ce qui est nécessaire pour la mission. Même si, c'est vrai, ça pourrait être intéressant de connaitre ses compétences, pour ne pas le rater et le laisser filer entre nos pattes. Bah, on verra ça, quand on y sera, hein?

* * *

Je regarde ma montre. 21h53. On est derrière une boite de nuit. Probablement la seule du coin qui soit grosso modo potable. J'y vais rarement, je préfère les bars à la lumière tamisée, plus tranquille. Mais j'ai déjà attrapé une mutante ici, il n'y a pas si longtemps. On connait donc la disposition des lieux. Pour ce mutant, on sait où il sera. Il est parait-il, réglé comme une pendule, et à 21h58, il voudra passer aux chiottes juste avant de se barrer. C'est là qu'on le choppera. Le plan sur le capot de la voiture, j'indique notre itinéraire, alors qu'une femme s'approche de nous. Je la reconnais. C'est une nettoyeuse, spécialement nommée par O'Rourke lui-même. J'incline ma tête pour la saluer, tout en continuant d'établir notre parcours. Puis quand j'ai fini, c'est la demoiselle qui prend la parole. Je garde le silence, car techniquement, si j'ai des plusieurs supérieurs avant d'atteindre O'Rourke, elle est placée juste sous son commandement, ce qu'il fait qu'elle a bien plus de pouvoir que moi. Mais en ce qui concerne la mission, nous sommes sur la même longueur d'onde. Je hoche du chef une nouvelle fois.

- On aura le feu vert dans une minute. Il y a une trappe dans le toit des toilettes, deux hommes entreront par là, le reste par la porte de services qui donnent juste à côté. En tout cas, ce que j'apprécie également chez elle, c'est qu'elle connait sa place. L'armée et les civils ne font que rarement bon ménage et devancer les militaires est quelque chose de mal vu. Alors elle préfère rester en retrait, proposant simplement de jouer avec son petit gadget. J'aime pas les gadgets. Je préfère les bonnes vieilles armes. Les combats loyaux, équitable. Homme contre homme. Poing contre poing. Mais à nouveau, j'incline du chef. Ca pourrait nous être utile, en effet. Je lui tends une petite oreillette. Son habitude est d'aller aux toilettes à 21h58 très précises. Homme, caucasien, 1m80, les cheveux, parait-il, bleus. C'est tout ce qu'on sait de lui. Quand vous le verrez passer la porte, vous nous prévenez. Un regard à l'unité, à la montre. 21h55. Un regard au capitaine qui opine. C'est parti.

Et comme une armée de cafards silencieux, mes hommes et moi prenons la direction de la boite de nuit. Sans un mot le groupe se disperse prenant position, attendant le signal de la Nettoyeuse. Quand les téléphones seront coupés et que la cible entrera dans les chiottes, nous tomberons sur lui comme des tiques sur le dos d'un chien.
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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Ven 20 Mai - 23:10


❝ Siobhan & Faolán ❞Absolute devotion to the missionJe me retiens – assez difficilement je l’avoue – de sourire en l’entendant dire que le suspect a l’habitude de pisser à 21h58 précisément. Qui a envie de pisser tous les jours à la même heure ? Et le plus flippant… pourquoi et comment avaient-ils chronométré son pipi ? Hum, en fait, je crois que je préfère ne pas le savoir. Toujours est-il que leur plan est très risqué quand même. Il y a du monde, des étudiants déjà énervé par les arrestations récentes, probablement éméchés pour la plupart, et sur le point, en plus, de partir à cause du couvre-feu qui ne va pas tarder. Les militaires ont vraiment intérêt à faire très vite. Mais au moins, ils ne sont pas bornés et prêts à m’accepter sans que j’aie besoin de forcer le passage. Je hoche la tête pour lui faire signe que j’ai bien compris, même si des hommes de cette description, il y en a des tonnes.

J’installe l’oreillette que me file l’un des soldats, sur une fréquence autre que celle des téléphones, évidemment, et je me dirige vers le nightclub. J’ouvre mon décolleté, affiche mon sourire le plus aguicheur, afin de pouvoir entrer comme n’importe quel noctambule. Enfin noctambule… voilà bien un mot qui a perdu tout son sens à présent. Le videur me regarde étrangement, me signale que le club va bientôt fermé. Pour qui me prend-t-il ce con ? Comme si quelqu’un ignorait encore le couvre-feu. Je minaude, prétendant juste rejoindre mon copain. Ça me désole le genre de types comme ça, mais au moins, c’est pratique pour les missions.

Une fois à l’intérieur, il me faut quelques secondes pour m’habituer à l’éclairage ultra artificiel et à la musique assourdissante faisant trembler les murs à grands renforts de boum boums. Et ça gigote dans tous les sens en prétendant danser. Ça cherche juste à s’abrutir. Oui, je sais, regard de vieille, mais je suis passée par tout ça. Je laisse mon regard parcourir la foule, soutenir ceux insistants de certains homme. Je fends la foule, refuse quelques verres. Je suis en mission, en mission, c’est jus de fruits ou rien et ce n’est pas vraiment ce qu’on sert dans ce genre d’endroit. Sérieusement, des caucasien aux yeux bleus… il n’y a que ça ici… Un coup d’œil à ma montre… bon, Cassidy a parlé des toilettes à 21h58… autrement dit, notre proie doit être sur le chemin. Je prends donc la direction des pipi-rooms d’un pas décidé quand il me semble bien avoir repéré l’homme qui nous intéresse. Alors ce serait un mutant lui ? Saleté… Je le suis alors, jusqu’à l’entrée des toilettes, où je devine d’autres hommes. Hum… on ne peut pas prendre de risque, et je ne peux pas me permettre d’improviser dans un plan forgé par des militaires.

« Cible repérée. Laissez-moi quarante secondes à mon signal… Portables brouillés. Top. »

Quarante secondes pour faire sortir les pisseurs. J’entre donc fièrement, sourire en coin, dans les toilettes des hommes. Tous me dévisagent et m’adressent un regard différent : intrigué, amusé, lubrique…  Je secoue doucement la tête dans leur direction, leur faisant bien comprendre que ce ne serait pas pour eux. Certains comprennent et, s’en vont sans être vexé le moins du mode, pour d’autres par contre… Je m’approche de l’un et lui susurre à l’oreille un bobard bien graveleux, prétendant que je m’apprête à faire une sacrée surprise à mon copain… ça l’amuse et il dégage, imaginant certainement des trucs bien glauques. Désespérant… et l’autre qui pisse toujours, bien dans son monde… Et on dit merci à sa vessie de métronome.

« Je serais vous, je rangerais ça très vite… »

Parce que ça ne doit pas être agréable de se faire choper par les militaires quand on a la queue à l’air…

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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Lun 23 Mai - 15:49

Je regarde Mackenna. Oui, oui, je sais. Ca peut paraitre bizarre d'aller pisser à heure fixe, mais j'suis pas dans la tête d'un mutant moi. On m'a dit qu'il allait se vider la vessie à 21h58, je le crois et puis c'est tout. C'est pas mon boulot de penser autre chose ou de me demander pourquoi. Moi, je suis là pour obéir. Donc même si l'information peut paraitre bête et méchante, je la prends comme valeur sûre sans émettre de jugement dessus et puis c'est tout. Oh, elle peut rigoler, moi j'm'en fiche bien. C'est pas moi qui trouve les informations. J'exécute juste les ordres. Bref, pour en revenir au petit briefing, je redonne toutes les informations que l'on m'a donné et je mets en place tout le monde de mon unité. Chacun sait ce qu'il a à faire? Bien. C'est parti. La Nettoyeuse s'en va à la porte. Elle n'est pas en uniforme. En ce moment l'armée est mal vue. Pas mal de missions ont assez mal terminées, mais ce n'était pas les miennes. Je n'ai jamais foiré une mission. Du moins pas pour l'instant. De toutes manières, on ne compte pas passer par la porte. On entre, on capture, on repart. Personne ne doit nous voir, et le peu de personne qui nous verra, nous aura déjà oublié à peine la mission achevée.

« Cible repérée. Laissez-moi quarante secondes à mon signal… Portables brouillés. Top. »

Je regarde ma montre, me tenant juste derrière la porte de secours. Je lève la tête vers le toit des toilettes. Deux hommes se tiennent près à ouvrir la trappe. A peine aurais-je forcé ma porte qu'ils entreront sans un bruit et sans un mot. Je baise les yeux de nouveau sur ma montre. Encore 20 secondes. Je vérifie mon arme pour la énième fois. Ma montre. 10 secondes. Le soldat, juste à côté de moi tient un enfonce-porte. Ca ressemble à un gros poteau d'un mètre de long et de vingt centimètre de diamètre. Il y a deux anses et ça se termine par une plaque de métal. Parfait pour enfoncer les portes et faire sauter les verrous. L'heure. 5 secondes. Je baisse la visière de mon casque, ça évitera de nous retrouver ébloui par un flash quelconque. La montre. 2 secondes. J'incline la tête et l'homme enfonce la porte.

Un homme reste près de la porte, couvrant notre retraite. Un autre homme et moi fonçons vers la porte des chiottes alors que les deux hommes entrent dans les toilettes par la trappe. Une fois à l'intérieur de la pièce, prétendument masculine exclusive, je vois l'homme qui est en train de ranger son matos, devant notre Nettoyeuse envoyée à l'intérieur une minute plus tôt. Les unités comme la notre ne possèdent pas des armes typiques de l'armée. Certes, il me reste tout de même un pistolet dans son holster à ma cuisse, mais mon fusil a des balles d'utilisations diverses. Pourtant, c'est un taser que je sors en premier. Je lève l'arme et je tire. Je suis un très bon tireur, donc malgré le fait que Siobhan soit extrêmement proche, je suis certain de ma cible. L'arc électrique le frappe de plein fouet, pourtant, ça ne semble pas suffire pour le mettre K.O.. Un signe de tête à nouveau et mes hommes dégainent leur propre taser pour tirer sur notre cible aux cheveux bleus. La décharge est suffisamment puissante pour mettre un éléphant mâle hors jeu pendant plusieurs heures. Et le type chancelle avant de s'écrouler, luttant comme il peut contre le choc. Un de mes hommes se jette sur lui, le bâillonnant, deux autres s'occupent de le ligoter. On le remet vite sur pied. Bien, le but du jeu maintenant, c'est de sortir d'ici le plus discrètement possible. Et ça, c'est le boulot de la Nettoyeuse... Je hoche la tête. Maintenant c'est elle qui commande. Mon autorité s'arrête dès lors que l'homme est arrêté.
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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Jeu 26 Mai - 20:09


❝ Siobhan & Faolán ❞Absolute devotion to the missionLes militaires sont certes efficaces, mais pour la discrétion… ils ne sont pas encore totalement au point.  Bon, au moins, ils sont passés par la porte de secours et ont profité du bruit pour entrer. Mais décidément, la subtilité… Je les regarde, bien ferme sur mes deux jambes, les bras croisés. Alors que le pauvre type, lui, est à deux doigts de se pisser dessus. Surtout que Cassidy n’hésite pas à faire feu. Je ne bouge pas d’un pouce, bien que ça passe vraiment près de moi. Rigueur, je n’avais pas peur avec mon père, je n’ai pas peur aujourd’hui. En revanche, je sens la colère et l’appréhension quand le type… ne ressent rien ? En plus d’avoir des goûts douteux en matière de coloration, il est vraiment un mutant…

Cette fois je me recule, pour ne pas entraver les tirs – ni m’en mage un au passage, parce qu’un coup de taser, ce n’est pas franchement agréable, quoi que notre proie ici présente semble le laisser croire – mais aussi pour éviter au maximum le mutant. La première fois que j’ai eu un tête à tête avec l’un d’entre eux, j’ai fini mourir noyée… une longue histoire. En tout cas, je dois bien reconnaitre que je suis rassurée quand ils parviennent à le mettre hors d’état de nuire, parce qu’il a l’air particulièrement résistant, et ce n’est pas bon du tout. Je sors de mon sac des produits nettoyants, pour passer un coup vite fait sur l’urinoir, après avoir tiré la chasse. C’est le côté glamour du boulot, mais il ne faut laisser aucune trace de son passage, aucune particule d’ADN, rien du tout. Je regarde ma montre, nous n’avons pas beaucoup de temps avant que les téléphones de fonctionnent de nouveau. Donc il faut qu’on sorte avant.

Ceci étant ligoté comme ça, ça n’est pas l’idéal pour une sortie discrète, même si les fêtards qui ont noté que leurs portables ne répondent plus vont être concentrés sur leurs mobiles. Mais bon, à mon avis, une haie d’honneur nous attend de l’autre côté de la porte, vu que les types se sont imaginé tout un tas de trucs pas très catholiques. Et qu’en bons mâles bien virils et primaires, ils vont forcément vouloir se congratuler ou une connerie du genre. En gros, pas le choix, je dois être la seule avec lui à sortir de là.

« Repartez comme vous êtes venus. Je vais sortir avec lui, comme s’il était… stone. Il faudrait que l’un d’entre vous fasse le tour et me rejoigne à l’intérieur, comme si nous étions des amis et qu’on aidait notre cher schtroumpf à rentrer. On va profiter du couvre-feu. »

Parce que je doute de pouvoir porter tout son poids bien longtemps et que je n’apprécie pas du tout l’idée d’être en contact physique prolongé avec un mutant résistant à des charges de taser. J’espère surtout que l’un d’eux est bon acteur et qu’il saura jouer le fêtard amusé par la situation. Quant à moi, pas le choix. Je m’approche le plus possible de la porte, tandis que l’un des soldats m’aide à adopter la meilleure position possible afin de transporter mon poids mort. Il pèse une tonne mais je vais y arriver s’ils ne tardent pas trop. Je fais un signe de tête au soldat près de moi pour qu’il m’ouvre la porte. Et c’est parti pour le grand jeu. J’éclate de rire, en quittant les toilettes.

« T’es con franchement, t’aurais pu m’en laisser ! »

Je tangue, tant à cause du poids du type que pour donner l’effet de deux trentenaires complètement pétés. Et j’ai bien fait car je viens de voir du coin de l’œil l’un des types qui se trouvaient dans les chiottes quand je suis entrée, qui nous regardait d’un air lourd de sous-entendus… avec un sourire de pervers en prime. Je traine le mutant qui pèse vraiment trop lourd en priant pour qu’un des soldats se décide à venir m’aider. Par bonheur, l’annonce du couvre-feu résonne, la marée humaine va nous porter…

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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Ven 27 Mai - 10:55

Je n'ai pas de remord. Ca n'existe pas pour moi, ça, ce sentiment d'incertitude. Dans ma tête, il y a une mission, avec un objectif. C'est clair, simple, net et précis : "arrêter le mutant, le ramener au QG"... Y'a pas plus simple. Le plus difficile, c'est tout ce qui se passe entre l'objectif et la réalisation de cet objectif. Comment l'arrêter, comment le ramener. Et c'est là que les militaires s'effacent pour laisser la place aux Nettoyeurs. Nous avons atteint l'objectif, c'est à dire, la capture du mutant. Qu'il le soit ou non, d'ailleurs. Notre ordre était de chopper le type avec les cheveux bleus qui va pisser tous les soirs à 21h58 très exactement. Chose faite. De toutes manières, avec la décharge électrique que nous lui avons bazardé, le type aurait été humain, il serait mort sur le coup, son coeur n'aurait pas tenu. Lui, je sais pas ce qu'il est comme mutant, mais en tout cas, il résiste bien. Du coup, je suis certain qu'il s'agit d'un mutant. Donc notre objectif est atteint. Il ne reste plus qu'à le ramener, en vie de préférence.

« Il faudrait que l’un d’entre vous fasse le tour et me rejoigne à l’intérieur... »

Même s'il ne s'agit pas d'un ordre, je le prends comme tel et m'exécute immédiatement. Je laisse un seul soldat avec elle, le temps de pouvoir faire le tour et fais sortir tout le monde par la trappe. Plus discrète que la porte des toilettes. Je sors moi aussi et à peine mes pieds sur le sol, je retire tout le matériel qui pourrait faire penser à un militaire. Arme, gilet par balle, casque. Je reste en pantalon noir, rangers noires et t-shirt noir. Nan, j'ai pas l'air d'aller à un enterrement. De toutes manières, c'est la mode de porter des vêtements militaires, j'en ai vu dans la boite de nuit des petits cons avec des baggys camoufflage. Donc je ne vais pas choqué. Je prends le pas de course et fais rapidement le tour du propriétaire. Le couvre-feu s'annonce et alors que les vigiles vérifient que les sorties se passent bien, je rentre telle une fusée, me frayant un passage discret et rapide. Le gorille m'a vu, mais avec le flot de personnes sortant, il n'a pas pu m'arrêter. Je suis agile comme un chat et glissant comme une anguille, même en le rasant, il n'aurai pas pu m'arrêter. Je retourne près des toilettes en quelques secondes.

« T’es con franchement, t’aurais pu m’en laisser ! »

Elle parle à notre cible qui reste totalement abruti par la décharge des tasers. Les jeunes qui voulaient aller aux toilettes avant l'annonce du couvre-feu hésitent entre y aller quand même et pisser chez eux. Sans un mot, j'attrape le bras pendant du mutant pour le passer autour de mes épaules et prends sur moi la quasi totalité de son poids. C'est un réflexe. D'ordinaire, je l'aurai porté complètement, comme un gros sac à patates. Mais s'il faut passer inaperçu dans cette faune de pré-pubères, je dois jouer le jeu. Ce n'est pas mon fort et je préfère donc me concentrer sur le porté du... stroumphff comme elle l'a nommé, plutôt que de faire la comédie. Il me reste une arme, planquée sous mon t-shirt, dans mon dos. Je n'ai pas le droit de sortir sans, de toutes manières, question de sécurité.

- Allez parler au vigile pour détourner son attention quand je sortirais avec lui... s'il vous plait.

Je ne suis pas à l'aise en lui prononçant cet... ordre. Mais cela aurait été un de mes hommes, je n'aurai pas hésité. Sauf que la nettoyeuse m'est supérieure en cet instant, c'est là que ça coince un peu pour moi. Pourtant, sans son aide, je ne pourrais pas y arriver. Le type m'a surement vu entrer, donc sortir aussi rapidement avec quelqu'un au bras pourrait l'intriguer. Il faut donc qu'il ne me voit pas ressortir, cela vaudrait mieux.
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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Ven 3 Juin - 18:51


❝ Siobhan & Faolán ❞Absolute devotion to the missionÇa pèse son poids un homme KO, c’est bien ma veine ! Heureusement Cassidy arrive assez vite pour m’aider à le soutenir. Je lui fais un geste de la tête pour le remercier. Efficaces et précis, voilà pourquoi j’aime les militaires. Rigueur et méthode. Des maitres-mots que mon père m’avait jadis enseignés. On avance un peu, portés par la foule. Chaque pas nous rapproche du succès de la mission, à savoir attraper le mutant sans faire de vague. Mais le soldat me glisse quelque chose à l’oreille. Si tout se passait normalement, je n’aurais pas besoin de faire diversion à ce niveau-là. Peu importe, il faut donc que je lui laisse le champ libre. Ok, ça ne devrait pas être trop difficile. Je suis étonnée de la politesse du militaire, mais j’ai la décence de ne pas le lui faire remarquer. Peut-être est-ce dû au fait que je ne sois pas militaire, ou que je sois une femme, ou je ne sais quelle autre raison, mais qu’importe, je ne suis ici que comme soutien des militaires, alors je m’exécute, avec ou sans un « s’il vous plait ». Bon, d’accord, si le soldat était un pauvre con, je n’aurais pas été aussi conciliante, mais ce n’est pas le cas. Je hoche donc la tête avant de l’aider à bien répartir le poids du type aux gouts capillaires discutables.

La foule est encore dense à cette heure-ci, les gens veulent vraiment profiter de la moindre minute. Ça risque d’être un enfer sur les routes d’ailleurs, là encore il faudra réfléchir à notre départ. Mais chaque chose en son temps. Je me glisse à travers les corps et les haleines qui puent la sueur et l’alcool. Vraiment plus mon truc depuis longtemps tout ça. Bon, un plan… un plan… Je repère un type qui a une canette dans la main. Bien, faut parfois savoir donner de sa personne, alors j’accélère le pas, pour me faufiler derrière lui, glisser sur le côté et le percuter de façon à ce que sa canette se renverse sur moi.

« Putain mais c’est pas vrai ! Mais t’es sérieux là ! »

Je hausse volontairement le ton, pour capter l’attention du videur à deux pas devant nous. Grands gestes, grands cris, une belle attitude de pouffiasse. Je déteste en plus ce genre de nanas, ça n’aide pas du tout notre cause. Le type ne semble rien comprendre, mais il ne veut clairement pas perdre la face en public, alors il me fait face et commence à râler. Bien, nous attirons les regards, c’est exactement ce que je voulais. Personne n’aime les émeutes, à part les gens éméchés. Les videurs, eux, font tout pour éviter les bagarres. Attirer l’attention des autorités est la dernière chose à faire dans un pays dirigé par l’armée, qui n’autorise les clubs et bars que dans leur « mansuétude ». Les privilèges sont bien vite ôtés.

« Non j’me calmerai pas, ça ne sert à rien de jouer au gros dur juste pour te taper cette meuf. »

Et celle-ci a exactement la réaction que j’attendais en prenant ses airs de divas offusquée et en s’approchant de moi d’un air qui se veut menaçant … chaton, allons allons …

« Range tes griffes, c’est à ton copain que je parle et tu vaux bien plus que ce minable qui t’aura oublié après t’avoir sautée. »

Ouh, elle n’est pas contente du tout. Mais c’est bien, beaucoup trop facile à manipuler. Elle me pousse en mode diva et je fais exprès de percuter le videur, jetant un œil à Faolan pour estimer le temps durant lequel je devrais maintenir la mascarade. Dans le pire des cas, je me ferai « arrêter » et dans une heure, je serai de nouveau libre.  Et comme prévu, le videur se concentre totalement sur nous, se plaçant entre nous deux pour empêcher une bagarre nécessitant la venue des flics. Ou des militaires. Quelle ironie !

Quand je vois que le videur s’apprête à tourner la tête en direction de Cassidy et de son poids mort, je dois passer à l’offensive.

« Non mais oh ! Vous allez vraiment rien leur dire ! Ils cherchent la merde et c’est tout ? »

En braillant cela, j’ai attrapé l’avant-bras du gros baraqué. Certainement une mauvaise idée, mais si au moins le colis peut quitter le club, alors j’aurais réussi ma part du contrat.

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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Mer 13 Juil - 8:43

C'est trop suspect et l'Armée n'est pas bien vue en ce moment, donc vaut mieux faire profil bas. Déjà que c'est une chance d'avoir pu choper le type sans nous attirer la foule des danseurs, maintenant, faut arriver à extrader notre cible sans se faire prendre des videurs. Voilà pourquoi j'envoie la Nettoyeuse. Avec son joli minois et un décoleté qui n'a rien à envier aux autres si elle l'ouvrait un peu plus, j'suis certain qu'elle peut attirer l'attention des montagnes de muscles sans démonstration de force. Bref, elle prend de l'avance alors que je me retrouve avec l'électrocuté. Il pèse son poids mais j'en ai vu d'autre. Le seul soucis qui me pose vraiment problème, c'est qu'on avance pas vite pour sortir de là. Normalement j'ai le pas militaire, franc, rapide, direct. Là, j'suis obligé de piétiner à la vitesse d'un escargot remontant une pente savonneuse. Personne n'est pressé, sauf moi et la Nettoyeuse... J'entends sa voix qui pousse une gueulante d'ailleurs. C'est génial pour attirer l'attention, mais c'est aussi parfait pour que tout le monde autours s'arrête et regarde la scène. J'suis obligé de pousser deux trois personnes pour parvenir à me frayer un chemin vers l'extérieur. En passant touuuuut prêt du videur, je vérifie qu'elle n'est pas en train de se fighter ou quelque chose comme ça. Non, c'est simplement que des mots. Elle s'en ai prise à un couple qui semble fumer par les oreilles tellement ils sont tout rouge. Y'a encore de la mousse de bière sur sa poitrine. Je fronce les sourcils, elle se serait déjà bagarré avec eux? Le videur semble occupé par eux, c'est le moment de sortir avec le reste des habitués. Je passe la porte sans problème donc et comme tout le monde se sépare comme une bande de cafards qui investit une nouvelle maison, je file en direction du reste de mes hommes, à l'arrière du batiment.

- Tag him, bag him.

Comme on dit si bien : emballer, c'est peser. Mes soldats s'exécutent immédiatement, sans un mot. Mains et pieds enserrés dans un lien anti-retour en plastique, baillon sur la bouche, cagoule et taser fixé déjà sur lui et prêt à la décharge pour si jamais il bouge. Pendant qu'ils préparent la cible pour son transfert, je récupère mes armes. Un militaire sans arme, c'est un militaire tout nu et j'aime pas me sentir tout nu. Donc je reprends le tout avant de farfouiller un instant dans un coffre du fourgon. C'est à ce moment qu'arrive Mackenna. Je lui tends une serviette et un t-shirt militaire, rien de sexy, mais au moins si elle veut enlever cette odeur de bière pas fraiche, elle pourra.

- Merci. Sans vous, ça se serait passé surement différemment. En bien ou en mal. Vous leur avez cassé la tête pour qu'ils vous laissent sortir? Ouiii, ça m'arrive de faire un peu d'humour. Le colis va être transféré. D'ailleurs, le moteur du fourgon se met en marche. Les véhicules militaires sont généralement des grosses cylindrées qui font des bruits apocalyptiques, mais ceux-ci ont été améliorés et modifiés, le moteur du fourgon fait à peine plus de bruit qu'un véhicule roulant au gaz...
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MessageSujet: Re: Absolute devotion to the mission
   Lun 8 Aoû - 15:32


❝ Siobhan & Faolán ❞Absolute devotion to the mission« Ouais c’est ça ! Si allez voir si j’vous recroise un jour ! »

J’hurle encore un peu, histoire de parfaire le scandale. J’ai vu Cassidy sortir, du coin de l’œil, alors son paquetage humain. Logiquement, il n’y a plus de risque désormais. Je sors comme une princesse. La tête haute mais roulant des fesses comme toutes ces cruches qui trainent dans ce genre d’endroit. Il ne me manque plus qu’à mâchouiller un chewing-gum tout en entortillant une mèche de cheveux et le portrait serait complet. Une fois à l’extérieur et après m’être assurée d’être à l’abri des regards indiscrets, je pivote vers les militaires. Et Faolan me tend de quoi me changer. J’aurais supporté l’odeur et le caractère collant, mais je ne vais pas me plaindre.

« Merci. »

Sans gêne, j’ôte mon tee-shirt pour m’essayer un peu et enfiler celui qu’il me tend tout en l’écoutant. Je souris, les militaires qui tentent de plaisanter, c’est toujours quelque chose.

« Je suis très prise de tête comme fille, c’est vrai. Mais tout va bien, je ne risque pas d’être blacklistée. »

et la mission est accomplie. Je hoche la tête. Un mutant en moins dans les rues de Limerick, ce n’est pas plus mal.

« Vous l’accompagnez directement en zone B ou vous rentrez aux baraquements ? Il faut que j’aille faire mon rapport à votre chef, moi aussi. Vous savez ce que je regrette avec la loi martiale ? C’est qu’on ne puisse même pas se prendre une bière après une mission réussie. »

Je lui fais un pseudo salut militaire avec deux doigts. En espérant qu’il ait de l’humour, certains soldats sont très tatillons sur ce point. Il faut que je récupère ma voiture – hors de question de la laisser passer la nuit seule ici – et que je dépose mon rapport de mission. Il faudrait aussi dans les jours à venir que je neutralise tout ce qui pourrait être avis de disparition, dossier social, hospitalier etc. Enfin, m’assurer que ça a été fait, parce que je dégaine déjà mon téléphone, pour joindre l’un des hackers officiels.

« Tu vas recevoir un nom, comme d’habitude, dossier bancaire, universitaire, social, sanitaire. Eh oui je suis encore dehors, mais pas d’inquiétude, je suis entourée de militaires pour m’escorter. Bye ! »

Je sais que je peux avoir confiance. Les bons hackers sont malheureusement monnaie courante, mais les très bons et dignes de confiance, sont plus rares, il faut les chercher dans les équipes officielles. Ceci étant… En y repensant bien… Il y a un souci. Si des curieux voient depuis leurs fenêtres mes allées et venues jusqu’à la zone A et mon retour en pleine nuit à Newtown Pery, ça susciterait forcément des curiosités. Avec le couvre-feu, je suis coincée. Ma voiture… sérieusement…

« En fait, je crois qu’il faudrait qu’un de vous me ramène, de façon plus ou moins officielle. Si je vais en banlieue, je ne pourrai pas rentrer. »

Au mieux, ils me ramènent chez moi mais je ne sais pas comment ils feraient pour la discrétion. Au pire, je suis bonne pour passer la nuit sur un lit de fortune dans les baraquements. Je n’avais pas vraiment imaginé ma soirée de la sorte. On va se consoler en se disant qu’au moins, c’est pour la bonne cause.

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